19 novembre 2009
notes de lecture pour livre en cours
Sélectionnée pour lire Le jour de votre nom de Olivier Sebban, je viens tout juste de le commencer... pour le moment quelques notes pour le compte-rendu... et me remettre en mémoire le contexte.
Contraint à l'exil suite à un guet-apens tendu par son beau-père, Alvaro Diaz quitte l'Espagne fasciste pour la France, abandonnant son épouse et ses deux enfants. Il emporte avec lui un carnet écrit par sa soeur Esther, où il apprend que son père, mort au début de la guerre d'Espagne en héros, a vécu sous un faux nom et l'a transmis à ses descendants.
Hanté par cette révélation, Alvaro traverse à pied les Pyrénées, seul, sans vivres ni argent. Malade et épuisé, il est arrêté à la frontière française et interné au camp de concentration de Gurs. Il y passe dix mois dans des conditions effroyables, sous la coupe du lieutenant Davers et du sadique Buisart, le directeur du camp.
Gars, c'est aussi le lieu des révélations tragiques Alvaro y retrouve Paco, un ami qui lui apprend la mort de son fils Victor. Avec Paco et un autre détenu. Alvaro parvient finalement à s'évader. Tous trois sont recueillis près de Toulouse par un prêtre qui leur propose de rejoindre un réseau de résistance.
Alvaro aide ainsi des enfants juifs à passer en Espagne sous de fausses identités. Sabotages, guérilla contre l'occupant... il est à la fois témoin et acteur d'opérations héroïques et de plus en plus désespérées.
A travers l'odyssée tragique d'Alvaro Diaz, l'auteur excelle à nous montrer des scènes fortes, qui témoignent d'une maîtrise et d'un sens du romanesque impressionnants. La trame historique, riche et passionnante, ouvre aussi à une réflexion très personnelle sur la trahison, l'exil et le secret.
Biographie de l'auteur : Olivier Sebban a 38 ans. Le Jour de votre Nom est son deuxième roman.
Le camp "nationaliste" se fédéra par l'union des conservateurs, des monarchistes et des phalanges nationalistes de José Antonio Primo de Rivera, plus proche du fascisme. Ces sensibilités politiques divisées aux élections du 16 février 1936 se rejoignirent pour s'opposer au Front Populaire (Frente Popular). Ils se dénommaient eux-mêmes nacionales (« nationaux »), tandis que leurs opposants les appelaient fascistas (fascistes) ou facciosos (« factieux ») ; quand le général Franco prit leur tête, on se mit à les désigner également sous le nom de « franquistes ».
Le camp républicain se composait quant à lui de différentes forces unies contre le front nationaliste. De nombreux militants, issus de tendances diverses (républicains laïcs et plutôt socialement conservateurs, anarchistes, communistes, socialistes, etc.), surnommés rojos (les « rouges ») par leurs ennemis, s'engagèrent aux côtés des forces armées loyales envers la République espagnole, certains pour défendre la démocratie parlementaire et d'autres pour tenter de constituer des formes alternatives de gouvernement.
Violences et exécutions
En zone nationaliste
Les militaires fidèles au gouvernement sont les premières victimes partout où les rebelles prennent le pouvoir (hors de tout combat). Il s'ensuit le massacre des militants et sympathisants des syndicats et organisations de gauche à partir de listes établies à l'avance. Au fur et à mesure de la progression des troupes rebelles et de la prise des villes et villages au tout début de la guerre, les militants et sympathisants de la République sont systématiquement arrêtés, emprisonnés ou fusillés. Ce seront ainsi des dizaines de milliers de victimes qui seront exécutées sommairement [13].
Image d'une pièce de monnaie de 25 centimes datant de 1937 frappée par la faction nationaliste.Un des plus grands massacres collectifs a lieu les 14 et 15 août 1936 à Badajoz, en Extremadure, où de nombreux miliciens désarmés sont sommairement fusillés, lorsque les nationalistes, principalement des unités de la Légion, s'emparent de la ville. Ce massacre a été révélé pour la première fois par deux journalistes français et un journaliste portugais. Le bilan est à l'époque évalué à 2 000 victimes, mais il est, selon Hugh Thomas, plus proche de 200 [14].
Au Pays Basque, la répression frappe notamment le clergé catholique qui avait maintenu la présence de l'Église en territoire républicain alors que la hiérarchie avait choisi le camp nationaliste. Le 27 octobre 1936, 16 prêtres sont fusillés, d'autres sont emprisonnés ou expulsés de la région [15].
La fin de la guerre n'a pas signifié pour autant le retour à la paix. Les exécutions se poursuivront au cours des années suivantes, manifestant la soif de vengeance des vainqueurs caractérisant le régime dictatorial pendant de longues années et la misère et la terreur pour les vaincus [16]. Les lettres de dénonciation sont tellement nombreuses que la prescription des délits politiques non dénoncés est ramenée de quinze à deux ans dès janvier 1940 [17].
En zone républicaine
Les massacres des opposants commencent dès le début de la rébellion. L'appartenance sociale ou politique suffit la plupart du temps dans l'acte d'accusation pour justifier une exécution[18]. Ce fut le cas par exemple pour les officiers de la garnison de Lérida, les officiers de la base navale de Minorque et ceux de Carthagène. Ce fut aussi le cas pour les députés de droite pourchassés en zone républicaine et dont 24 sont exécutés.
Les prêtres et les religieuses sont parmi les autres principales victimes de ces massacres, notamment en Catalogne. Selon les études consacrées à la fureur qui a saisi l'Espagne en 1936[19], plus de 7 000 religieux dont 13 évêques, 4 184 prêtres, 2 365 moines et 283 religieuses ont été assassinés durant cette période[20]. Soit 88 % du clergé dans le seul diocèse de Barbastro (Aragon), dont l'évêque, Mgr Asensio Barroso, émasculé vivant avant d'être assassiné le 9 août 1936. Neuf diocèses perdirent ainsi plus de la moitié de leur clergé, la seule appartenance à ce dernier étant justiciable d'une exécution sommaire. Ceux qui ont pu y échapper se trouvaient en zone nationaliste, ou avaient pu fuir, se cacher ou bénéficier de protections. À ces tueries s'ajoutèrent les incendies d'églises et de couvents, les profanations d'autels et de sépultures[21]. En septembre 1936, devant des réfugiés espagnols, le pape Pie XI dénonçait ce qu'il désignait comme une « haine de Dieu satanique professée par les républicains ».
À partir du 23 août, des tribunaux populaires donnent un formalisme juridique aux exécutions. Des commissions d'épuration sont mises en place afin de recenser les suspects à partir de leurs antécédents sociopolitiques. En Asturies par exemple, elles dressent les listes des sympathisants des partis de droite dont les « plus chanceux » sont victimes d'expropriation[22].
Durant l'été 1936[23], en plus des 7 000 à 8 000 religieux, près de 2 000 phalangistes sont massacrés en zone républicaine, hors de tout combat, sans que le gouvernement ne condamne un seul instant ces crimes commis par ses propres partisans des milices syndicales (« les patrouilles de l'aube ») et sans que cela soit en représailles de fusillade du camp adverse. Des actes d'une grande violence frapperont notamment les religieuses ou les jeunes filles des organisations catholiques tombées entre les mains des républicains. La conséquence immédiate sera le ralliement de nombreux centristes catholiques aux militaires insurgés.
Image d'une pièce de monnaie de 5 centimes de 1937 frappée par les Républicains.À Madrid, entre 1936 et 1939, selon César Vidal, près de 15 000 personnes auraient été fusillées[24]. Des exécutions sommaires massives ont lieu à partir notamment du 22 août 1936, et coûtent la vie à plusieurs anciens ministres de la République comme José Martínez de Velasco, Manuel Rico, Ramón Álvarez ainsi qu'à Melquíades Álvarez, chef du parti libéral-républicain et Fernando Primo de Rivera, frère du fondateur de la Phalange[25].
Les détenus politiques de Jaén transférés vers Madrid sont exécutés en chemin. À Malaga, le 30 septembre, 130 personnes sont fusillées[26],[27].
Du 2 au 6 novembre 1936, cinq mille personnes sont fusillées à Paracuellos et Torrejón de Ardoz, et enterrées dans des fosses communes. Les victimes sont à la fois des détenus madrilènes évacués de la ville, des étudiants d'un collège catholique et les membres de familles aisées de la ville[28]. Les responsables seraient, selon certains historiens, Margarita Nelken, une députée socialiste, et Santiago Carrillo, qui continue de nier le rôle qui lui est attribué dans ces massacres.
A partir de mars 1937, les victimes des massacres des républicains vont davantage concerner le camp républicain lui-même[29]. En effet, les tensions au sein même de l'Espagne républicaine conduiront à des affrontements internes sanglants (d’un côté anarchistes et communistes hétérodoxes, de l’autre le PSUC - parti inféodé à l'URSS stalinienne), qui conduiront à la chute de Barcelone. L'affrontement principal au sein du camp républicain a lieu en mai 1937 et aboutit à l'écrasement par les armes du courant révolutionnaire. Ces conflits internes qui ont vu les partisans libertaires et ceux du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM) massacrés par des groupes d'intervention soviétiques soutenus par le NKVD expliquent pour une large part la dégradation de l'assise républicaine, incapable de reconquérir le terrain perdu sur les nationalistes.
La participation allemande
Bombardement de Guernica, le 26 avril 1937.Serrano Suner, beau-frère de Franco, alors admirateur de Goering, demande de l'aide à l'Allemagne nazie pour que l'Italie n'ait pas la mainmise sur l'Espagne
L'Allemagne nazie participe au conflit aux côtés des nationalistes en engageant 10 000 hommes au plus fort du conflit, mais ce sont essentiellement des techniciens et instructeurs, peu de soldats. Les rares forces de combat sont limitées à quelques compagnies de chars et aux avions de la légion Condor. Hitler se sert de cette guerre pour essayer le nouveau matériel et y gagne aussi sur le plan économique : en effet, il a négocié en échange de son aide le contrôle des sociétés minières espagnoles. Parmi les faits marquants des envoyés allemands en Espagne, le bombardement de civils à Guernica au Pays basque, le 26 avril 1937, préfigure les stratégies de la guerre totale à venir. Après cet événement, condamné par une bonne partie de la communauté internationale, l'aide allemande se réduit.
Réfugiés et exilés
La guerre a entraîné d'importants mouvements de population, souvent décidés dans la précipitation sans projet précis pour les personnes déplacées. Si certains de ces déplacements se sont faits à l'intérieur de l'Espagne, la guerre a surtout conduit des Espagnols à quitter leur pays, souvent de manière provisoire, parfois de manière définitive. Les premiers mois, voire les premiers jours de la guerre voient le début de l'exode : depuis le Pays basque, des républicains quittent le pays pour la France ; en Catalogne, ce sont des personnes méfiantes voire hostiles envers les républicains qui partent, par bateau, vers Marseille ou vers l'Algérie. Par la suite, de nombreuses personnes, républicaines pour la plupart, ont quitté l'Espagne. Les destinations ont été variées, mais c'est la France qui a été la plus choisie, les trois autres grands pays d'exil ou de refuge étant le Royaume-Uni, le Mexique et l'URSS. En France même, ce sont les départements du Sud-Ouest, à proximité de l'Espagne, qui ont accueilli le plus de réfugiés, avec une forte immigration espagnole dans les villes de Bordeaux et de Toulouse, où résidaient déjà des Espagnols. Les autres départements de la côte Atlantique (Loire-Inférieure notamment) ont également été concernés, ainsi que le Massif central, les Bouches-du-Rhône et la région parisienne. L'accueil des arrivants a été très différent d'un endroit à l'autre : tantôt ils étaient bien reçus et faisaient même l'objet d'actions de solidarité, tantôt ils étaient regardés avec méfiance voire hostilité dans une France en crise marquée par certaines formes de xénophobie. Cette émigration vers la France a connu un mouvement d'accélération important au cours de la bataille de l'Èbre et dans les mois suivants, dans un mouvement appelé la retirada (retraite). En mars 1939, le nombre de réfugiés espagnols en France a été estimé à 440 000 personnes (d'après l'information de Valière au gouvernement français, 9 mars 1939). Devant un tel afflux, les autorités françaises se sont trouvées débordées, et certains de ces réfugiés se sont trouvé regroupés dans des « camps de concentration », suivant le terme employé officiellement à l'époque. Cet épisode a eu un fort retentissement dans l'imaginaire des républicains espagnols, laissant le souvenir d'un pays peu ouvert aux républicains anti-fascistes. Le départ d'Espagne de toutes ces personnes n'a pas toujours été définitif. Certains même, pendant la guerre, n'ont fait que passer par la France pour quitter le pays basque, occupé par les nationalistes, et rentrer par la Catalogne, encore tenue par les Républicains. Toutefois, la plupart de ceux qui ont quitté le pays n'y sont pas revenus avant la fin de la guerre civile. Certains réfugiés sont retournés dans l'Espagne franquiste, en particulier quand le régime s'est adouci, d'autres ont attendu la transition démocratique. En réalité, pour de nombreux républicains espagnols, l'installation à l'étranger est devenue définitive, mais ces familles gardent le souvenir de la guerre civile. En 1939-1940, beaucoup de républicains demandent à s'engager dans les bataillons étrangers de l'armée française, malgré la méfiance des officiers français envers ces « Rouges ». Par la suite, ils sont nombreux à rejoindre la résistance française, les maquis (on parle de 60 000 maquisards espagnols dans le Sud-Ouest en 1944) et les Forces françaises libres. Lors de la libération de Paris, le premier détachement de l'armée Leclerc à entrer dans Paris est une section espagnole. Parmi les figures de l'émigration républicaine, Jorge Semprún.
14 novembre 2009
CONCOURS PRESTON & CHILD

chez :http://www.zonelivre.fr/blog/concours-preston-child/#usermessagea
l’occasion de la sortie du Coffret PRESTON & CHILD, les éditions J’ai Lu et Zonelivre.fr vous propose de gagner :
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Pour le 1er : le coffret de noël Preston & Child comprenant 3 romans (» La Chambre des curiosités» , « Le violon du diable» , « Danse de mort» )
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Du 2nd au 5e : Le livre des trépassés
21 novembre 2008
métiers et animaux en littérature : le cochon, le boucher...
Pour le Millefeuille...
Après la lecture d'"une vraie boucherie" de Bernard Jannin, puis "la ferme des animaux" de Orwell, je reste dans la viande de porc avec "le plus beau cochon du monde" de Woodehouse...
je me suis amusée a voir ce que je pourrais bien lire d'autre sur le sujet...
Une vraie boucherie de Bernard Jannin
Boucherie-charcuterie Croquard à Monsac vers la fin des années 50, spécialités : pieds de cochon et littérature !
Richard, le boucher, s'active en sautillant derrière ses étalages, tandis que Mariette, la bouchère, écrit en secret un roman sous l'œil critique de Troubadour, son faux caniche nain.
Le monde apparemment lisse et clos du petit commerce de province recèle pourtant quelques surprenantes et tragiques échappées...
La Ferme des Animaux de George Orwell
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux.
Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :
" Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami.
Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit.
Aucun animal ne boira d'alcool.
Aucun animal ne tuera un autre animal.
Tous les animaux sont égaux. "
Le temps passe. La pluie efface les commandements.
L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "
Le boucher de Alina Reyes
« La chair du boeuf devant moi était bien la même que celle du ruminant dans son pré, sauf que le sang l'avait quittée, le fleuve qui porte et transporte si vite la vie, dont il ne restait ici que quelques gouttes comme des perles sur le papier blanc.
Et le boucher qui me parlait de sexe toute la journée était fait de la même chair, mais chaude, et tour à tour molle et dure ; le boucher avait ses bons et ses bas morceaux, exigeants, avides de brûler leur vie, de se transformer en viande.
Et de même étaient mes chairs, moi qui sentais le feu prendre entre mes jambes aux paroles du boucher. »
La boucherie est une science exacte de Alassane Fingerweig
Un cadavre est retrouvé tête et mains coupées boulevard Serurier à Paris, puis Alex, le patron d'un restau un peu louche rue d'Aubervilliers.
L'inspecteur divisionnaire Hacquard remonte jusqu'à Pierre, jeune homme d'apparence tranquille et retiré, qui vit avec Claire rue Boyer - et jusqu'à son passé dans la pègre marseillaise, qu'il a quitté sur un coup un peu trop audacieux, doublant son patron et son organisation de combats de boxe et de paris clandestins, en partant avec la caisse...
Sous des airs de polar classique, avec ses errances entre les 18, 19 et 20e arrondissements, ses dialogues à la Audiard, ses valises de biftons, ses personnages de tontons flingueurs et de pâtes et innocentes jeunes femmes, ce roman, qui met en exergue Musil, tord le cou aux règles du genre : les gentils (y en a-t-il?) comme les méchants meurent, dans d'atroces souffrances, aucune morale ne sort de la boucherie de la vie, et seuls restent les spécialistes : l'inspecteur Hacquard et le légiste Dahls, précis, désabusés et inutiles.
Le Garçon boucher de Patrick McCabe
Quand j'étais jeune il y a trente ou quarante ans de çà..." Francie Brady pourrait être un garçon comme les autres, mais dans sa famille, il n'est pas gâté.
Sa mère est en perpétuelle dépression et son père en perpétuelle soûlographie.
Quand en plus vous avez des problèmes avec la mère d'un de vos camarades de classe Mme Nugent, cela fait beaucoup!
Et si en plus vous avez l'idée de créer un "Péage à Cochon" en plein milieu de la rue principale, vous passez très vite pour l'idiot du village. En supplément si votre mère doit aller au garage se faire soigner les nerfs et votre père encore ivre casse la télévision, c'est trop pour un gentil garçon comme Francie.
Surtout si les commères du quartier s'en mêlent, c'est la folie furieuse assurée! Mais paix aux gens de bonne volonté, c'est la trêve de Noël, l'oncle Alo arrive de Londres, maman fait des milliers de gâteaux pour ce membre de la famille qui a réussi, mais les fêtes sont éphémères.
Après une fugue, à son retour, il apprend le suicide de sa mère, sa folie devient violente. Il trouve du travail à l'abattoir à cochons de la ville, sa folie devient meurtrière. Et sa descente aux enfers commence.
Les bouchers de Dieu de Joseph D'Lacey
Abyrne. Une petite ville qui se délabre, enchâssée dans un désert qui ne cesse de la ronger.
Ce qui sauve Abyrne de la désaffection, c'est son industrie bovine, florissante: ici, les abattoirs font vivre la population et confèrent le pouvoir à ceux qui les gèrent.
Les hommes y travaillent et tous, parents comme enfants, sont absolument accroc à la viande, allant jusqu'à se nourrir de steaks au petit-déjeuner.
Du coup, à Abyrne, on regarde un peu Richard Shanti comme un extra-terrestre: un végétarien?
Allons donc, cet homme a forcément un problème! Et bien oui, Richard a un vrai problème: il ne supporte plus de taire ce qui se passe derrière les portes des chambres froides... Quelle viande peut bien provoquer une telle addiction? D'où provient-elle? Que se cache-t-il dans les abattoirs d'Abyrne? Un thriller terrifiant dans la droite lignée de James Herbert et Clive Barker: la relève est enfin assurée!
Truismes de Marie Darrieussecq
Etrange fable, où une jeune femme, très naïve,(qui travaille officiellement dans une parfumerie, qui offre quand même de bien étranges massages) nous raconte sa transformation physique... en truie.
Elle oscille d'un état humain à l'état animal, lutte contre ses nouveaux instincts, qui l'incitent à se nourrir de glands et marrons, et se rouler dans la boue et ses déjections.
Elle prend d'abord un aspect des plus appétissants, et, victime "consentante", sert à assouvir les pulsions des hommes, (elle devient même le symbole de la campagne d'un homme politique en vogue, pour son aspect sain même s'il est lui-même pourri jusqu'à la moelle) mais finalement ses différences amèneront son rejet. Avant sa chute finale, elle rencontrera l'amour grâce à un loup... garou qui lui apprendra à faire face à la dualité de sa personne
Le Boucher de Kouta par Massa Makan Diabate
Le paradis des cotes de porc de Chester Himes
Ton porc te ment tôt : Le trésor des poèmes pour rire (Album) de Jean-Hugues Malineau
Sujet : Venez rire et jongler avec les mots.
Calembours, mots inventés, limericks, lapalissades, devinettes et palindromes n'auront plus de secret pour vous. Et pourquoi n'essayeriez-vous pas de jouer à votre tour ?
Les Porcs de l'angoisse de Bernard Pouchèle
Le commissaire Moulinsart de Pemoc'h est une épée de la P.J. bretonne. Mais quand soudain, aux horizons des Monts-d'Arrée, dans vingt-trois porcheries, les cochons se mettent à danser et à chanter comme Mireille Mathieu, avant de tomber raide morts, il s'inquiète.
De plus, quand des pensionnaires de l'hospice de Morlaix disparaissent sans laisser de traces, il angoisse.
Mais le jour où se volatilise à son tour le président de la Fédération des Agriculteurs de France, et qu'un tueur en série du nom de Wast Piedboeuf, échappé de l'asile, rôde dans le parage, Moulinsart de Pemoc'h panique.
D'autant que sa hiérarchie le pousse aux résultats. Heureusement, un ami d'enfance, Jules Belloc, adjudant de gendarmerie en retraite, est libre. Ce fin limier, crypto-lambertiste (courant rive gauche), et sa compagne Maryvonne Le Brinsec, gaullistechouchen-canal-historique, vont tenter de sortir Moulinsart du pétrin en allant piétiner dans le lisier.
Un cochon pour la vie de Elke Heidenreich
Elle est énorme et légère à la fois.
Quand ils la voient, les gens sourient, les souvenirs affluent, les langues se délient. Pas de doute, Erika a le pouvoir de changer la vie de ceux qui la croisent.
Et c'est bien ce qui va arriver à Betty, l'héroïne de ce roman tendre et cocasse, alors qu'en cette veille de Noël, elle s'apprête à traverser l'Europe pour rejoindre son ex-amant.
Petite précision : Erika est un cochon, un cochon en peluche grandeur nature...
Un cochon de trop : Et autres contes de la noirceur ordinaire de Jean-Claude Renoux
Dans la tradition de la nouvelle noire, Jean-Claude Renoux brosse ici les portraits, non sans humour, de gens ordinaires : chômeur, petits délinquants, employé de bureau, prêtre, paysans et chasseurs, policier, infirmier en psychiatrie, ouvriers agricoles, instituteur, balayeur municipal...
On y croisera une Jeanne d'Arc ignorée de l'histoire officielle, et une bourgeoise bien embarrassée depuis que son voisin du dessus lui a demandé un certain journal.
Heureusement qu'un jeune homme de bonne famille, qui devait plus tard faire parler de lui, va lui venir en aide. Attention à la chute !
Un cochon au clair de lune de Wodehouse P G
voir article consacré à Woodehouse,
humour très britiche...
Mon père, son cochon et moi de Jana Scheerer
J'avais douze ans quand mon père a loué un cochon.
" C'était une affaire ", a-t-il déclaré en poussant devant lui le cochon pour le faire entrer dans notre appartement.
En dix-sept nouvelles, qui sont autant d'épisodes choisis de sa vie, la narratrice relate sa jeunesse à Berlin-Ouest.
Chez elle, le quotidien est une porte ouverte sur la fantaisie : un goûter d'anniversaire, le passage d'une frontière, l'adoption d'un cochon domestique, un coup de fil de son banquier... il suffit d'un rien pour que l'ordinaire bascule dans l'absurde.
Et c'est ainsi qu'à travers les yeux de cette jeune fille, en réalité moins naïve qu'il n'y paraît, l'image de la parfaite petite famille vole en éclats.
Saluée par la critique pour la richesse de son imagination, sa plume ciselée et son humour décapant, Jana Scheerer s'est imposée, avec ce premier roman, comme l'un des écrivains allemands les plus doués de sa génération.
Le cochon sinistre de Tony Hillerman
" Dashee se tenait à côté du corps d'un homme aux cheveux blonds grisonnants taillés en brosse, étalé à plat ventre dans un bouquet d'acajou des montagnes, partiellement recouvert de feuilles mortes et de brindilles, soit par le vent, soit dans le but de le dissimuler.
" C'est un employé de la compagnie du Gaz naturel d'El Paso qui a découvert le cadavre d'un homme d'âge mûr, bien habillé, à l'endroit où le pays navajo rencontre la réserve Apache Jicarilla.
L'homme a été abattu d'une balle dans le dos. Voilà Jim Chee aux prises avec un problème qui suppose l'intervention du FBI, mais pourquoi le bureau de Washington semble-t-il si réticent dans cette enquête, au point de vouloir faire passer un meurtre pour un accident de chasse ?
Jim Chee se sent d'autant plus seul que l'agent Bernadette Manuelito ne travaille plus à ses côtés. Déçue par l'attitude de Chee à son égard, la jeune femme a demandé son transfert dans la Police des Frontières. C'est ainsi qu'elle traque un suspect jusqu'à un ranch où sont élevés des animaux africains et où elle rencontre de curieux personnages, parmi lesquels un colonel retraité de l'armée mexicaine.
Des points communs se dessinent entre les enquêtes de Chee et deBernie Manuelito qui vont tomber sur un " cochon " dont ils ne soupçonnaient pas l'existence. Mystère, action, amitié et histoires d'amour, tels sont les ingrédients du nouveau roman de Tony Hillerman dont la lecture est tout sauf sinistre.
Le bandit mexicain et le cochon de James Crumley
Une horde de bandits mexicains et leur cochon, un couple d'américains se dissolvant lentement dans l'eau chaude et sulfureuse, une Blanche Neige coincée entre les neiges du Montana et celles de Colombie...
Bref, neuf histoires rudes et belles comme l'incomparable écriture de James Crumley.
et bien sûr, impossible de terminer sans ce dernier :
La Véritable Histoire des trois petits cochons de Erik Blegvad
Trois frères cochons se séparent pour aller chercher fortune à travers le monde.
Chacun construit selon ses moyens et son courage une maison de paille, de branches et de brique. Mais le loup veille, et souffle, et gronde, et écrase les maisons.
Laquelle lui résistera donc?
Ce petit album souple raconte l'histoire des trois petits cochons dans sa version anglaise authentique, traduite par Elisée Escande.
Elle est assez dure pour de jeunes lecteurs car deux cochons sont mangés par le loup et ne reviennent pas ! Mais elle met bien en valeur le courage et la prévoyance. Un CD accompagne ce livre;
Pour terminer, 2 titres qu'il me semble avoir lu... semble qu'il ne m'ai pas laissé un souvenir impérissable ... pas trouvé de résumé ni de commentaire...
Boucherie casher de G. Gordon
et
Poulet casher de Konop
Un recueil clair et structuré, consacré aux jeux de mots que nous réserve la langue française. Mini poèmes d'auteurs connus, côtoient l'oeuvre de jeunes écoliers, le tout agréablement présenté et plaisamment illustré.
Le point commun de tout ceci est de faire rire ou sourire. La qualité littéraire n'est pas partout présente, mais le lecteur passe un agréable moment de détente. On regrettera peut-être que ne soit expliquée aux enfants, la signification exacte des catégories de jeux de mots (palindrome, limerick...). Distrayant et original.
18 novembre 2008
lectures sur le thème des cathédrales, temples...
En vue de ma participation au club de lecture d'Andrésy "le Milleuille", à partir de mantenant je recherche, suivant mes lectures, a dégagé un thème...
Toutes les participations sont les bienvenues...
Thème : roman sur les cathédrales (ou temples)...
Le grand classique :
Notre Dame de Paris de Victor Hugo
Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame.
Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui veut la faire enlever par son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esméralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers.
Quand Esmeralda retrouve Phoebus plusieurs jours plus tard, elle lui laisse voir l’amour qu’il lui a inspiré. Certes, Phoebus est fiancé à la jeune Fleur-de-Lys, mais il est également séduit par la gitane. Il lui donne rendez-vous dans une maison borgne, mais au moment où il va parvenir à ses fins, Frollo survient et le poignarde.
Accusée de meurtre, la belle Esmeralda ne veut pourtant pas, pour échapper a la mort, accepter de se donner à Frollo. Quand on l’amène devant la cathédrale pour subir sa peine, Quasimodo – qui l’aime aussi – s'empare d'elle et la traîne dans l'église, où le droit d’asile la met à l’abri. Là, il veille sur elle, jaloux et farouche, espérant peut-être la séduire ?
Cependant, les truands avec lesquels vivait Esmeralda viennent pour la délivrer. Frollo profite du tumulte pour l’emmener avec lui, et tente à son tour de la séduire. Furieux de son refus, il la livre aux griffes de la vieille recluse du Trou-au-rats. Mais au lieu de déchirer la Esmeralda, celle ci reconnaît en elle sa propre fille. Elle ne peut cependant en profiter, car les sergents de ville la retrouvent, et la traînent à nouveau au gibet.
Du haut de Notre-Dame, Quasimodo et Frollo assistent à l’exécution. Quasimodo, furieux de désespoir, précipite le prêtre du haut de la tour, et va lui-même se laisser mourir dans le charnier de Montfaucon, tenant embrassé le cadavre d’Esmeralda, enfin unis pour l’éternité.
Romans divers :
Hiram le bâtisseur de Dieu : Dans les secrets du temple du roi Salomon de Bernard Lenteric
D’abord désigné comme victime sacrificielle, le petit Hiram est sauvé par un subterfuge et trouve asile à la cour de Pharaon.
Impressionné par ses dispositions pour l’architecture, Pharaon l’envoie à la cour du roi Salomon, qui a le projet d’élever un temple au Dieu des Hébreux.
Le lecteur se sent constamment entraîné par l’action, qui ne faiblit jamais, et découle tout naturellement du sujet.
Abondance, variété, mouvement de l’intrigue, décor historique précis sans être pesant, tout concourt à faire de ce nouveau Lentéric un régal de lecture.
Biographie : Bernard Lentéric est l'auteur de nombreux best-sellers (La Nuit des enfants-rois, La Guerre des cerveaux, Les Enfants de Salonique, L'Ange Gabriel, Les Maîtres du pain...) et d'adaptations à la télévision
Le bâtisseur de Thierry Vila
La première chose qu'il vit en entrant dans son cabinet de travail fut ce dessin fort complexe d'un piédestal destiné à recevoir un tabernacle pour la chapelle Pamphili et qu'il avait esquissé la veille.
Le trait, hors de raison, comme voulant se retourner sur lui-même et se dissoudre en repentirs incessants, infléchissait vingt fois sa route, avec des sursauts exacerbés et contraires, et dans les brisures et les fragments de courbe qui se succédaient sans autre cause visible que le mouvement lui-même, se lisait un défi à l'univers tout entier, jeté là sur ce coin de table.
Il avait écrit, dans l'emportement, au bas de la feuille : Pour échapper à l'ennui.
En cette deuxième partie du XVIIe siècle, partout en Europe, s'instaure une crise de la pensée et de la Foi, entre l'oraison triomphante de la Contre-Réforme et les Lumières rationalistes qui s'annoncent.
Une situation de névrose généralisée en quelque sorte, qui résonne étrangement avec notre époque, dont l'architecte Lombard Francesco Borromini (1599-1667), érudit autodidacte et mélancolique, serait une figure exemplaire. Et son architecture, une réponse aux allures d'épilogue (sinon d'épitaphe) à cinq siècles d'art religieux italien.
C'est l'hypothèse de ce roman biographique qui nous fait découvrir ce formidable inventeur de formes, rival malheureux du Bernin, pendant les vingt-six dernières années de sa vie, nous entraînant au cœur de sa réflexion, à la naissance même de son geste d'artiste bâtisseur du sacré... jusqu'à ce jour d'août 1667 où il se blessera à mort, volontairement.
Biographie : Thierry Vila est né en 1947 dans la Vienne. Auteur d'articles critiques et de réflexion sur le théâtre, il a publié quatre romans : L'oiseau silencieux (Balland, 1988), La procession des pierres (Balland, 1989), Les inhumains (Julliard, 1994) et La nage (Verticales, 2001), ainsi qu'un ouvrage consacré à l'histoire de la chorégraphie au XXe siècle : Paroles de corps (Le Chérie, 1998).
Les Piliers de la Terre (Coffret de Noël) de Ken Follett
Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.
Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien.
Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque.
Le printemps des cathédrales de Jean Diwo
" Avant de poser sa main sur le Livre, Renaud ferma les yeux et, en un éclair, vit défiler les étapes prodigieuses de sa vie de bâtisseur. [...] Le jeune maître Renaud sentit ses mains trembler, comme animées par une force mystérieuse. "
Renaud Pasquier commence son apprentissage de maître d'œuvre avec le célèbre Suger à l'abbaye de Saint-Denis.
Dès lors, il n'a de cesse de parcourir les chantiers avec sa grande famille pour faire connaître les nouveautés architecturales et techniques de l'art gothique naissant.
Jean Diwo nous raconte les règles, les traditions, les secrets et les passions de ce monde de la construction en y mêlant les mésaventures de la famille royale française.
De Sens à la Sainte-Chapelle et de Louis VI à Louis IX, nous parcourons ainsi le XIIe, siècle en compagnie d'une famille de bâtisseurs de cathédrales.
Quatrième de couverture
Après les architectes du Colisée, l'introduction de la peinture à l'huile en Italie, les fontainiers des jardins de Versailles. c'est au peuple des bâtisseurs de cathédrales que Jean Diwo a choisi de rendre hommage.
Au XIIe siècle, l'abbé Suger, une personnalité rayonnante, décide d'embellir l'abbaye de Saint-Denis, au nord de Paris. En neuf ans, il en fait reconstruire la façade et le chevet.
L'ensemble sera considéré comme le tout premier chef-d’œuvre de l'architecture gothique.
Dans la fresque romanesque' de Jean Diwo, Pasquier, le premier d'une lignée, est maître d’œuvre. Il a deux fils qui lui succéderont. Ils ont à la fois un rôle de sculpteur et d'architecte, et sortent de la matière. avec les maîtres de métiers et les compagnons, une célébration de pierre qui dure encore aujourd'hui. Sous l'impulsion Tel est le cadre historique du dernier roman de Jean Diwo. Fidèle à sa méthode il s'intéresse à un corps de métiers qui a ses traditions ses règles. ses secrets, ses techniques. Grâce à cela, un siècle entier se rapproche de nous, vibrant de foi et d'enthousiasme
Histoire
La Femme au temps des cathédrales de Régine Pernoud
Etude systématique menée à travers une multitude d'exemples concrets, elle ne laisse échapper aucun aspect des activités féminines au cours de la période féodale et médiévale : administration des biens, métiers et commerce ; domaine de la pensée, de la littérature, de la politique même ; femmes écrivains, éducatrices, suzeraines, celles qui animèrent les cours d'amour et celles qui ont inspiré les romans de chevalerie.
Quatrième de couverture
Régine Pernoud a écrit La Femme au temps des Cathédrales comme une protestation contre le sort fait aux femmes depuis des siècles. En fine médiéviste, elle a su repérer dans l'histoire les personnages de premier plan : reines, saintes, savantes, qui illuminèrent leur époque.
Avant Jeanne d'Arc et Catherine de Sienne, des personnalités comme Aliénor d'Aquitaine, Héloïse, Dhuoda, Bathilde ou encore Clotilde ont laissé leur empreinte dans la légende des siècles. Ce livre pionnier a rouvert leurs dossiers et provoqué les historiens.
À travers une multitude d'exemples, Régine Pernoud raconte aussi le quotidien des femmes de toutes conditions au Moyen Âge : les métiers, le commerce, les arts, la politique, la vie amoureuse et conjugale. Elle rend hommage à celles qui inspirèrent nombre de romans de chevalerie et d'amour.
Le guérisseur de cathédrales de Philip K. Dick
Hélas, arrive un jour où plus personne n'a besoin de ses services. Il sombre lentement jusqu'à ce qu'un message venu de l'espace donne un nouveau tournant à sa vie misérable.
Une entité extraterrestre souhaite l'engager, lui et d'autres individus venant des quatre coins de la galaxie, pour une entreprise titanesque : restaurer une cathédrale au fond de l'océan, sur une planète lointaine.
Alors Joe n'hésite pas, il part et rejoint un étrange équipage. Cette créature pourra peut-être les sauver...
Un très beau roman du maître Philip K. Dick, où l'on retrouve le thème de l'aliénation de l'homme dans la société et un héros perdu, en quête de libre arbitre et d'espoir.
Joe Farnwright ne vit que par son métier. Homme ordinaire broyé par une société rigide et tyrannique, Joe recolle des morceaux de céramique, il guérit des objets avec un talent merveilleux. Science-fiction :Nous sommes au Xe siècle avant J.C.08 novembre 2008
lectures sur le thème des "grands initiés"
suite de lecture de "la théorie du chaos" de Maxime Chattam...
Evidemment, on finit par s'en éloigner un peu... quelques titres plus ou moins sérieux, des thrillers et même un roman gothique... mettant en scène Cagliotro, Joseph Balsamo, le comte de Saint-Germain...
Mais comme dans beaucoup de bouquin, on se retrouve avec du thriller ésotérique. les roses-croix, les franc-maçons... les templiers et autres...
Au delà des Anges et Démons : Le secret des Illuminati et la grande conspiration mondiale de René Chandelle
La vérité qui se cache derrière la fiction " Anges et démons ", le roman à succès de l'auteur du Da Vinci Code. " Anges et démons " est l'explosif roman policier qui a catapulté de nouveau Dan Brown sur les livres des livres les plus vendus. Tout comme " Au delà du Code Da Vinci ", premier ouvrage de René Chandelle, ce livre vise à séparer les faits réels de la fiction. Il éclaire les imprécisions et les distorsions littéraires, en apportant toute l'information nécessaire pour comprendre les énigmes et les mystères qui apparaissent dans le roman " Anges et démons ". La société des Illuminati exista-t-elle vraiment ? Galilée et Gian Lorenzo Bernin en furent-ils membres ? Existent-ils encore aujourd'hui cachés quelque part ? ; L'antimatière existe-t-elle ? Possède-t-elle la puissance dévastatrice telle qu'elle est décrite dans le roman ? ; Les rituels secrets pratiqués dans les catacombes du Vatican sont-ils réels ? Comment a lieu l'élection du nouveau pape ? ; Quelles sont les sociétés secrètes qui, de nos jours, tiennent à contrôler le monde ? La dynastie Bush appartient-elle à l'une d'entre elles ? ; La Voix de l'Illumination des Illuminati, constituée par les œuvres de Bernini à Rome, a-t-elle bien pu exister, ou existe-t-elle encore à présent ? Quels mystères se cachent derrière le billet de dollar américain ? Les clés pour découvrir comment les sociétés secrètes ont prétendu dominer le monde. cité ce livre uniquement pour l'allusion à la famille Busch, dont parle Maxime Chattam dans son thriller.
note :
Le rituel de l'ombre de Eric Giacometti
Rome, mai 2005. Une archiviste du Grand Orient est assassinée lors d'une soirée à l'ambassade de France, suivant un rituel qui évoque la mort d'Hiram, fondateur légendaire de la franc-maçonnerie. A Jérusalem, un archéologue en possession d'une énigmatique pierre gravée subit un sort similaire. Le commissaire Antoine Marcas, maître maçon, et son équipière, Jade Zewinski, qui abhorre les " frères ", se trouvent confrontés aux tueurs implacables d'une confrérie nazie occulte, la société Thulé, adversaire ancestrale de la maçonnerie. Soixante ans après la chute du III` Reich, les archives des francs-maçons, dérobées par les Allemands en 1940, continuent à faire couler le sang. Mais quel secret immémorial se dissimule entre leurs pages jaunies Un secret pour lequel on tue sans scrupules... Biographie : Journaliste d'investigation, Eric Giacometti a enquêté à la fin des années 1990 sur la franc-maçonnerie dans le cadre des affaires sur la Côte d'Azur. Il est l'auteur de Pannes de cœur (Fleuve Noir, 2004). Jacques Ravenne est le pseudonyme d'un franc-maçon élevé au grade de maître. Amis depuis 25 ans, ils ont inauguré leur collaboration littéraire avec Le rituel de l'ombre (Fleuve Noir, 2005). En 2006, ils réitèrent l'expérience aux éditions Fleuve Noir avec Conjuration Casanova.
Le Matin des Alchimistes de Jean-Luc Caradeau
Lorsque Louis Pauwels et Jacques Bergier publient, en 1960, le "Matin des Magiciens", ils y exposent l'activité volcanique de la pensée occidentale, l'éblouissante éruption du savoir ! JeanLuc Caradeau a travaillé, ici, sur un sujet plus hermétique où la clarté de l'or obtenu par le Grand Oeuvre n'est en fait qu'une façon d'exprimer la recherche de l'immortalité. Mais le matin des Alchimistes est plus symbolique que celui des Magiciens. Car le plomb à transformer c'est soi-même ! L'alchimie est aussi spirituelle. Le soufre, le sel et le mercure, les trois composants de la matière, sont énergies spirituelles. L'âge de l'or n'est-il pas l'âge d'or ? On voit que le matin n'est pas prêt de s'achever. Vous allez parcourir l'aventure alchimique à travers les âges depuis les Égyptiens jusqu'aux Arabes, puis au Moyen Age (Albert le Grand, Roger Bacon, Raymond Lulle, Geber, Petrus Bonus, Nicolas Flamel ...), à la Renaissance (Bernard de Trévise, Denis Zachaire, Paracelse), aux XVIIe et XVIIIe siècles (le comte de Saint-Germain, Don Pemety...)... Un point très précis est effectué sur les adeptes contemporains. Des études spécifiques décrivent aussi l'alchimie en Inde et en Chine. Enfin, bien sûr, de longues pages sont consacrées à la technologie alchimique : réceptacles, alambic scellé, neuf alchimique, vaisseaux, athanor... Et se terminent par la description de l'expérience elle-même et des trois voies pour parvenir à la pierre philosophale. Le livre ne va pas vous en livrer la clé, mais utilement vous guider. Car nul ne peut comprendre l'art alchimique sans la grâce divine. Alors que dire au lecteur, sinon : " Prie, lis, relis, travaille et trouve."
Histoires secrètes du Graal. Cathares, Templiers, Rose-Croix et Francs-Maçons de Alain Desgris
Ce livre s'inscrit comme un complément indispensable du sujet gaélique car il dépasse la littérature, les symboles, pour entrer dans l'objet lui-même. L'auteur guide le lecteur sur des pistes insoupçonnées où le merveilleux s'intègre dans une démarche connaissante jusqu'au Saint-Objet qu'il nous présente sans détour. Parti à la rencontre de différents courants initiatiques, il croisera la route des Templiers, des Cathares, des Rose-Croix et des Francs-maçons, revendiquant tous, en ce siècle, posséder le seul et vrai Saint-Objet, dont cette mystérieuse confrérie initiatique du Saint Office du Graal se qualifiant comme le plus fervent défenseur de l'Eglise chrétienne ! Ce livre délaissera subtilement les mythes pour nous faire entrer dans une voie différente et majeure qui fait de cet ouvrage une œuvre d'exception. Alain Desgris, chargé d'enseignement, nous livre ici la quintessence de ses recherches sur un sujet qui n'a jamais cessé de passionner les lecteurs
L'initié de Catherine Hermary-Vieille
Imposteur, alchimiste, guérisseur, aventurier sans scrupules pour les uns, Grand Initié ou même immortel pour les autres... rarement homme intrigua autant ses contemporains que le comte de Saint-Germain. C'est au cours d'une réunion mondaine, qu'en 1793 Hélie de Maisonvieille entend parler de lui pour la première fois. Et tandis qu'on n'en finit pas de s'interroger sur la véritable nature du comte, le jeune homme s'entend proposer aux convives : "Donnez-moi six mois et je vous dirai qui est le comte de Saint-Germain..:" Pari tenu, il commence alors son enquête en Allemagne, où le comte maintenant âgé de quatre-vingt-douze ans s'est retiré
Saint-Germain, l'Egyptien : Tome 1 de Chelsea Quinn Yarbro
Le comte de Saint-Germain est un grand guérisseur, un maître d'érudition, et un amant vampirique incomparable.
Mais trois mille ans avant de devenir ce comte, qu'était-il ? Un démon ou un dieu ?
Madeleine de Montalia, l'amour immortel du comte, a décidé de visiter en ce début de dix-neuvième siècle un pays mystérieux - autrefois appelé la Terre Noire, et aujourd'hui connu sous le nom d'Egypte - pour tenter d'exhumer le passé de celui qui lui a offert sa nouvelle vie vampirique.
Le moine copte Gourzin sera son guide et lui apprendra à déchiffrer les secrets et les hiéroglyphes de Thèbes et de Louxor. Mais d'innombrables dangers guettent la jeune femme sur les bords du Nil : assassins, scorpions, et pire encore, des dangers dont même Saint-Germain, autrefois surnommé le démon Senh du Temple d'Imhotep, aura du mal à la protéger...
note :
lu ce livre... amusant.
Le Comte de Saint-Germain de Gerald Messadié
Moscou, octobre 1761. Hôte des frères Orloff, zélés partisans de la grande-duchesse Catherine, le comte de Saint-Germain est agressé en pleine nuit par des inconnus.
La police impériale conclut à l'effraction de deux ivrognes. Curieusement, ils étaient nobles...
1770. Alexeï Orloff, amiral de Sa Majesté Catherine II de Russie, revêt Saint-Germain du manteau d'amiral de la marine.
Se pourrait-il que, pour prix d'un tel honneur, le Français ait prêté main-forte à l'assassinat du tsar Pierre III, quelques années plus tôt ?
Banquier, armateur, grand-maître maçon, agent secret, découvreur du radium... Qui donc est Saint-Germain (1707-1784), diplomate de l'ombre au siècle des Lumières, que chacun croit plus occupé d'alchimie que de complots, et qui paraît trente ans lorsqu'il devrait en compter le double ?
Le Casanova de l'occultisme possède-t-il un élixir d'immortalité ? Ou usurpe-t-il sa réputation de mystique ?
Après Le Masque venu de nulle part (Archipoche n° 54), voici le second volet de la fresque consacrée par Gerald Messadié à l'aventurier le plus étonnant du XVIIIe siècle.
Biographie : Romancier biographe et historien né en 1931, Gerald Messadié a publié de nombreux essais sur les croyances, les cultures et les religions. Il est l'auteur des trilogies Jeanne de l'Estoille et Orages sur le Nil (Archipoche, 2006 et 2007).
note :
bizarre, un Messadié que je n'ai pas lu !?
Comte de Saint-Germain de Patrick Rivière
Le mystérieux comte de Saint-Germain, doté des mille qualités que lui accorde la légende, demeure incontestablement une des figures les plus énigmatiques du Grand Siècle. Derrière l'apparent "gentilhomme de salon ", ne se dissimulait-il pas, en fait, l'archétype immortel du "Saint-Frère (Germunus) de l'humanité"?
Dans ce " Qui suis-je?" Saint-Germain, l'auteur révèle sans ambages qui était réellement ce personnage, en dehors de sa nature profane, du reste prestigieuse, puisque de sang royal.
Dans cette biographie sans faille, en abordant les multiples facettes de la personnalité de Saint-Germain, non seulement. l'auteur livre la véritable identité de celui-ci, avec preuves à l'appui, mais, de surcroît, il dévoile tous les aspects les plus secrets d'un tel génie, décriés - hélas! - le plus souvent comme ceux d'un charlatan !
Introduit à la cour de France par la Pompadour., était-il un simple diplomate occasionnel ou un véritable espion à la solde du roi Louis XV, à qui il intimera, en outre, de se faire Rose + Croix?
Ne passait-il pas encore, auprès de beaucoup, pour un "théurgethaumaturge", doublé d'un grand alchimiste qui, au surplus, ne meurt jamais... ! On lui attribue aussi des textes, plus ou moins émanés de sa plume, qui sont décodés et explicités, pour la première fois, dans notre ouvrage, où l'hermétisme et les sciences sacrées traditionnelles tiennent une place prééminente.
Autant de questions, aussi ahurissantes qu'insolites, auxquelles tente de répondre l'auteur, avec un souci d'impartialité qui sied assurément à un tel sujet.
Biographie : Patrick Rivière, historien des religion et des mythes, philosophe-herméneute, ex-universitaire, a publié une vingtaine de livres, à ce jour, et est devenu, au fil du temps, un véritable spécialiste de l'alchimie et de la médecine herméneutique, selon les préceptes de Paracelse : la spagyrie (végétale, minérale, métallique).
L'auteur dirige, par ailleurs, l'institut d'études alchimiques " Spagy Nature " (Philosophi per Ignem) où il effectue des stages de formation en laboratoire.
En outre, il préside l'Institut d'Histoire comparée des Religion et des Rites (I.H.C.R.R), en relation avec divers universitaires.
note :
il faut que je pense a faire une recherche sur cet auteur !?
Joseph Balsamo de Alexandre Dumas
personnages historiques comme le vieux roi Louis XV, La Dauphine Marie-Antoinette, Louis XVI, la comtesse Du Barry etc...
Mais le nom dont tous se souviendront apres avoir lu ce livre est celui de l'enigmatique Joseph Balsamo, qui fait tout ce qui est en son pouvoir (qui est considerable car il est un grand initié !) pour perdre la monarchie.
note :
Un magnifique roman de Dumas... comme on les aime ! Me semble bien qu'il y a eu un film également (Jean Marais ?)... Enfin, c'est à partir de ce livre que j'ai eu envie d'en savoir plus sur la pierre philosophale et autres bidules... que je me suis intéressée à Nicolas Flamel... etc... et que j'aime bien encore de temps à autre lire un thriller ésotérique.
Joseph Balsamo, dit Comte de Cagliostro de Lionel Dumarcet
Que ce soit à Londres, à Saint-Pétersbourg, à Varsovie ou à Paris, Joseph Balsamo, dit comte de Cagliostro, subjugue l'Europe entière avec ses évocations d'esprits, ses cures stupéfiantes, ses connaissances en alchimie.
En cette fin de XVIIIe siècle - soi-disant voué aux sciences empiriques -, Cagliostro devient une des figures les plus populaires de la face " occulte " du Grand Siècle.
Il mène une existence fastueuse à Paris mais est impliqué dans l'affaire du collier de la reine puis innocenté.
Sa gloire n'en finit pas de monter, en même temps qu'une certaine méfiance quant à ses pouvoirs et son omniscience.
A l'initiative du rite égyptien en franc-maçonnerie, de conceptions hardies en chimie et en science de la nature, nombreux sont ses fidèles.
Pourtant sa vie aventurière se termine tragiquement : tombé aux mains de l'Inquisition en 1789, il est condamné pour ses idées et meurt misérablement en cellule en 1795.
Génie ou charlatan ?
Continuateur d'Agrippa, de Paracelse, de Pic de la Mirandole ou usurpateur attiré par les fastes du pouvoir ?
Lionel Dumarcet nous fait le portrait de ce personnage fascinant qui a inspiré à Alexandre Dumas l'un de ses romans les plus célèbres.
Biographie : Lionel Dumarcet est historien, docteur en histoire et titulaire d'un DEA en histoire de l'art.
Chargé de conférences pour différents grands musées nationaux, ainsi que de travaux dirigés à l'école du Louvre, il est l'auteur aux éditions De Vecchi de plusieurs ouvrages sur les grands procès de l'histoire et, dans la collection " Les Grands Noms de l'ésotérisme " sur Tomàs de Torquemada et sur Zarathustra.
Cagliostro ou le dernier alchimiste de Iain McCalman
" Même après sa mort, Cagliostro ne semble pas pouvoir échapper à la question qui revient de façon obsédante : qui était-il réellement ?
" Mais qui se cache derrière l'énigme Cagliostro ?
Celui que Napoléon tenait pour responsable de la Révolution française ?
Celui que Louis XVI enferma à la suite de l'affaire du Collier ?
Était-il un guérisseur mystique ou un charlatan manipulateur ?
Si Casanova ou Catherine II de Russie s'en méfiaient, d'autres l'adulaient.
Tour à tour franc-maçon, nécromancien, chaman, prophète, hérétique, ce personnage qui inspira Mozart, Alexandre Dumas et Goethe a influencé l'Europe entière. Un livre envoûtant et captivant, aussi fascinant que son héros.
Biographie : Historien, spécialiste du XVIIIe siècle européen et auteur de nombreux ouvrages, il dirige le centre de recherches en sciences humaines à l'université nationale d'Australie. Cagliostro ou le dernier alchimiste, son premier livre traduit en français, a déjà conquis de très nombreux lecteurs.
06 novembre 2008
lectures sur le thème de la gastronomie
Pour le millefeuille
La Gastronomie considérée comme un art... je pense que les livres de Michèle Barrière, notamment "Natures mortes au Vatican" est celui qui y correspond le plus.
Sinon, voir également Camilleri qui en parle beaucoup dans ses polars. A d'ailleurs commis un livre de recettes.
*
Le cuisinier de Talleyrand : Meurtre au congrès de Vienne de Jean-Christophe Duchon-Doris
En cet automne 1814, toute l'Europe s'est donné rendez-vous à Vienne. A l'instigation des vainqueurs de Napoléon, un grand congrès va s'ouvrir pour régler la succession de l'Empire et la capitale autrichienne grouille de diplomates, d'espions, de courtisanes et de filous de tous poils aux intérêts les plus divers. Inquiète de cette effervescence, la police se serait bien passée d'un meurtre particulièrement sordide qui éveille les craintes d'un ultime complot napoléonien. Aussi, l'inspecteur Vladeski va-t-il devoir mener son enquête au sein même de la délégation française, dirigée par le très habile Talleyrand et son plus précieux atout pour séduire les congressistes, Antonin Carême, le meilleur cuisinier du monde...
Natures mortes au Vatican : Roman noir et gastronomique en Italie à la Renaissance de Michèle Barrière
Rome, automne 1570. On court les fêtes somptueuses des princes et des cardinaux. Le vin de Frascati coule à flot et les courtisanes sont belles. François - le héros de Meurtres à la pomme d'or, est devenu secrétaire de Bartolomeo Scappi, le cuisinier personnel du pape. Il l'aide à rédiger son Opera, recueil de quelque mille recettes, toutes plus délicieuses et innovantes les unes que les autres : tourte aux asperges, crème à la hongroise, gâteau d'aubergines, papardelles au bouillon de lièvre, pigeon a la sauge... François et ses amis, les peintres de la nouvelle maniera, des poètes et des chercheurs de merveilles s'adonnent à tous les plaisirs de la dolce vita. Mais des événements inquiétants se précipitent : le peintre Arcimboldo est enlevé, François est victime d'un odieux chantage, une fête amoureuse vire à l'orgie et au massacre. François saura-t-il déjouer les pièges d'un cardinal collectionneur d'art ? Echappera t-il à l'Inquisition. Le lecteur, friand d'aventures et de gastronomie, le suivra de Rome à Naples, puis jusqu'à Genève. Sa quête s'inscrit dans celle de l'Histoire, où les bouleversements de la fin de la Renaissance, les violences et la mort attisent le goût du beau et de la vie. RECUEIL DE RECETTES D'ÉPOQUE À LA FIN DU LIVRE.Natures mortes au Vatican a reçu le Prix Eugénie Brazier du roman de gourmandise, 2007.
Meurtres au potager du roy : Roman noir et gastronomique à Versailles au XVIIe siècle de Michèle Barrière
Château de Versailles, mai 1683. La mode est aux jardins. Louis XIV raffole des légumes primeurs : asperges, petits pois, melons... La Quintinie, directeur des jardins fruitiers et potagers royaux, en détient les secrets. Au Potager du Roy, puis chez un maraîcher du quartier de Pincourt à Paris, des champs de melons sont vandalisés, des jardiniers assassinés. L'existence d'un complot ne fait aucun doute. Benjamin Savoisy - premier garçon-jardinier du Potager - mène l'enquête dans les coulisses de Versailles où officient cuisiniers et maîtres d'hôtel. Elle l'entraînera jusqu'en Hollande, grande puissance coloniale réputée pour son commerce. Saura-t-il faire face aux manœuvres de séduction et aux traîtrises qui vont émailler son chemin ? Quatrième tome des aventures de la famille Savoisy, Meurtres au Potager du Roy poursuit l'histoire de la gastronomie. Il dévoile la révolution culinaire française en marche : les mélanges sucrés-salés sont abandonnés et les herbes potagères remplacent les épices ; le beurre et la crème apparaissent dans les sauces ; les fruits et les légumes jusqu'alors décriés font fureur. Ce roman historique fourmille d'informations sur la vie quotidienne, les fêtes et soupers de la Cour, l'art de manger au XVIIe siècle en Europe. Il met en scène de grands cuisiniers, des jardiniers de génie comme La Quintinie et Bonnefons, des botanistes ou des hommes de science : Tournefort, John Evelyn, Denis Papin...
Meurtres à la pomme d'or de Michèle Barrière
An de grâce 1556: François, étudiant en médecine à Montpellier, n'a qu'une idée en tête: devenir cuisinier. Aux dissections, il préfère l'étude du safran, de la cardamome, du gingembre, du macis et autre maniguette sous la houlette de l'apothicaire Laurent Catalan. Mais une série de morts suspectes sème le trouble dans la ville. Un mystérieux breuvage distribué par un apothicaire ambulant en est la cause. Laurent Catalan, en raison de ses origines juives et de ses sympathies pour les protestants est accusé de complicité et jeté en prison François mène l'enquête jusqu'à Bolog Parviendra-t-il à sauver Catalan?
Souper mortel aux étuves : Roman noir et gastronomique à Paris au Moyen-Age de Michèle Barrière
Paris, 6 janvier 1393. Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans des étuves mal famées de la rue Tirechappe. Constance n'a alors qu'une seule idée : venger son mari. Elle se fait embaucher comme cuisinière par Isabelle la Maquerelle - la patronne des étuves. Elle doit affronter l'irascible Guillaume, - cuisinier à la cour du roi -, qui arrondit ses fins de mois aux étuves. Leurs joutes culinaires deviennent vite l'attraction majeure du quartier de la Grande Boucherie. Dans les rues bruyantes de la capitale, Constance découvre les étals des bouchers, des maraîchers ou des rôtisseurs, apprend à distinguer les poissonniers de mer et d'eau douce. Elle croise colporteurs et marchands d'oublies, goûte une tourte d'épinoches, achète les petits pâtés à la moelle d'Enguerrand le Gros, se régale d'une gaufre ou d'une dariole. A la cour de Charles VI, après le tragique épisode du Bal des Ardents, elle rencontre le célèbre cuisinier Taillevent, auteur du Viandier, - le premier best-seller gastronomique. Malgré les embûches, Constance mène l'enquête et utilise ses talents culinaires pour obtenir des informations. C'est à Bruges, sur la piste des assassins de son mari, qu'elle rencontrera l'amour ! Mais pourra-t-elle échapper au piège mortel qui lui est tendu et confondre ses ennemis ? Souper mortel aux étuves plonge le lecteur au cœur du Paris du Moyen Age. Après Meurtres à la pomme d'or (Agnès Viénot Editions, février 2006), Souper mortel aux étuves est le deuxième roman historique et gastronomique de Michèle Barrière. RECUEIL DE RECETTES D'ÉPOQUE À LA FIN DU LIVRE.
Une gourmandise de Muriel Barbery
C'est un vieil homme qui s'éteint, péniblement alité. Pas n'importe quel homme, mais le plus grand critique gastronomique du monde, qui est parvenu à hausser un art mineur au rang des plus prestigieux, a fait et défait des réputations. Après quelques décennies de boustifailles, d'agapes, "des flots de vin, d'alcools en tout genre, après une vie dans le beurre, la crème, la sauce, la friture, l'excès à toute heure", le vieil homme tire sa révérence, rend son tablier, sa plume. Ce n'est rien, sinon qu'in extremis "une seule chose importe" : le souvenir d'une saveur, "vérité première et ultime de toute une vie". Quelque chose qui lui échappe. Quelque chose d'originel et de merveilleux. Une saveur oubliée, nichée au fond de la mémoire. Il cherche et il ne trouve pas.
La quête de cette saveur, qui pourrait bien être une gourmandise, tout au bout de la vie, est l'occasion de retracer pour le vieil homme l'itinéraire d'une existence vouée à la gastronomie. Un itinéraire tantôt dessiné dans la complaisance ou l'humilité tardive, tantôt redessiné sans concession par les proches de ce pape de la cuisine, les uns après les autres, et toujours à la première personne. Roman à plusieurs voix donc, en une langue parfumée et savoureuse, brossant le portrait d'un homme et le bilan complexe d'une vie à la fois faite de générosité et d'égoïsme. Pour un premier roman, Muriel Barbery réussit là un coup de maître
Cuisine sanglante de Minette Walters
Meurtrière obèse de 120 kg, Olive Martin a été condamnée à perpétuité pour avoir massacré sa mère et sa soeur, débitées en morceaux à la hache sur le sol de la cuisine familiale. Rosalind Leigh, qui a décidé de relater son histoire, réussit à surmonter le dégoût qu'inspire cette créature grotesque et prend le risque de plonger dans les abîmes d'une âme manipulatrice, habituée à être méprisée par son entourage.
La personnalité d'Olive Martin, qui a plaidé coupable et n'est jamais revenue sur ses aveux, ne cessera pas de hanter le lecteur, une fois l'énigme dénouée et le livre refermé. En effet, même si Olive est réhabilitée à l'issue d'une enquête qui devra lever le voile des apparences, le lecteur ne sera pas assuré d'avoir percé la part d'ombre du personnage. L'erreur judiciaire n'est pas toujours là où l'on croit.
Les cuisines du diable de Alain Germain
Que se passe-t-il au Faisan Bleu, grand restaurant parisien, où les clients ont la fâcheuse habitude de s'écrouler brutalement à la fin du menu " dégustation " ? Intrigués par ces morts suspectes, le commissaire Legrand et son ami le docteur Hauterive conjuguent une fois de plus leurs talents pour enrayer l'hécatombe et tenter de résoudre une affaire qui les conduira jusqu'à un vieux grimoire de recettes de cuisine commandé par Catherine de Médicis à son aumônier, l'illustre botaniste André Thévet. Dans cette histoire qui puise ses sources dans les massacres de la Saint-Barthélemy, Alain Germain convie le lecteur à un fabuleux festin en mêlant les saveurs de la Renaissance à celles de nos trois étoiles d'aujourd'hui et l'invite à pénétrer dans l'antre de la haute gastronomie sur fond de guerres de Religion. L'auteur révèle aussi le surprenant secret que certaines plantes recèlent et dont l'usage n'est pas réservé à la seule médecine. Prenez-place et mettez-vous à table pour déguster les mots et les mets alléchants qui vous sont servis ici dans la plus pure tradition du roman noir.
La taverne aux oubliés de Paul Harding
Au coeur du quartier le plus mal famé de Londres où officie tant bien que mal frère Athelstan, La Nuit de Jérusalem est une taverne où escrocs, tire-laine, gueuses et fiers-à-bras aiment à se retrouver pour festoyer. Mais lorsque trois meurtres sont commis au beau milieu de la grande chasse aux rats annuelle, l'endroit devient soudain beaucoup moins attirant ! Les victimes : un pauvre hère pris pour un autre et deux prostituées. Or, les jeunes femmes étaient les filles de Guinevere la blonde, célèbre catin disparue vingt ans auparavant dans des conditions mystérieuses... S'il veut retrouver la quiétude de son église de St Erconwald, frère Athelstan, secrétaire du coroner de Londres, devra plonger dans le passé et faire face à des secrets bien gardés...
Le livre de cuisine de la Série noire de Arlette Lauterbach, Alain Raybaud
lectures sur le thème de la danse
pour le millefeuille
Pas de deux avec la mort de Alain Germain
Paris, 1969. Le rideau s'ouvre sur les Ballets de la Tour Eiffelqui triomphent au Théâtre des Champs Elysées dans une nouvelle production du Lac des cygnes. Sur le plateau règnent jalousie et envie, des sentiments que Madame Olga, ancienne élève du Bolchoï et professeur émérite exacerbe chaque matin lors de son célèbre cours de danse classique. La haine gagne du terrain à chaque représentation. Aux mutilations annoncées par d'étranges lettres anonymes succèdent agressions et disparitions. Menacées, les étoiles Tatiana et Boris sont les premières victimes d'une monstrueuse machination que le jeune docteur Douala et l'inspecteur Legrand vont tenter de déjouer. Le lecteur devient alors le spectateur d'une chorégraphie meurtrière où les interprètes, prisonniers de leur rôle, se perdent dans le destin tragique des personnages qu'ils incarnent. Un bel hommage au monde de la danse écrit par un véritable professionnel de la scène, mais surtout un surprenant roman noir au suspense haletant qui nous entraîne dans les coulisses de la création au fil d'un scénario inventif et machiavélique
Le pétomane au Moulin Rouge de J. Nohain, F. Caradec
En 1890, un monsieur en habit monte sur la scène du Moulin-Rouge à Paris et, sans micro, exécute un long numéro de pets devant un public médusé qui accueille ces roulades et ces imitations avec des hurlements de rire. Joseph Pujol, boulanger marseillais, gagne chaque soir avec du vent plus de deux fois ce que reçoit la grande Sarah Bernhardt dans le répertoire classique. En 1900, le Pétomane faisait rire. En l'an 2000, il ferait scandale. Une histoire souriante - et documentée - du spectacle au temps des années folles, sur lesquelles soufflait... un vent (de folie).
Danse macabre au Moulin-Rouge de Renée Bonneau
Hiver 1895. Les spectateurs qui affluent à l'entrée du Moulin-Rouge découvrent, horrifiés, une femme écartelée et attachée aux grandes ailes, en tenue de cancan. Le lendemain, une autre danseuse est retrouvée éventrée sur une tombe du vieux cimetière de Montmartre. Ces meurtres font penser à ceux de Jack l'Éventreur et l'Angleterre n'est pas très loin... Mais la police a d'autres pistes : les coulisses du Moulin et les maisons closes du quartier que fréquentent voyous, truands et souteneurs. Pourtant, un seul homme peut réellement aider l'inspecteur Berflaut, agent de la Sûreté : son ami et grand connaisseur du monde du spectacle et de la prostitution, le peintre Toulouse-Lautrec. Dans cette intrigue policière foisonnante, les amoureux de Montmartre y retrouveront la gouaille de Jeanne Avril et de la Goulue, la voix d'Aristide Bruant et l'étonnant Valentin le Désossé, mais aussi le monde obscur des grands boulevards, des truands et des prostituées
La valse inachevée de Catherine Clément
En 1874, au bal de la Redoute, à Vienne, un jeune et séduisant fonctionnaire des Affaires étrangères valse avec une femme masquée. Le coup de foudre est réciproque. Elle dit s'appeler Gabrielle.
Franz ne reverra jamais son inconnue. Il recevra d'elle des lettres, des poèmes. Soixante ans plus tard seulement il saura la vérité. Entre-temps, l'Autriche aura vécu une histoire étincelante et dramatique, l'apogée culturel de Vienne, l'épidémie de syphilis, les scandales et les suicides, l'écroulement de l'Empire dans la Première Guerre mondiale...
C'est à partir de faits réels - les poèmes et les lettres nous sont parvenus que Catherine Clément déploie cette bouleversante fresque historique et romanesque, nous dévoilant un des secrets les mieux gardés de l'inconnue du bal de la Redoute : l'impératrice d'Autriche, Elisabeth, Sissi
Le tango du disparu de Pierre Christin
Par un soir de grand vent, un inconnu franchit le seuil d'une esquina, l'un de ces pans coupés d'immeubles de Buenos Aires où se sont toujours accrochées les boîtes à tango. C'est là que débute la carrière d'Enrique Pracànico, mythique joueur de bandonéon dont les débuts sont placés sous le signe du péronisme triomphant, des "trains culturels" qui sillonnent la Pampa, et bientôt aussi des coups d'Etat qui se poursuivront jusqu'à l'effroyable dictature des généraux, à l'issue de laquelle le musicien ne sera plus qu'un disparu parmi tant d'autres. Que s'est-il passé dans cette affaire où se mêlent un bandonéon de marque Double-A (la meilleure) et une organisation d'extrême droite nommée Triple-A (la pire), une sublime représentante de la oligarquia et des justiciers pleins de morgue? Mêlant suspense et histoire d'amour, Le Tango du disparu se lit comme on écoute cette musique inquiète et romanesque, nerveuse et nonchalante. Ecrit au moment où Buenos Aires, martyrisée par la dictature à peine défaite et rongée par l'inflation galopante, peinait à renouer avec son éclat, ce livre témoigne pour une musique qui, après avoir failli disparaître elle-même, reste aujourd'hui plus vivante que jamais.
Tango de Elsa Osorio
A Paris, au Latina on danse le tango. Luis invite Ana à danser. Elle est française et elle aime le tango avec passion. Il est argentin, de passage à Paris pour une dernière tentative d'échapper à une crise économique et psychologique. Un projet de film sur le tango va les réunir. Tango recrée l'histoire d'une ville et d'une musique à travers la saga de deux familles, aux deux bouts de l'échelle sociale, une intrigue sans faille, des personnages attachants et hauts en couleur pour une œuvre littéraire forte où le fantastique revendique la force vitale de l'amour et de la danse. Un cocktail explosif d'amours, de luttes, de joies et de trahisons, et une danse dangereuse et sensuelle qui les réunit en une étreinte.
La Danse océane de Claude Pujade-Renaud
Inventer une danse qui serait habitée par le ressac de l'océan, telle est l'obsession de Doris Humphrey, la célèbre danseuse et chorégraphe américaine des années 1930. L'itinéraire exceptionnel de Doris croise tôt celui de Pauline Lawrence, musicienne et décoratrice. Ensemble, avec leurs compagnons de vie et partenaires de scène, Charles Weidman et José Limon, elles vont créer, s'aimer, se haïr, se lier, se délier, s'opposer à la grande rivale, Martha Graham, protéger les débuts d'une danseuse nommée Louise Brooks...Dans ce texte vibrant et sensuel, Claude PujadeRenaud retrace l'épopée des pionniers de la danse moderne américaine, mais elle se livre aussi, à travers le portrait de la fière, de la volontaire, de l'inflexible Doris Humphrey, vouant son corps et sa vie à la consécration de son entreprise, à une subtile réflexion sur la création et ses exigences.
le Roi danse de Andrée Corbiau, Ève de Castro
Le roi danse. Un film, un livre. En simultané avec sa sortie sur les écrans, les éditions Gallimard sortent en poche le scénario, l'adaptation et les dialogues du film Le roi danse, réalisé par Gérard Corbiau. Le scénario retrace la vie de Lully, musicien attitré de Louis XIV. Le compositeur italien y est présenté dès sa jeunesse comme un être ambitieux entièrement dévoué à son roi. Ce n'est même pas de la dévotion, c'est en réalité une passion secrète et dévorante qui pousse Lully à se dénaturer complètement par amour pour le roi. Pour Sa Majesté, Lully est prêt à tout. Y compris ignorer les souffrances de sa femme ou trahir quand il le faudra son ami Molière. Dans Le roi danse, on assiste à la métamorphose du jeune roi. De jeune homme immature, Louis se transforme au contact de l'enseignement artistique de Lully en Roi-Soleil. Affranchi de la férule de sa mère Anne d'Autriche et du joug du cardinal Mazarin, Louis XIV prend à 22 ans pleinement possession de son corps et de son rang. Il décide de gouverner seul, sans partage possible du pouvoir. Son premier acte de gouvernement est de créer une Académie de la danse. La gloire de Lully, naturalisé français, est à son comble. Plus dure sera la chute... Hommage au Grand Siècle et au Grand Roi, Le roi danse raconte l'influence peu commune d'un artiste sur un roi, mais encore la lourde déception d'un artiste trop amoureux de son roi
Danse ! de Anne Delbée
A trente ans, Nathanaël, énarque parisien, riche et séduisant, rêve d'écrire. Une femme atteinte d'un cancer lui confie sa fille Clara, onze ans, dont le père, violoniste, est introuvable. Cette rencontre va bouleverser la vie de Nathanaël. Clara étudie la danse classique. Il va concevoir pour elle une véritable fascination. La danse sera pour eux deux un monde intemporel et supérieur, permettant de transcender douleurs et frustrations. Mais tôt ou tard, Clara devra prendre son vol et échapper à celui pour qui elle est tout...
La Danse des esprits de John Case
Mike Burke, ex-reporter photographe, mène une vie paisible en Irlande, où il travaille dans une petite société de courtage. Sa tranquillité vole en éclats le jour où le FBI le soupçonne de blanchiment d'argent pour le compte d'un réseau terroriste et fait fermer son cabinet. Pour prouver son innocence, l'ancien reporter n'a alors d'autre choix que de mener lui-même l'enquête. De Belgrade aux Etats-Unis, sa piste le conduit sur les traces de Nikola Tesla, savant excentrique, père du courant alternatif mais aussi, murmure-t-on, d'une découverte potentiellement dévastatrice que les autorités américaines auraient escamotée. Sur les traces également de Jack Wilson, Indien révolté et messianique de la fin du XIXe siècle. Deux hommes, deux chemins singuliers dont Burke se demande comment ils ont fini par se croiser...
Le diable danse avec moi de Patricia Melo
"Le diable danse avec moi" : tels sont les cris de douleur qui griffent la partition de la Dixième Symphonie de Mahler, anéanti par la trahison de celle qu'il a soumise à son despotisme de compositeur. Ils offrent à cette polyphonie contemporaine de Patricia Melo une ardente résonance. L'auteur sonde ici les ténèbres de la jalousie, mettant en scène l'amour pathogène d'un chef tyrannique pour une violoniste de son orchestre, de trente ans sa cadette. Dans un cycle névrotique, le doute s'installe, à la faveur de quelque vétille ou méprise, qui vient rompre une à une les écluses de la raison. L'art et la paranoïa scellent alors un pacte démoniaque. Conflit israélo-palestinien, psychanalyse, judaïsme, misère existentielle, solitude du pouvoir, vicissitudes du quotidien d'un orchestre sont autant d'harmonies dissonantes qui, sous la baguette enlevée de Patricia Melo, finissent par trouver le même diapason. Musique, maestro !
Une danse aux abattoirs de L. Block
Un soir, le producteur Thurman et son épouse surprennent deux cambrioleurs qui, sous la menace d'une arme, ligotent le mari, avant de violer et de tuer la femme. À la suite de ce décès, Thurman hérite d'une importante fortune. Convaincu qu'il a commandité le meurtre, un policier demande au détective privé Matt Scudder de surveiller le producteur. Lors d'un gala de boxe, le privé repère un autre homme qui caresse de façon particulière la tête d'un enfant ; ce geste lui rappelle une cassette vidéo très spéciale que lui avait confié un habitué des Alcooliques anonymes six mois plus tôt. On pouvait y voir un film pornographique dont le clou était l'assassinat non simulé d'un enfant enchaîné par un couple masqué. Après avoir fait réaliser des portraits robots des enfants, Matt entame ses recherches dans les bars louches.
Riche en sordides anecdotes, ce neuvième roman ayant pour héros Matt Scudder est l'un des meilleurs de la série. Une descente aux enfers dans les entrailles sanglantes de New York, où les victimes peuvent passer sans transition du trottoir à l'abattoir
La danse des neuf de Kate Sedley
En cette fin d'hiver brumeuse de 1478, Roger le colporteur reprend la route de Bristol où l'attend sa petite famille. Mais une erreur de parcours l'entraîne jusque dans le village reculé de Lower Brockhurst, à la rencontre d'un nouveau mystère. Une jeune femme à la réputation sulfureuse, Eris Lilywhite, a brutalement disparu quelques mois auparavant, après avoir quitté son fiancé d'une façon pour le moins spectaculaire. Celui-ci est le premier à être suspecté. Mais pour l'intrépide Roger, chargé d'enquêter à la demande de la famille, les réponses trop évidentes ne sont pas forcément les bonnes. Ses recherches vont le mener dans les eaux troubles des haines séculaires et des secrets les mieux gardés du village, au cœur d'obscures superstitions...
Danse macabre au Moulin-Rouge de Renée Bonneau
Hiver 1895. Les spectateurs qui affluent à l'entrée du Moulin-Rouge découvrent, horrifiés, une femme écartelée et attachée aux grandes ailes, en tenue de cancan. Le lendemain, une autre danseuse est retrouvée éventrée sur une tombe du vieux cimetière de Montmartre. Ces meurtres font penser à ceux de Jack l'Éventreur et l'Angleterre n'est pas très loin... Mais la police a d'autres pistes : les coulisses du Moulin et les maisons closes du quartier que fréquentent voyous, truands et souteneurs. Pourtant, un seul homme peut réellement aider l'inspecteur Berflaut, agent de la Sûreté : son ami et grand connaisseur du monde du spectacle et de la prostitution, le peintre Toulouse-Lautrec. Dans cette intrigue policière foisonnante, les amoureux de Montmartre y retrouveront la gouaille de Jeanne Avril et de la Goulue, la voix d'Aristide Bruant et l'étonnant Valentin le Désossé, mais aussi le monde obscur des grands boulevards, des truands et des prostituées.
La danse de l'ours de J. Crumley
Détective privé, Milo Milodragovitch exerce dans le Montana, et ce qu'il aime avant tout, c'est la coke et le peppermint. Normal pour quelqu'un qui s'apitoie sur sa vie passée avec ses cinq ex-épouses et vit reclus dans une région où l'hiver ne pardonne pas. Une certaine Sarah Weddington lui écrit qu'elle souhaiterait le voir. Notre homme part la trouver et il apprend que Sarah est une ancienne maîtresse de son père. Elle lui demande d'enquêter sur les agissements d'un couple qui a l'étrange manie de se rencontrer chaque jeudi après-midi non loin de chez elle, pour s'échanger la modique somme de 5 000 dollars...
Si, au départ, l'enquête semble répondre au caprice d'une vieille dame, elle part sur les chapeaux de roues dès que Milo s'en charge. Crumley excelle dans les dialogues et entraîne le lecteur et son narrateur, l'un des privés les plus déjantés de la littérature, dans une suite de rencontres avec des personnages pittoresques et d'événements des plus rocambolesques
La danse des illusions de Brigitte Aubert
Lors de l'extraordinaire vague de froid qui s'abat sur Paris pendant l'hiver 1895, le jeune reporter Louis Denfert découvre le corps sans vie d'un petit ramoneur en bord de Seine. L'enfant n'a pas succombé à une mort naturelle et Louis apprend bientôt qu'une rumeur enfle dans les bas-fonds de la capitale : un homme en frac et en haut-de-forme, surnommé le Vicomte, rôderait dans Paris, attirant les enfants des rues à bord de son fiacre sous prétexte de leur montrer un fabuleux jouet optique... Tandis que les inventeurs de tout poil se livrent une bataille acharnée pour mettre au point le cinématographe, l'intrépide reporter se lance dans une traque sans merci, du Moulin-Rouge aux ors délabrés du carnaval de Venise, à la recherche d'une mystérieuse caméra et d'un pervers assoiffé de sang. Mais dans les brouillards métiphiques de la lagune, il s'avère plus insaisissable qu'un démon...
La dernière danse des Maoris de Caryl Férey
Sujet : Alice, accompagnée de son père, quitte Paris pour rejoindre sa mère, une géographe partie étudier les fonds marins en Nouvelle-Zélande. Celle-ci vient d'être victime d'un accident d'ULM alors qu'elle survolait la barrière de corail. Mais était-ce vraiment un accident?
Commentaire : Dans ce court roman bien écrit dans un style alerte et vivant, l'auteur nous entraine au coeur du pays Maori. Il nous fait découvrir un peuple aux traditions encore très vivantes qui tente de préserver sa culture et ses rites. Le titre aurait pu être "menaces sur la barrière de corail" puisque c'est le thème du livre. En effet, la mère de l'héroïne, géographe, mène des recherches sur les origines de la destruction de la grande barrière de corail située en Nouvelle-Zélande. Ayant découvert les pratiques illicites de certaines grosses entreprises minières et décidé de les rendre publiques, elle met sa vie en danger. L'auteur veut nous faire prendre conscience que l'activité humaine est à l'origine de la destruction des récifs et de tout un écosystème. Il nous fait ainsi découvrir une Nouvelle-Zélande inconnue et mystérieuse : celle des Maoris. ÂGE: Dès 11 ans
La Danse des paons de Sharon Maas
" Elle ne parvenait pas à détacher ses yeux de cet être humain miniature qui dormait paisiblement la tête posée sur l'oreiller (..). Ce fut un coup de foudre. Dès l'instant où elle posa les yeux sur elle, Rita aima sa sœur d'un amour total où se mêlaient de la vénération et un désir de protection ; un amour trop grand pour une enfant de dix ans. " Rita, petite sauvageonne guyanaise, est le fruit d'un amour interdit entre un Indien et une métisse. Sa mère meurt alors qu'elle n'a que quelques mois et son père est un doux rêveur qui la laisse très souvent libre. Avec l'arrivée de Marilyne, sa belle-mère, la vie de Rita change radicalement. Celle-ci lui impose une règle de conduite très stricte et, par manque de savoir-faire, lui donne la responsabilité d'Isabelle, sa fille qui vient de naître. Une étrange relation va alors se dessiner entre les deux sueurs, faite de haine, de jalousie, d'admiration et d'envie... Voici une fable légère et réaliste sur la recherche du bonheur, un véritable voyage de l'enfance vers l'âge adulte.
Danse, danse, danse de Haruki Murakami
Ce roman est la suite de La Course au mouton sauvage. Le narrateur retourne à Sapporo (Hokkaïdo), à l'Hôtel du Dauphin, à la recherche de Kiki, la call-girl de luxe aux merveilleuses oreilles dont il a entendu en rêve l'appel au secours. L'Hôtel du Dauphin est devenu un immense palace, financé par la spéculation immobiliaire et la corruption. L'un des leitmotive du roman est une scène d'un film de série B, Amour sans espoir, dans lequel tourne l'un de ses anciens condisciples, Gotanda, avec l'énigmatique Kiki. Le narrateur, à Sapporo puis à Tokyo, visionne ce navet de façon obsessionnelle, renoue avec Gotanda et découvre l'existence d'un réseau international de call-girls de luxe. A la fin du livre Gotanda avoue qu'il a tué Kiki, et met fin à ses jours. Entretemps le narrateur aura aimé May, collègue de Kiki, peu après retrouvée étranglée.
Dans une réalité parallèle, l'Homme mouton, déjà messager de l'autre-monde dans La Course au mouton sauvage, rencontré dans les ténèbres paranormales du 15e étage de l'Hôtel du Dauphin, lui aura délivré son injonction: «Danse, continue à danser», qui donne le titre du livre. C'est dans cet hôtel que le narrateur noue une idylle d'abord platonique avec Yumioshi, la jeune fille de la réception, avec laquelle il aura finalement une relation amoureuse, revenant en sa compagnie du monde des ténébres.
L'auteur a intercalé une histoire dans le roman: sa pérégrination avec une jeune fille de quinze ans, Yuki («neige») de Sapporo à Hawaï puis à nouveau à Tokyo.
Le style d'Haruki Murakami reste d'une extrême simplicité, une limpidité en parfaite communion avec l'impression de transparence que dégage le roman. L'oeuvre de Murakami est absolument moderne, sans référence aucune aux classiques japonais. En enquêtant, en «dansant», le héros déchiffre les arcanes singulières de son accès au réel, sur fond d'esthétique du vide et de lucidité zen.
Le narrateur est celui de La course au mouton sauvage, un publicitaire de trente-quatre ans, branché filles, bouffe et scotch, musique pop et vieilles bagnoles. Seul ou en compagnie de filles médiums, le narrateur traverse des états de réalité non ordinaire en certains lieux emblématiques.
Danse avec les loups de Michael Blake
Fort Sedgewick. Un avant-poste au fin fond de l'Ouest sauvage. Trois ou quatre baraques délabrées, une poignée d'hommes épuisés. C'est là qu'est affecté le lieutenant Dunbar. Il rêvait de grands espaces, de batailles glorieuses. A son arrivée, une surprise l'attend : le fort est abandonné, il se retrouve seul. Seul... jusqu'au jour où il découvre une femme blessée qu'il ramène chez les Comanches. Au fil des jours, il gagne leur amitié, apprend leur langue... et tombe amoureux de cette étrange squaw aux yeux couleur de feu, cette Blanche que les Indiens ont enlevée quand elle était enfant. Comme elle, il deviendra un Comanche. Désormais, le lieutenant Dunbar n'existe plus. Il est celui qui " danse avec les loups ". Mais la guerre n'est pas finie. Pour l'armée des Etats-Unis d'Amérique, John Dunbar est un déserteur
Danse macabre de Stephen King
Ce recueil de nouvelles regorge d'inventions et de violence. Le fantastique et l'horreur surgissent au détour des réalités les plus familières. Ainsi... Quand un tueur à gages rentre de voyage, mission accomplie, et qu'il découvre dans un colis arrivé en son absence des soldats de plomb, il a envie de sourire, non ? Il aurait tort... Quand des camions mènent un train d'enfer sur le parking de votre motel et vous assiègent, n'y a-t-il pas de quoi devenir fou ? Surtout quand on s'aperçoit qu'il s'agit de camions sans chauffeur...
La Danse de Gengis Cohn de Romain Gary
" Mon nom est Cohn, Gengis Cohn. Naturellement, Gengis est un pseudonyme : mon vrai prénom était Moïché, mais Gengis allait mieux avec mon genre de drôlerie. Je suis un comique juif et j'étais très connu jadis, dans les cabarets yiddish : d'abord au Schwarze Schickse de Berlin, ensuite au Motke Ganeff de Varsovie, et enfin à Auschiwtz. [...] Personnellement, je ne suis pas resté dans ce camp illustre. Je m'en suis miraculeusement évadé, en décembre 1943, Dieu soit loué. Mais je fus repris quelque mois plus tard, par un détachement de SS sous les ordres du Hauptjudenfresser Schatz, que j'appelle Schatzchen dans l'intimité : un terme câlin qui veut dire " petit trésor ", en allemand. Mon ami est maintenant commissaire de police de première classe, ici, à Licht. [...] Nous ne nous sommes plus quittés, Schatzchen et moi, depuis cette belle journée d'avril 1944. Schatz m'a hébergé : voilà bientôt vingt©deux ans qu'il cache un Juif chez lui. "
Danse de mort de Douglas Preston
Imaginez Sherlock Holmes... engagé dans un combat à mort... contre un frère plus malin que lui. " Mon cher Vincent, si vous lisez ces lignes, cela signifie que je n'ai pas survécu... ". L'inspecteur Pendergast du FBI est donc mort ! Et c'est d'outre-tombe qu'il confie à son ami, le lieutenant D'Agosta, la mission d'empêcher un être démoniaque de commettre le forfait suprême, l'apothéose de sa carrière criminelle. Mais comment D'Agosta pourra-t-il seul, et en sept jours, déjouer un crime dont il ignore tout ? Et comment lutter contre un adversaire supérieurement intelligent : Diogène, le propre frère de l'inspecteur ? Par chance, Aloysius Pendergast se propose de revenir du royaume des défunts pour contrecarrer les desseins de son cadet - qui lui voue une haine sans égale - et se lancer dans une danse de la mort... qui le premier quittera le bal ?
Le Retour du professeur de danse de Henning Mankell
Le jeune policier Stefan Lindman est sous le choc : il vient d'apprendre qu'il a un cancer, et que son ancien collègue Herbert Molin a été torturé mort. Pour tromper son angoisse, il part à l' autre bout de la Suède enquêter sur le meurtre de Molin. Que signifient les traces sanglantes sur le parquet, comme si le tueur avait dansé un tango avec le corps de sa victime ? Les ombres d'un passé très noir se réveillent. Elles ont frappé, et vont frappé encore. Mais Stefan n'a plus rien à perdre...
La Danse des Obeses de Audouin-Mamikonian Sophie
Un serial killer qui cuisine (et tue) avec la virtuosité d un toqué trois étoiles, un suspense macabre aussi raffiné que cruel : tel est le « festin » concocté par une romancière à l imagination... insatiable.Dans la même journée, le capitaine Philippe Heart tombe amoureux alors qu il n y croyait plus et se trouve chargé de l affaire la plus tordue de sa carrière : une série de meurtres atroces qui ne touchent que... des obèses. Apparemment, aucun rapport entre son histoire d amour naissante et la disparition de ces cinq hommes. En réalité, lui comme la belle Elena sont partie prenante de la vengeance mise en uvre par l « obèse killer ». Particulièrement manipulateur et pervers, celui-ci choisit des victimes tout sauf innocentes et sa cruauté n a d égale que l inventivité de ses crimes et la minutie de psychopathe avec lesquelles il les met en scène. Pour remonter sa piste, Heart devra accepter d entrer dans un jeu macabre dont il ignore toutes les règles...
Le mystérieux Docteur Cornélius, Tomes 3 et 4 : Le sculpteur de chair humaine ; Les Lords de la de Gustave Le Rouge
"Tout d'abord, [...] le docteur prit un moulage des deux sujets, et les deux moulages dressés sur deux socles furent revêtus, grâce à la photographie, des couleurs, des teintes exactes de la vie. A l'aide d'injections de paraffine chaude, faites sous l'épiderme, il pourvut le faciès un peu maigre de Baruch des rondeurs que possédait le visage de Joë; [...]. La ressemblance des deux physionomies commença à s'accuser de façon frappante. Ses bras squelettiques retroussés jusqu'aux coudes, Cornélius travaillait avec une ardeur fébrile. Taillant en pleine matière vivante, ajoutant et retranchant suivant le besoin, c'était vraiment alors qu'il méritait son surnom de sculpteur de chair humaine. "
lire sur le thème du violon
Petite recherche pour le millefeuille.
C'est fou ce que le violon inspire les auteurs de fantastique... et encore, juste un survol.
Jupons et violons de Tristan Egolf
Charlie Evans est un brillant violoniste qui, plein d'amertume après avoir été envoyé au casse-pipe dans un concert cauchemardesque, a abandonné le violon et toute idée de vie régulière.
Rêvant de quitter la ville, il habite dans un hôtel miteux au milieu de divers désaxés, dont une vieille connaissance, Tinsel Greetz, anarchiste de pacotille et charlatan avéré. Ne cessant de se houspiller et de s'affronter, Tinsel et Charlie forment pourtant une équipe formidable et, quand ils obtiennent un boulot parfaitement illégal mais hautement lucratif, consistant à massacrer les rats dans les égouts, ils deviennent une véritable terreur.
Après avoir claqué leur paie durement gagnée, tous deux se réveillent dans un étrange hôtel (cinq étoiles !) avec la pire gueule de bois de leur vie. Et quand Charlie fait la connaissance de l'ensorcelante Louise qui les y a accueillis, eh bien, le voilà embringué dans une nouvelle série d'aventures
Violon de Anna Moï
" C'était le jour de la Baleine, et aussi le dernier jour de son enfance, mais cela, Adèle ne le savait pas encore. "
Luthière et poète, rêveuse et fantaisiste, Garance part à la recherche des secrets de son enfance. Ils la ramènent à Roquefleur, en Normandie, dans la maison familiale où elle passait les vacances... jusqu'au drame.
Garance se souvient de ces étés. Sa complicité avec sa sœur Adèle, la lumière intense de ces journées entre prés et falaises, le joyeux capharnaüm familial. Sous-douée pour l'orthographe, Garance fait du langage l'instrument d'inventions verbales cocasses et irrésistibles.
Mais elle a un don extraordinaire l'oreille absolue. Elle pratique le violon puis la lutherie... sans jamais cesser de s'amuser avec les sons, ceux d'un japonais italophone, d'un Brésilien professeur de violon ou encore d'une Russo-polonaise amie d'Adèle.
Par bribes et sauts de mémoire, Garance recompose les syllabes manquantes de son histoire familiale, et réalise ses rêves, " hermétiques à qui n'a pas fréquenté de sorciers, de crapauds, de vaches, de cochons fous, de chiens morts, de caches à trésors et à calamités, de sœur dévorée par les monstres ".
Les sanglots longs des violons...
: Avoir dix-huit ans à Auschwitz
de Violette Jacquet-Silberstein , Yves Pinguilly,
Marcelino Truong (Illustrations)
Ce récit est un témoignage de Violette Jacquet-Silberstein. En 1939, Violette est une lycéenne de 14 ans, au Havre.
La Seconde Guerre mondiale éclate.
Persécutée avec sa famille en tant que Juive, elle est arrêtée sur dénonciation, puis déportée avec ses parents à Auschwitz-Birkenau. Violoniste, elle est affectée à l'orchestre des femmes du camp.
Un violon dans la nuit : La Mémoire des camps (Album) de Didier Daeninckx
Après ses grands-parents, c'est sa vieille tante Esther qu'Alexandra réussit à faire enfin parler
Son premier violon brisé dans un wagon, un numéro tatoue, l'horreur des camps... et la force vitale de la musique.
Alexandra comprend peu à peu le silence lourd qui pesait sur l'histoire de sa famille, l'histoire de son pays
Le violon de Rice Anne
Très différente des histoires de vampires, Anne Rice nous fait vivre ici non pas seulement une histoire de "fantôme" mais aussi une histoire très "humaine" dans laquelle nous suivons l'histoire de l'héroïne de très près.
Anne Rice, par sa façon d'écrire, nous décris parfaitement un état d'esprit particulier, celui de la perte d'un être cher. Cet état d'esprit est très bien calqué par le fait que rien n'a vraiment de sens. Les pensées viennent sans qu'on ne les invites, les souvenirs ressurgissent par un mot, un objet... et rien n'est ordonné.
Et pourtant rien d'autre n'a d'importance. Le présent est accessoire. Très bon style d'écriture, très réaliste.
A côté de cela, on retrouve aussi le désormais traditionnel "bel homme mystérieux" qu'Anne Rice intègre dans chacun de ses romans. Mais cette fois, pas de vampire!
Mais un fantôme au violon ensorcellant. Et nul n'est besoin de connaitre les mélodies des grands musiciens cités pour ressentir l'émotion, la description et faite de sorte que l'on a l'impression d'entendre le violon en fond sonore, la musique venant de loin pendant que nous lisons...
Le violon du fou de Selma Lagerlöf
Gunnar Hede, étudiant à Uppsala, est un jour durement ramené aux réalités de la vie par un ami qui vient lui annoncer que son domaine est en train de tomber en est en décrépitude, que sa mère est ruinée, il décide de rentrer, d'oublier sa musique et d'être enfin raisonnable.
Confiant, le jeune héritier se met donc au travail en investissant leurs derniers sous dans l'élevage. Mais le troupeau est décimé par l'hiver.
Impuissant, désespéré et honteux, Gunnar perd la raison.
Devenu colporteur, il sillonne la région avec sonéternel violon tel un mendiant halluciné, jusqu'au jour où, effrayé par d'obscures visions, il se réfugiedans un cimetière... Menant subtilement le lecteur entre naturalisme et fantastique, Selma Lagerlöf, une fois encore, surprend par la puissance de son écriture.
La hache et le violon de Alain Fleischer
Vers 1933, dans une petite ville d'Europe centrale, un professeur de piano assiste de sa fenêtre aux premiers événements de ce qui pourrait bien être la fin du monde...
La situation de crise et de drame collectif révèle au narrateur certaines aberrations de sa vie privée, que hante une jeune femme, Esther, présence à la fois obsédante et insaisissable.
Toujours vus de sa fenêtre, d'autres événements, comparables, se produisent sous les yeux du même narrateur, dans d'autres lieux, d'abord en 1944, puis dans les premières années du XXIe siècle, alors que la fiction est rattrapée par l'Histoire, avant de prendre à nouveau les devants, vers 2042, en direction de l'utopie, lorsque le pire n'a d'autre issue que dans le rire.
Après, notamment, Les Trapézistes et le Rat, Les Ambitions désavouées et Les Angles morts, Alain Fleischer nous livre un roman riche et foisonnant, une fable captivante menée de main de maître.
La Voix du violon de Andrea Camilleri
"Quand c'est pas le jour c'est pas le jour". Voilà les termes du truculent commissaire Salvo Montalbano de Vigata, Sicile, quand Gallo, son chauffeur qui se prend pour Fangio, entre en collision avec une Twingo mal garée.
L'accident va entraîner indirectement une macabre découverte : le corps nu de Michela Licalzi, une jeune femme assassinée dans une villa à la limite de la zone officielle du commissaire.
Montalbano va devoir mener une enquête complexe, affronter l'hostilité des institutions et les théories d'un collègue plutôt concurrent, tout en devant répondre à la question du mariage à sa compagne Livia, et en étant fort ému par une belle amie de la victime... Comme d'habitude, il prendra quelques libertés avec la légalité pour faire apparaître la vérité.
Foisonnant, drôle, génial. L'immense succès d'Andrea Camilleri, véritable phénomène éditorial, est amplement mérité. On voudrait ne plus quitter la Sicile et cette petite ville imaginaire qui sert de décor tantôt contemporain (comme ici), tantôt historique comme dans La Saison de la chasse ou La Concession du téléphone.
Le flegme, l'humanité et l'humour de Montalbano fonctionnent à merveille. Le commissaire est devenu un véritable ami pour les lecteurs depuis La Forme de l'eau. Rendons encore hommage aux traducteurs (ici Serge Quadruppani et Maruzza Loria) qui savent si bien rendre la chaleur et la musique de cette langue parfumée, mélange d'Italien, de Sicilien et de dialectes régionaux
Les violons du diable - Prix Quai des Orfèvres 2005 de Jules Grasset
Les voûtes de Saint-Louis-en-l'Ile vibrent d'un son ensorcelant... Seule fausse note à cet enchantement, un concert de crimes avec, en ouverture, la dépouille du curé.
De drôles de paroissiens fréquentent le quartier. Entre artistes et grand banditisme, le commissaire Mercier, lui, connaît la musique.
Sur cette île chargée d'histoire, l'enquête décryptera-t-elle le code intime signé " Cremonensis faciebat... " ?
A deux pas du quai des Orfèvres, l'auteur, médecin éminent, subit l'influence d'un autre jules dont le souvenir romanesque hante encore les locaux et les nuits passées au " violon "...
Le violon du diable de Douglas Preston
Qui, sinon le Malin, a tué Jeremy Grove, le critique d'art dont le corps calciné a été retrouvé dans le grenier de sa demeure... fermé de l'intérieur ?
Une chaleur suffocante, une insoutenable odeur de soufre et, surtout, reconnaissable entre toutes, cette empreinte de pied fourchu...
Lorsqu'un deuxième cas tout aussi mystérieux de combustion spontanée est signalé, le doute n'est plus permis. Sauf pour l'inspecteur Aloysius Pendergast, du FBI, qui ne peut accepter cette hypothèse effrayante.
Le violon d'Hitler de Igal Shamir
France 1940. Pourquoi Hitler a-t-il ordonné un soir, à l'issue d'un concert, l'exécution de Gustav Schultz ? Violoniste enrôlé dans l'armée allemande, celui-ci aurait été détenteur d'un prodigieux secret qui aurait provoqué la rage du Führer...
Paris, de nos jours. Ancien agent israélien spécialisé dans la traque des criminels nazis, le violoniste Gal Knobel voit son passé le rattraper lorsqu'un mystérieux cardinal lui propose de découvrir ce qui a déclenché la colère d'Hitler.
Un secret vieux de quatre siècles qui plongerait ses racines dans la Venise de la Renaissance. Effrayant et indicible, il pourrait faire vaciller l'histoire artistique et religieuse européenne. Pour découvrir la vérité, Gal Knobel devra parcourir l'Europe au péril de sa vie : au Vatican, à Venise, Paris et Genève, les nostalgiques du IIIe Reich sont légion à vouloir que le secret d'Hitler reste caché à jamais...
Le Violon de Crémone ; Les Mines de Falun de Ernst Hoffmann
Un soir, dans la petite ville de H., tout le monde s'assemble sous les fenêtres du conseiller Krespel : une sublime voix de femme s'élève dans la nuit.
C'est la belle Antonie qui chante - pour la dernière fois !
Car depuis ce jour, pour une raison mystérieuse, l'excentrique Krespel empêche la jeune fille de chanter et la garde jalousement enfermée dans sa maison...
Un jeune marin suédois se laisse séduire par les discours envoûtants d'un vieux mineur et abandonne la mer pour aller travailler dans les mines de Falun. Mais là, il tombe sous le pouvoir de la géante et tyrannique Reine des métaux, dans son royaume de cristal. Et le piège se referme sur lui...
Voici deux récits fantastiques fascinants écrits par l'un des maîtres du genre. Le dossier de l'édition prolonge la lecture des deux nouvelles par un groupement de textes permettant d'approfondir les caractéristiques du récit fantastique (Mérimée, La Vénus d'Ille, Gautier, Le Pied de momie, et Maupassant, La Chevelure).
Les Violons du roi de Jean Diwo
Jean Diwo nous raconte avec maestria la formation et la vie de celui qui deviendra le plus grand Luthier de tous les temps: Antonio Stradivari.
Mais rassurez vous ça n'est ni ennuyeux, ni long, ni rébarbatif à lire...Bien au contraire c'est un pur moment de bonheur qui nous permet de revivre, ne serait ce qu'un temps, en plein milieux du 17ème siècle au son du violon et de la musique Baroque...
Un roman qui se lit comme une véritable aventure, pleine de rebondissements, d'anecdote et d'histoires dans l'histoire...avec un petit arrière goût d'un film comme "Amadeus" ou "Farinelli"...
Le Violon noir de Maxence Fermine
A Venise, alors envahie par les troupes napoléoniennes, Johannes Karelsky, violoniste au talent reconnu dès l'enfance, enrôlé dans l'armée française et blessé au combat, trouve domicile chez un mystérieux luthier, passionné d'échecs et amateur d'eau-de-vie.
Très vite, entre ces deux hommes du secret, se noue une complicité faite de respect, de silence et de musique, qui se changera en une amitié que la simple évocation d'une voix de femme, dont on ne sait au juste où elle les entraînera, scellera jusque dans la mort.
Le violon noir, douleur et chef-d'œuvre du luthier, est-il en fin de compte l'instrument de leur perte ou de leur rédemption ?
Après Neige, Maxence Fermine nous donne à lire un roman envoûtant, écrit dans une langue concise et poétique.
Un violon sur le toit de Cholem Aleichem
lectures sur le thème du piano
Pour le millefeuille
Les mains du pianiste de Eugenio Fuentes
L'action se déroule à Breda, ville moyenne en pleine croissance, où une modeste- entreprise de construction souhaite se lancer dans une vaste opération d'urbanisation de luxe à la périphérie de la cité. Tel est du moins le projet de l'ambitieuse Miranda, fille du fondateur de la société. Mais les choses se compliquent quand apparaît, jeté au bas d'un immeuble en construction, le cadavre de Martin Ordiales, son associé et homme fort de l'entreprise, qui s'était opposé à ses plans de développement. Les soupçons du lecteur se portent immédiatement sur un pianiste raté qui améliore ses moyens d'existence en éliminant, sur commande, des animaux de compagnie devenus indésirables pour leurs maîtres. En réalité, c'est lui-même qui, craignant d'être accusé, a requis l'assistance du détective Ricardo Cupido pour éclaircir l'affaire. La narration, qui alterne le point de vue du pianiste et ceux des autres personnages, nous introduit dans le réseau serré de leurs vies et de leurs relations. Si la découverte finale n'est pas une totale surprise, l'attention et le mystère à rebondissements nous y amènent sans faiblir.
Pianistes de Anthony Burgess
Petite fille élevée par un père pianiste pour cinémas muets, Ellen va vivre avec lui une incroyable bohème. Une enfance pauvre en shillings mais riche en notes déglinguées, de mémorables leçons de piano paternelles, quelques sordides expériences... Et puis l'entrée dans un pensionnat avant un séjour à Bruxelles dans un couvent de religieuses très ambiguës. Ellen en sortira pute de luxe et femme d'affaires montant des " écoles d'amour " à Bangkok et Hambourg. Quant à son père, il finira, tout à fait désaccordé, dans un marathon pianistique délirant. Une comédie très musicale, poignante, agressive et folle qui est aussi une transposition autobiographique écrite au féminin de l'enfance chahutée d'Anthony Burgess.
Tirez sur le pianiste ! de David Goodis
Jadis concertiste réputé à Carnegie Hall, Eddie a tout perdu à la suite de la trahison et du suicide de son épouse Teresa. Depuis sept ans, il gagne sa vie en jouant du piano dans une boîte de Philadelphie. C'est là que vient le rejoindre Turley, un de ses malfrats de frères qui a escroqué l'Organisation et se trouve, depuis, pourchassé par deux tueurs. Pour l'avoir aidé à s'échapper, Eddie est kidnappé par les truands qui enlèvent également Lena, une serveuse qui travaille dans le même établissement. Mais le couple réussit à fausser compagnie aux kidnappeurs. Eddie, revenu dans sa boîte, se dispute avec son employeur Wallie à qui il reproche d'avoir donné son adresse aux tueurs. Une bagarre s'ensuit au cours de laquelle Wallie meurt. Eddie doit fuir la police…
La Pianiste de Elfriede Jelinek
Elle ne boit pas, ne fume pas, couche encore à 36 ans dans le lit maternel et aime bien rester chez elle. Chaque fois que ses horaires de professeur de piano au conservatoire de Vienne le lui permettent, elle se plaît à fréquenter les cinémas pornos, les peepshows et les fourrés du Prater. Et quand un de ses étudiants tombe amoureux d'elle, Erika Kohut ne sait lui offrir en échange qu'un scénario éculé, propre à redorer la vieille relation du maître et de l'esclave. Cru, féroce et en même temps d'un comique irrésistible, ce livre n'épargne ni l'amour maternel et ses vaines ambitions, ni la vénérable institution qu'est à Vienne la grande musique, ni le sexe et ses névroses.
La Société des Jeunes Pianistes de Ketil Björnstad
La Société des Jeunes Pianistes, c'est le nom que s'est donné un groupe d'adolescents passionnés, à Oslo, à la fin des années 1960. A la fois amis et rivaux, ils ont en commun l'amour de la musique ; pourtant, un seul remportera le concours du " Jeune Maestro ". Tous vont subir une terrible pression de leur entourage, mais surtout d'eux-mêmes. La Société des Jeunes Pianistes est un roman initiatique, grave et subtil, qui évoque le désir, la vie, la mort.
Le Pianiste de W. Szpilman
Ce livre est un document exceptionnel. Par son histoire d'abord publié en 1946 en Pologne, au lendemain de la défaite nazie, il fut presque aussitôt proscrit par le régime communiste d'alors. Il faudra plus de cinquante ans pour que les Polonais et le monde entier découvrent enfin ce témoignage hors du commun, poignant et sobre, récit d'un survivant du ghetto de Varsovie.
Lorsque l'armée hitlérienne envahit la Pologne, Wladyslaw Szpilman est un jeune pianiste. Il vit avec ses parents et ses frères et soeurs à Varsovie et travaille pour Radio Pologne. La chute de la ville entre les mains allemandes fait basculer leur destin. Les portes du ghetto vont bientôt se refermer sur eux, et sur un demi-million de Juifs polonais, condamnés à l'esclavage, aux privations et à la mort.
Szpilman raconte la vie quotidienne, qui continue jusqu'en 1942, les trahisons et les inégalités au sein de la communauté juive enfermée, puis les déportations méthodiques, la perte de sa famille, et la révolte du ghetto, sursaut d'une poignée de désespérés face à une armée allemande suréquipée. Il livre ici le récit halluciné d'une lutte pour la survie.
Le cimetière de pianos de José Luís Peixoto
Dans un quartier populaire de Lisbonne, au début du XXe siècle, une famille d'artisans ébénistes est habitée par le deuil. La seule lumière vient des enfants et peut-être d'anciens pianos inutilisables,qui, entassés dans un local attenant à l'atelier, semblent attendre de revivre. Au cœur de ce roman énigmatique et puissant, un récit à deux voix. Celle du fils, Francisco, mort d'épuisement pendant le marathon des Jeux Olympiques de Stockholm, en 1912, dont il raconte, kilomètre après kilomètre, le déroulement funeste tout en remontant le cours de sa vie. Et celle plus lointaine du père, mort depuis longtemps mais qui semble tout savoir sur le devenir des siens. Une prouesse littéraire servie par une écriture à fleur de nerfs, de larmes et de sensibilité.
Le piano désaccordé de Christine Devars
A vingt ans, Elodie est insouciante comme sa mère, pianiste réputée pour son talent et sa fantaisie. La maladie d'Alzheimer va faire une entrée grimaçante dans leur existence. Une grimace parfois odieuse, souvent comique, toujours attachante. Mais Elodie n'a pas dit son dernier mot. A grand renfort de torpilles d'imagination et de rafales d'amour, avec " cette bonne vieille rage qui vous rend invincible et vous défend de craquer ", la jeune fille nargue le mal qui atteint sa mère. Bientôt déboule Rosita, Cap-Verdienne ahurissante, dame de compagnie bourrée de malice et d'humanité. Avec Boris, le brillant chef d'orchestre, qui n'arrive à dire " je t'aime " qu'à sa baguette mais sera toujours là pour " sa " pianiste, ils forment un étrange quatuor où les interprètes réinventent à leur façon la partition du bonheur. Un livre généreux, bouleversant et tendre.
Aimez-vous Brahms... de Françoise Sagan
Quarante ans. L'âge de la plénitude ? Françoise Sagan s'interroge, à travers le personnage de Paule. Paule est décoratrice, divorcée et vit seule. Elle est séduisante et pourtant son visage a perdu sa fraîcheur. Il a quelquechose de résigné. Elle aime Roger depuis six ans et résiste patiemment à ses infidélités. Elle est son point d'ancrage, elle le sait. Mais l'attente et la solitude l'éprouvent chaque jour davantage. Elle rencontre un jeune homme, Simon, le fils d'une cliente, qui s'éprend d'elle passionnément.
L'auteur évoque cette relation triangulaire du point de vue de chaque personnage. Mais dans le fond, il s'agit surtout de Paule, de ses doutes, de ses renoncements, de ses désirs. Françoise Sagan scrute avec tendresse les réactions de cette femme qui se laisse aimer éperdument, comme si c'était la dernière fois.
L'analyse psychologique est subtile. Mais le ton est résolument léger. La lecture de ce roman invite au sourire ; Un sens de la dérision sous-tend l'écriture constamment et livre un regard bienveillant sur l'existence
Un piano dans l'herbe de Sagan Françoise
Le piano rouge (Album) de André Leblanc
La leçon de piano de Jane Campion
Au piano de Jean Echenoz
Si vous en étiez restés à la classique formule existentielle sur l'enfer, il faut absolument que vous lisiez le dernier roman de Jean Echenoz où les fonds infernaux font peau neuve. L'enfer n'est plus les autres. L'enfer, c'est ne jamais retrouver une personne que l'on devait absolument retrouver. En apparence, l'histoire est on ne peut plus simple : Max, un pianiste alcoolique qui pourrait être la métaphore de l'écrivain lui-même, est amoureux d'une femme à qui il n'a jamais avoué son amour et qu'il a perdu de vue depuis ses années d'étude. Il meurt sans la retrouver, un soir où il est attaqué par des voyous. Mort, il se retrouve au Centre, une version moderne du purgatoire, où il attend son verdict. Ira-t-il au Parc (le paradis) ou bien en Section urbaine (l'Enfer) ? On tranche pour la Section urbaine et Max revient sur terre, mais avec l'interdiction formelle de retrouver quiconque a fait partie de son passé.
En profondeur, l'histoire est plus complexe : dans les bas-fonds de cette terre, qui nous manipule ? Qui organise nos solitudes et nos amours blessées ? Au piano est donc un livre souterrain qui tourne sur lui-même autant que Max et ses quelques amis le font. C'est en tout cas un magnifique livre sur la peur de vivre
L'Accordeur de piano de Daniel Mason
Londres, dans les brumes d’un après-midi d’octobre 1886. Edgar Drake reçoit une étrange requête du ministère de la Guerre. Il doit quitter sa femme et sa paisible vie londonienne pour partir dans la jungle de Birmanie, afin d’accorder un piano Erard très rare. L’instrument appartient au médecin-général Anthony Carroll, un énigmatique officier anglais dont les succès à ramener la paix dans les états Shan sont devenus légendaires, mais dont les méthodes peu orthodoxes ont soulevé la méfiance de ses supérieurs. Ainsi commence le voyage d’Edgar à travers l’Europe, la mer Rouge, l’Inde , pour atteindre enfin la Birmanie, et les terres les plus reculées des Etats Shan. Sur le chemin, des soldats, des mystiques, des bandits et des conteurs croisent sa route...
L'accordeur de pianos de Pascal Mercier
Le célèbre ténor Antonio di Malfitano est abattu d’un coup de pistolet sur la scène de la Scala de Milan, au beau milieu d’une représentation de Tosca de Puccini. L’assassin est dans la salle. Ses enfants, des jumeaux, Patrice et Patricia, regagnent le foyer familial berlinois afin de comprendre ce qui a pu pousser leur père, accordeur de pianos réputé et piètre compositeur d’opéras, à commettre cet acte pathétique. Fut-il assisté de sa femme, qui n’a pu réaliser son rêve d’être danseuse à cause d’un accident ? En sondant les profondeurs du passé, ils vont découvrir la cause de son désespoir et de celui de toute la famille. Et si le crime avait finalement été orchestré par la musique ? L’histoire est racontée par les jumeaux, qui, pour vaincre leur désir de s’unir, ont fui à des endroits opposés de la planète. Ils s’écrivent l’un à l’autre les sept cahiers qui constituent ce livre. Faisant le constat de l’éternel retour d’une même malédiction, ils trouveront peut-être les clefs pour se libérer de leur dépendance maladive.
Avec sa profonde connaissance de l’âme humaine associée à la précision d’une analyse au scalpel, Pascal Mercier raconte le destin tragique d’une famille, vouée à des passions dangereuses et détruite par une succession d’échecs.
La fille de l'homme au piano de Timothy Findley
30 septembre 2008
Polar mystico-politico-ésotérique : Arnaud Delalande
Un petit tour dans la littérature bizaroïde...
L'Eglise de Satan de Arnaud Delalande
Début du XXIe siècle : un érudit, Antoine Desclaibes, exhume de l'" enfer " de la Bibliothèque nationale un mystérieux poème occitan, qu'il tente de décrypter.
XIIIe siècle : Escartille, troubadour naïf et rebelle, est lancé au milieu d'une guerre sans merci.
Les cathares - l'Eglise de Satan - sont la cible des autorités de Rome et se dressent contre l'étau de l'Inquisition.
La tempête se déchaîne : des villes entières sont rasées, des milliers de personnes conduites au bûcher.
Le Diable est sur le monde - mais dans quel camp ? Escartille sillonne des campagnes dévastées, prêt à tout pour retrouver Louve, la belle Aragonaise dont il est tombé follement amoureux avant la guerre, à la cour de Puivert.
Il n'y aura bientôt qu'un seul refuge : le château-temple de Montségur, forteresse située sur un pic des Pyrénées ariégeoises. Là se jouera le sort de l'Eglise de Satan qui, encerclée par les forces du pape et du roi de France, défie la raison officielle...
Mais sous le poème composé par le troubadour se cache une vérité insoutenable. Au milieu du sang et de la fureur, un cavalier sans nom détient le plus grand secret de l'histoire de la Chrétienté.
Dans l'" enfer " de la Nationale, Antoine Desclaibes commence à lire entre les lignes, se précipitant au-devant d'une révélation qui pourrait changer notre conception du monde...
La Musique des morts de Arnaud Delalande
Fabriqué au début du XVIIIe siècle par un obscur luthier russe, le Cygne est un violon prodigieux, qui n'a rien à envier aux meilleurs Stradivarius.
Paganini, dit-on, aurait emporté l'instrument dans sa tombe...
De nos jours, à Paris, le Cygne obsède un compositeur-célèbre, Igor Vissevitch; qui prépare son ultime chef-d'œuvre.
Il charge son fils Frédéric de se rendre à Prague pour retrouver la trace de l'instrument.
C'est là que le jeune homme fait la connaissance du rabbin Elie Bogdanowicz, luthier de renom, qui lui remet le violon tout en l'instruisant sur sa généalogie légendaire.
Mais Elie est assassiné. Et Igor Vissevitch est tué dans de troubles circonstances. Frédéric n'a qu'une seule piste : une partition du Mouvement perpétuel, une pièce de Paganini réputée injouable...
Le Piège de Dante de Arnaud Delalande
1756. La Venise des Lumières. Un meurtre atroce - une crucifixion - est commis en plein cœur d'un théâtre de la Sérénissime.
Pour mener l'enquête, le Doge fait libérer Pietro Viravolta, aventurier et séducteur, qui croupit dans une geôle aux côtés de Casanova...
Ses recherches le conduisent tour à tour chez Luciana, la maîtresse d'un sénateur ;
Spadetti, le maître verrier de Murano ;
ou encore Caffelli, le prêtre tourmenté de San Giorgio Maggiore...
Lorsque ce dernier est assassiné, Pietro découvre l'existence d'une secte.
En se plongeant dans La Divine Comédie de Dante, il comprend que ces mises à mort reproduisent les châtiments des Neuf Cercles de l'Inferno... qui doivent se solder par l'apparition de Lucifer en personne !
Truffé de rebondissements, Le Piège de Dante mêle le suspense du thriller à la jubilation du roman d'aventures.
Grand merci a Jean-Louis Roche de m'indiquer ces titres... Les résumés ne me tentent guère, mais pourquoi pas...
Il m'indique également Dan Brown... mais après avoir lu avec difficultés son da Vinci code, pas vraiment envie de lire autre chose...
Autres titres que je ne lirai pas (issu d'une série de M6)















