24 octobre 2008
Manger sans plaisir: une clé pour comprendre l'obésité?
Ce qui fait du bien ne peut pas faire de mal: dans une étude surprenante, la première de ce type, des scientifiques américains soulignent que l'obésité toucherait les gens qui mangent sans plaisir, alors que ceux qui se régalent seraient protégés.
Parce que lorsqu'une femme boit un milk-shake, par exemple, et que le plaisir qu'elle en tire est insuffisant, elle compense en mangeant plus qu'une autre qui le savourerait.
En témoigne la lecture de scanners cérébraux (IRM), par des scientifiques américains dont les travaux sont publiés dans le dernier numéro du journal "Science".
"Plus le goût du milk-shake est émoussé, plus vous risquez de prendre du poids", résume le Dr Eric Stice (Institut de recherche de l'Oregon), qui a mené le travail.
Une alimentation équilibrée et de l'exercice physique sont les principaux facteurs de protection contre le surpoids.
Mais les scientifiques savent depuis longtemps que la génétique tient une place importante dans la survenue d'une obésité, et que le grand coupable est sans doute la dopamine, un médiateur cérébral qui représente la clé de la sensation de plaisir.Manger stimule temporairement le taux de dopamine.
Des scanners cérébraux suggèrent que les obèses auraient moins de récepteurs cérébraux dopaminergiques que les personnes minces.
Et une variante génétique particulière, la Taq1A1, serait corrélée à moins de récepteurs dopaminergiques."
Cet article nous fait franchir une étape", a déclaré le Dr Nora Volkow, des Instituts nationaux de santé américains (NIH), spécialiste de la dopamine, qui étudie depuis longtemps son lien avec l'obésité."Ce travail montre que le gène est associé à une plus grande vulnérabilité à l'obésité et pose la question du pourquoi. Comment le cerveau fonctionne-t-il pour rendre un individu plus enclin à la compulsion alimentaire et à l'obésité?", ajoute la spécialiste.
Pour arriver à cette observation, l'équipe de Stice a d'abord cherché à étudier les réactions immédiates du cerveau face à la nourriture: bouger à l'intérieur d'un appareil à IRM fausse les mesures, ce qui excluait la possibilité de faire boire leur milk-shake aux femmes pendant l'examen radiologique.
Dana Smalll, spécialiste de neurosciences, a résolu ce problème grâce à l'utilisation d'une seringue spéciale délivrant directement dans la bouche une petite quantité de milk-shake ou bien une solution neutre, permettant de pratiquer l'examen sans que les participantes ne bougent.Les chercheurs ont ensuite recruté des volontaires: 43 étudiantes âgées de 18 à 22 ans, et 33 adolescentes de 14 à 18 ans.
Selon le calcul des indices de masse corporelle, les jeunes filles étaient de très minces à obèses.
Les scanners cérébraux montraient qu'une région clé, le striatum dorsal, le centre du plaisir très riche en dopamine, devenait actif au moment où les cobayes goûtaient au milk-shake, mais pas quand elles goûtaient au liquide neutre.
Pourtant, cette région du cerveau était beaucoup moins active chez les personnes en surpoids que chez les minces et ceux qui possèdent cette variante génétique A1, soulignent les chercheurs.
De plus, les femmes qui possédaient cette version du gène étaient plus susceptibles de grossir dans l'année.
Il s'agit d'une petite étude avec peu de porteurs de gènes et elle doit être vérifiée, a déclaré Volkow.Toutefois, elle pourrait avoir d'importantes implications.
Volkow, qui dirige l'Institut national d'abus de drogues, souligne que "la dopamine ne sert pas qu'au plaisir". Elle joue aussi un rôle dans le conditionnement -les taux de dopamine affectent l'addiction aux drogues- et dans la capacité de contrôle de l'impulsivité.
Elle se demande si, au lieu de prouver qu'elles dévorent pour compenser le manque de plaisir, ce qui est la conclusion de Stice, l'étude ne montrerait pas en fait que les personnes présentant un défaut de fonctionnement de la dopamine mangent en réalité parce qu'elles sont impulsives.
Quoiqu'il en soit, au niveau des papilles, la plupart des personnes testées trouvent le milk-shake savoureux... C'est la réaction cérébrale qui est subconsciente.
Si les médecins peuvent déterminer qui possède le gène à risque, alors les enfants en particulier pourraient être orientés "vers des sports ou autres qui leur procurent satisfaction et plaisir et de la dopamine, mais qui ne soit pas de la nourriture... et à ne pas habituer leur cerveau à de la mauvaise nourriture", a déclaré Stice, un psychologue clinicienne qui étudie depuis longtemps l'obésité.
http://www1.alliancefr.com/manger-sans-plaisir-une-cle-pour-comprendre-l-obesite-news0,106,5080.html
18 juillet 2008
Déguster, voilà le secret !
http://www.gros.org/accueil/index.php
• Le rôle de la dégustation dans la régulation alimentaire
• Respecter un triple équilibre grâce au goût
• Pourquoi déguster est parfois difficile
• Petits trucs pour manger moins avec plus de plaisir
• Le goût, les 5 sens et leur rôle dans la dégustation
• Choisir le bon aliment pour soi : utiliser sa gourmandise
Le rôle de la dégustation dans la régulation alimentaire
Obéir à des principes diététiques, manger selon des règles rigides, conduit à ne pas manger ce vers quoi nous portent spontanément nos goûts, mais ce qu’on nous a dit de choisir pour notre ligne et notre santé.
Quand il s'agit de maigrir, manger ainsi s'appelle la restriction cognitive. les régimes amaigrissants permettent une perte de poids temporaire chez environ 75% des personnes, mais une très forte majorité (75 à 95 % selon les études) reprennent le poids perdu ou plus, après 3 à 5 ans.
Perdre du poids ou éviter de prendre des kilos superflus est possible, dès lors qu’on mange en se laissant guider par ses sensations alimentaires de faim et de rassasiement, par ses appétences pour un aliment ou un autre.
Pour y parvenir, certaines conditions sont toutefois nécessaires: il convient de manger dans de bonnes conditions matérielles (avoir suffisamment de temps, pouvoir consacrer toute son attention à l’acte alimentaire) et dans de bonnes conditions psychologiques (ne pas être en situation de stress, avoir progressé sur le plan psychologique).
Il est aussi nécessaire d’accorder à ce qu’on mange l’attention que les aliments méritent: la dégustation attentive s’avère être, de ce point de vue, un outil précieux, et même fondamental.
Surpoids et obésité
Définition rapide
Aujourd'hui, la définition de l'obésité repose entre autres sur le calcul de l'Indice de Masse Corporelle. Pour évaluer son poids, d'autres indices simples existent comme la mesure de votre tour de taille. |
17 juillet 2008
obésité en France
L'obésité en France : +17% en trois ans !
L'obésité en France ne cesse d'augmenter. Avec 4,2 millions d'obèses en 2000, soit 655.000 personnes de plus qu'en 1997, l'obésité s'est accrue de 17% en 3 ans, quel que soit le sexe, l'âge ou la catégorie socioprofessionnelle !
Ces chiffres alarmants proviennent de l’étude ObEpi 2000 menée entre avril et mai 2000 auprès de 27.000 adultes français représentatifs de la population générale.
Les données ayant été comparées à celles obtenues lors de l’étude précédente en 1997, on constate que la forte progression du surpoids et de l’obésité s’est réalisée sur un laps de temps très court.
Les Français ont grossit de 0,8kg en moyenne en trois ans ! La proportion de sujets présentant un surpoids ou une obésité est passée de 37% à 39%, soit actuellement 17 millions de Français ! Parmi eux, on dénombre 4,2 millions d’obèses contre 3,6 millions en 1997, soit une progression de 17%.
Ainsi, entre 1997 et 2000, 655.000 personnes sont devenues obèses, dont 20.000 présentent une obésité morbide. Excepté les jeunes hommes de 15 à 24 ans, cette progression touche toutes les tranches d’âge.
Par ailleurs, les femmes sont plus touchées que les hommes, surtout à partir de 45 ans. Les retraités constituent la catégorie la plus à risque, pouvant être expliquée par l’âge et l’inactivité.
Conséquences : des risques pathologiques accrus
Les Français ont pris en moyenne 1,6cm de tour de taille, indiquant une accumulation croissante de tissu adipeux, facteur de risque de diabète et de maladies cardiovasculaires.
Ainsi, un quart de la population présente une surcharge pondérale à risque.
Près de 30% des obèses sont hypertendus, 20% ont un excès de cholestérol et 8% sont diabétiques. Ces chiffres se rapprochent fortement de ceux retrouvés dans les études nord-américaines …





