28 août 2008
Découverte d'une statue de l'empereur Marc Aurèle
ARCHÉOLOGIE - TURQUIE
Mardi 26 août 2008
La tête et un bras d'une statue d'environ 4 mètres de haut de l'empereur romain Marc Aurèle ont été retrouvés par des archéologues belges et turcs en Turquie, sur un site où avait déjà été découvert celle d'Hadrien, un autre empereur.
Une équipe d'archéologues belges et turcs ont exhumé les restes d'une statue géante représentant l'empereur Marc Aurèle dans les thermes romains de Salagassos, l'actuel Aglasun (province de Burdur) dans l'ouest de la Turquie, a indiqué mardi à l'AFP un responsable local.
La découverte, qui date du mercredi 20 août, a permis de retrouver une tête à l'effigie de Marc Aurèle, haute d'environ 90 cm, de même que le bras droit tenant un globe dans la main, les deux en très bon état, a souligné le conservateur du musée de Burdur, Haciali Ekinci.
Selon les estimations la statue devait être haute de 4,5 mètres, a souligné le responsable.Les deux jambes de l'empereur, qui a régné de 161 à 180 après Jésus-Christ, ont également été exhumées par l'équipe dirigée par le professeur belge Marc Waelkens de l'Université catholique de Louvain, a-t-il souligné au téléphone.
Sagalassos, habitée jusqu'au septième siècle après Jésus Christ, a été détruite à cette époque-là par des tremblements de terre et s'est enfoncée ensuite dans l'oubli.
Le professeur Waelkens mène depuis 1985 des recherches dans cete ancienne cité riche en découvertes.
La même équipe d'archéologues avait déjà découvert sur ce site une autre statue colossale, celle de la tête, le tibia et un pied d'une statue de l'empereur Hadrien qui régna de 117 à 138 après Jésus-Christ, a ajouté M. Ekinci.
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source :
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Un peu d'histoire... en passant par wikipédia.
Marc Aurèle (26 avril 121 à Rome - 17 mars 180, probablement à Vindobona) était un empereur romain ainsi qu'un philosophe stoïcien.
Marcus Annius Verus (initialement Marcus Catilius Severus) prit, après son adoption par l'empereur
En tant qu'empereur, il se faisait appeler Caesar Marcus Aurelius Antoninus Augustus et régna de 161 à sa mort.
Marc Aurèle, « qui cultiva pendant toute sa vie la lecture, et l'emporta sur tous les empereurs par la pureté de ses mœurs,
était fils d'Annius Vérus, lequel mourut préteur ». (Julius Capitolinus, Histoire Auguste)
Son aïeul Annius Vérus, consul et préfet de Rome, fut agrégé aux
Son oncle paternel, Annius Libon, fut consul ;
sa tante Galérie Faustine porta le titre d'Auguste ;
sa mère Domitia Calvilla était fille de Calvisius Tullus, qui avait obtenu deux fois le consulat.
Son bisaïeul paternel, Annius Vérus, après avoir exercé la préture dans le municipe de Succube en Espagne, devint sénateur.
Son bisaïeul maternel, Catilius Sévère, fut deux fois consul et préfet de Rome.
Son aïeule paternelle était Rupilie Faustine, fille du consulaire Rupilius Bonus.
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Marc Aurèle naquit à Rome le six des calendes de mai (26 avril 121), dans les jardins du mont Célius, sous le second consulat de son aïeul et sous celui d'Augur, au sein d'une famille italienne qui vécut longtemps en Espagne.
Il fut élevé dans le même endroit où il naquit, et dans la maison de son aïeul Vérus, près du palais de Latéran. Il eut une sœur plus jeune que lui, et nommée Annia Cornificia.
Statue équestre de Marc-Aurèle, Rome
*À sa naissance, il porta d'abord le nom de son aïeul, et de son bisaïeul maternel Catilius Severus.
Mais, après la mort de son père, Hadrien le nomma Annius Verissimus; et lorsqu'il eut pris la toge virile, il fut, son père étant mort, élevé et adopté par son aïeul paternel, sous le nom de Marcus Annius Verus.
Après la mort de son père, alors qu'il n'a que trois ans, l'empereur
L'historien
Ce jugement est contesté parfois par certains historiens modernes
Cependant, cette opinion est vigoureusement contestée à la fois par le jugement des historiens antiques, quasi unanimes pour louer le personnage, et par la majorité des historiens actuels qui, sans nier les très nombreuses difficultés de son règne, admettent la grande rigueur morale du personnage.
Ses maîtres furent, pour la philosophie,
pour la littérature grecque, Sextus de Chéronée, petit-fils de Plutarque ;
pour les lettres latines et la rhétorique, Fronton, le plus fameux orateur de ce temps-là.
Il échangea avec ce dernier, une correspondance qui s'étendit de 139, époque où Marc-Aurèle devint son élève, à 166, année de la mort de Fronton.
Cette correspondance est intéressante car elle fournit de précieux détails sur la vie personnelle et familiale de Marc Aurèle et sur la cour d'Antonin. Elle révèle aussi la forte amitié qui lia les deux hommes, amitié parfois ternie par quelques brouilles comme en 146/147 quand Marc Aurèle se « convertit » à la philosophie.
Hérodien, dans son « Histoire romaine » (livre I) affirme que « de tous les princes qui ont pris la qualité de philosophe, lui seul l'a méritée ». Il ne la faisait pas consister seulement à connaître tous les sentiments et à savoir discourir de toutes choses, mais plutôt dans une pratique exacte et sévère de la vertu. Les sujets se faisant un honneur d'imiter leur prince, on ne vit jamais tant de philosophes que sous son règne.
L'historien
Faustine la Jeune
En 145, il épousa sa cousine germaine Annia Faustina (Faustine la Jeune), la fille d'Antonin, dont il aura de très nombreux enfants.
Les historiens antiques se sont plu à évoquer les nombreux adultères supposés de Faustine la Jeune mais il est certain que Marc Aurèle fut profondément affecté par le décès en 176 à Halala en Cappadoce de celle que les soldats appelaient affectueusement, du fait de sa présence aux côtés de son époux dans les campagnes militaires, Mater castrorum (la Mère des camps).
Ses qualités morales et l'excellence de l'éducation reçue le font remarquer par Hadrien, à qui il était apparenté, qui reconnaît en lui un successeur possible. Trop jeune en
Son règne fut marqué par la recrudescence des guerres sur tous les fronts : l'empereur philosophe, converti au stoïcisme, dû passer tout son règne à tenter de colmater toutes les brèches qui s'ouvrent dans les frontières d'un Empire immense et attaqué de toutes parts. L'année de son accession au trône les
Sur le plan intérieur, il accomplit une œuvre législative importante. Mais son règne se signale par des violences à l'égard de la religion chrétienne, qui connaît d'importantes persécutions. Ainsi en
Les deux empereurs célèbrent leur triomphe en
À peine la guerre contre les Parthes est-elle terminée qu'une nouvelle menace apparaît aux frontières. Les peuples barbares installés dans les régions danubiennes, les
En janvier 169 Lucius Verus meurt épuisé et malade et laisse ainsi Marc Aurèle comme seul empereur. Il faut plus de cinq années (169/175) à l'empereur pour venir à bout de cette menace. Il s'appuya alors sur des généraux compétents comme Claudius Pompeianus son gendre, ou encore Pertinax, le futur empereur.
C'est alors qu'une fausse rumeur — réelle ou prétexte ? — de la mort de Marc Aurèle conduit
Le
C'est lors d'une de ses campagnes sur le
*Commode. Jeune homme de 19 ans, il avait d'abord été associé comme César dès 166, puis comme Auguste en 177 : malgré les adoptions qui marquèrent l'histoire impériale de Nerva à Antonin, l'empire n'avait pas oublié l'hérédité du principe dynastique.
L'empire revenait alors à son fils
Marc Aurèle était un stoïcien, ses maîtres à penser furent tous des représentants du Portique : Épictète, Apollonius de Chalcédoine, Sextus de Chéronée.
De cet héritage, il fit une philosophie pratique de la vie qu'il exposa dans son unique ouvrage « Pensées pour moi-même ».
A travers les douze livres qui composent les pensées, plusieurs thèmes, souvent sous forme de maximes récurrentes. On a ainsi: Toutes les choses participent d'un Tout (qu'il nomme parfois L'Un, Dieu, Nature, Substance, Loi, Raison). Nous, les hommes, sommes des parties de ce Tout. Nous devons vivre selon la Nature, c'est-à-dire en suivant la Loi de la Nature et celle-ci procède de la
Cela veut dire aussi vivre en conformité avec la Nature de l'homme qui est raisonnable et sociable. Il faut tendre vers ce qui est utile et bien approprié à la communauté (Livre VII) Ce qui importe c'est le présent, ce n'est ni le futur, ni le passé qui te sont à charge, mais toujours le présent.
La mort fait partie de la Nature, car tout change, tout se transforme, tout, depuis l'éternité, semblablement se produit et se reproduira sous d'autres formes semblables à l'infini (Livre IX).
Apports philosophiques :
"Réfléchis souvent à l'enchaînement de toutes choses dans le monde et à leurs rapports réciproques, elles sont pourrait-on dire entrelacées les unes aux autres et, partant, ont les unes pour les autres une mutuelle amitié, et cela en vertu de la connexion qui l'entraîne et de l'unité de la matière" écrit Marc-Aurèle dans Pensées pour moi-même (VI, 38). Il semble que l'empereur philosophe avait déjà saisi de manière plus conceptuelle que physique ce que Einstein démontrera bien plus tard : "Toutes forces, tout mouvement, toutes dimensions, toutes caractéristiques matérielles sont relatives et participent à une unité : l'univers."
stoïcisme abouti". Qu'entendons nous par là ? Nous signifions que l'empereur avait suffisamment intégré l'enseignement d'Epictète, Sénèque et Zénon pour prolonger avec adresse la connaissance de cette maîtrise des passions que formule l'enseignement du stoïcisme. Marc-Aurèle s'inscrit dans un "
La reconnaissance de l'harmonie du
C'est à cette
Marc-Aurèle aura toujours à cœur de reconnaître au sein de la complexité des relations humaines et des formations même physiques ce que l'homme peut apporter en termes d'équilibre autant pour lui-même que pour le monde. La conduite s'inscrit donc dans une dynamique qui dépasse l'être humain afin de se lier plus étroitement à l'harmonie d'un seul et même monde : "Toutes choses sont liées entre elles et d'un nœud sacré, et il n'y a presque rien qui n'ait ses relations. Tous les êtres sont coordonnés ensemble, tous concourent à l'harmonie du même monde" L'entendement de l'empereur philosophe vient donc promettre un certain accord entre ce qu'il nomme "le génie (ou démon) intérieur", la possibilité d'appréhender la nature par la création, et ce que la nature à son tour crée et détermine. De cette relation naît une certaine sagesse et manière de vivre, une idée de ce que peut apporter l'univers à l'individu comme ce que l'individu peut apporter à l'univers : "Souviens-toi de la matière universelle dont tu es une si mince partie; de la durée sans fin dont il t'a été assigné un moment si court, et comme un point; enfin de la destinée dont tu es une part et quelle part !". L'empereur philosophe confronte ses obligations politiques avec les valeurs que ses maîtres stoïciens lui ont enseignées, mais aussi avec d'autres références : l'apport philosophique de
Loin d'être simple à mettre en pratique, cette interrogation souligne le souci d'un empereur qui, détenant le pouvoir suprême, continue à s'interroger sur ses propres motivations et intentions plus enfouies. C'est une leçon que, sans aucun doute, beaucoup d'hommes politiques devraient méditer à l'heure actuelle. Le fait de s'arrêter de polémiquer pour se demander si ce que l'on essaie de créer relève d'une certaine 'bonté' et d'un désir d'aider ou d'une ambition toute personnelle implique l'homme politique à se recentrer et marquer un temps nécessaire dans sa prise de décision.
Marc Aurèle souligne tout au long de ses écrits les plus hautes valeurs de l'être humain :
La précarité de l'existence humaine, la fugacité du temps, de la mémoire, qui engloutit tous les hommes, grands ou petits, dans l'oubli et la mort; la petitesse de l'homme et de la terre dans l'infini de l'univers : tels sont les grands thèmes de la philosophie de Marc Aurèle. Cette insistance si moderne n'a rien de tragique car l'homme a sa place dans cet univers où chaque être est situé de façon ordonnée.
Par son "génie intérieur", son esprit raisonnable (il ne s'agit pas encore de rationalité), l'homme participe de ce cosmos divin. Il comprend son éternelle transformation. Cette vision élimine donc la peur de la mort qui n'est pas anéantissement mais changement, renouvellement de l'univers. Il faut donc accepter sereinement cet événement naturel. Le but de l'homme est alors de vivre dignement le présent, de jouer son rôle qui est d'être utile au bien commun, car tous les hommes sont liés à la nature : "Que l'avenir ne te trouble pas car tu viendras à lui, quand il le faudra, avec la même raison que tu utilises pour les choses présentes".
Marc-Aurèle manifeste un sens très haut de sa responsabilité dans l'
Prendre part à l'équilibre naturel en faisant de sa pensée un moyen pour être en harmonie avec le monde participe à notre propre équilibre. "La vision du Tout" va même au delà de cette conception de l'équilibre, elle place l'individu dans un rapport complexe avec l'ensemble de l'univers et l'oblige à penser la multiplicité des relations entre un homme et "la totalité de l'existence" (ce qui implique toute vie mais aussi toute durée). C'est pourquoi le destin ne nous est pas si étranger. Certes, il peut parfois nous dominer mais il n'existe pas sans ses "acteurs" et les hommes en font partie.
Cette vision du tout élimine les fausses représentations, les passions (au sens de la souffrance), en particulier l'ambition, l'orgueil, la colère, et nous amène à être modestes, justes et bienveillants envers chaque homme, notre égal en tant qu'être raisonnable et sociable, qu'il faut écouter en "entrant dans son âme". L'homme qui suit la raison en tout est "tranquille et décidé à la fois, radieux et en même temps consistant". En ce sens, l'empereur était un précurseur du siècle des Lumières spécifiant (comme
La raison humaine qui est donc "génie intérieur" de l'homme devient cette parcelle de la finalité universelle divine qui est providence et à laquelle l'homme doit agréer car il est, nous l'avons compris, comme une partie dans un tout particulièrement significatif. L'originalité et la modernité de la pensée de Marc-Aurèle réside également dans la distinction radicale et déjà "
Marc-Aurèle se considère comme un "progressant", c'est-à-dire comme celui qui progresse peu à peu sur le chemin de l'ordre universel en vivant justement selon la nature, mais aussi celui qui détient son directeur de conscience toujours confronté à la dure réalité des évènements. Par conséquent, l'exigence stoïcienne face aux décisions que l'homme doit prendre va en progressant et ne saurait atteindre totalement la perfection mais seulement une certaine sérénité : l'
Ainsi le bonheur est possible dans ce qui rend la nature contente d'elle-même et il ne dépend d'aucun bien extérieur mais d'un état d'esprit où l'individu se sent sensiblement capable d'être en paix avec lui-même et avec le monde. De là, il faut suivre son "génie intérieur" et ne considérer comme bien et mal que ce qui dépend de nous car, en réalité, l'on ne peut juger véritablement et avec justice que sa propre conduite. Ce souci éthique d'une "morale individuelle désirée" et naturellement articulée à la collectivité semble être l'apport majeur de la philosophie de Marc-Aurèle. Il est également central de rappeler l'importance d'une notion chère à l'empereur: l'harmonie, la potentialité d'adjoindre aux manifestations incertaines de l'existence individuelle ou collective, un équilibre menant à une part relative de stabilité, elle-même nous laissant la possibilité de comprendre la nature et de réfléchir sur notre conduite. Si le philosophe
Nombre de philosophes ont été et sont encore influencés par la vision très moderne et à la fois antique de Marc-Aurèle et beaucoup ont vu en lui un apport pragmatique et avant tout une justesse dans l'affirmation et l'action, c'est-à-dire dans les deux manières de décider et de garder sa détermination. La philosophie de Marc-Aurèle n'est pas un système, et si elle n'est pas très complexe, elle demeure cependant fondamentale pour toute construction éthique.
grands actes politiques :
Entre 175 et 176 après J.-C., l'empereur fait un voyage à Athènes et devient protecteur de la philosophie.
Marc Aurèle donne un traitement fixe aux
L'empereur, soucieux des questions de santé publique, fait au mieux pour empêcher la terrible progression de la peste. Également concerné par les problèmes que pose l'exclusion et l'indigence, il fonde plusieurs établissements éducatifs pour 5000 jeunes filles pauvres et annule les dettes envers le trésor impérial mais renforce sa
Pour avoir favorisé le développement de la philosophie, il ne supporte pas « le fanatisme des chrétiens » et ne peut tolérer leur « fétichisme » pour le Christ. Il les persécute, jugeant qu'ils sont une menace pour l'unité, voire la cohésion de l'Empire. Selon Marc Aurèle, le christianisme se sert des passions pour installer une morale sans lien avec la nature mais surtout aucunement réfléchie.
Malgré sa modestie et sa soif de réflexion, Marc Aurèle sera obligé de guerroyer à travers tout l'empire et ne connut que quatre ans de paix sur vingt-cinq. Il dut plusieurs fois repousser les envahisseurs et mourut à Vindobona (Vienne, Autriche) après être tombé malade lors d'un combat sur le Danube.
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