06 novembre 2008
lectures sur le thème de la gastronomie
Pour le millefeuille
La Gastronomie considérée comme un art... je pense que les livres de Michèle Barrière, notamment "Natures mortes au Vatican" est celui qui y correspond le plus.
Sinon, voir également Camilleri qui en parle beaucoup dans ses polars. A d'ailleurs commis un livre de recettes.
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Le cuisinier de Talleyrand : Meurtre au congrès de Vienne de Jean-Christophe Duchon-Doris
En cet automne 1814, toute l'Europe s'est donné rendez-vous à Vienne. A l'instigation des vainqueurs de Napoléon, un grand congrès va s'ouvrir pour régler la succession de l'Empire et la capitale autrichienne grouille de diplomates, d'espions, de courtisanes et de filous de tous poils aux intérêts les plus divers. Inquiète de cette effervescence, la police se serait bien passée d'un meurtre particulièrement sordide qui éveille les craintes d'un ultime complot napoléonien. Aussi, l'inspecteur Vladeski va-t-il devoir mener son enquête au sein même de la délégation française, dirigée par le très habile Talleyrand et son plus précieux atout pour séduire les congressistes, Antonin Carême, le meilleur cuisinier du monde...
Natures mortes au Vatican : Roman noir et gastronomique en Italie à la Renaissance de Michèle Barrière
Rome, automne 1570. On court les fêtes somptueuses des princes et des cardinaux. Le vin de Frascati coule à flot et les courtisanes sont belles. François - le héros de Meurtres à la pomme d'or, est devenu secrétaire de Bartolomeo Scappi, le cuisinier personnel du pape. Il l'aide à rédiger son Opera, recueil de quelque mille recettes, toutes plus délicieuses et innovantes les unes que les autres : tourte aux asperges, crème à la hongroise, gâteau d'aubergines, papardelles au bouillon de lièvre, pigeon a la sauge... François et ses amis, les peintres de la nouvelle maniera, des poètes et des chercheurs de merveilles s'adonnent à tous les plaisirs de la dolce vita. Mais des événements inquiétants se précipitent : le peintre Arcimboldo est enlevé, François est victime d'un odieux chantage, une fête amoureuse vire à l'orgie et au massacre. François saura-t-il déjouer les pièges d'un cardinal collectionneur d'art ? Echappera t-il à l'Inquisition. Le lecteur, friand d'aventures et de gastronomie, le suivra de Rome à Naples, puis jusqu'à Genève. Sa quête s'inscrit dans celle de l'Histoire, où les bouleversements de la fin de la Renaissance, les violences et la mort attisent le goût du beau et de la vie. RECUEIL DE RECETTES D'ÉPOQUE À LA FIN DU LIVRE.Natures mortes au Vatican a reçu le Prix Eugénie Brazier du roman de gourmandise, 2007.
Meurtres au potager du roy : Roman noir et gastronomique à Versailles au XVIIe siècle de Michèle Barrière
Château de Versailles, mai 1683. La mode est aux jardins. Louis XIV raffole des légumes primeurs : asperges, petits pois, melons... La Quintinie, directeur des jardins fruitiers et potagers royaux, en détient les secrets. Au Potager du Roy, puis chez un maraîcher du quartier de Pincourt à Paris, des champs de melons sont vandalisés, des jardiniers assassinés. L'existence d'un complot ne fait aucun doute. Benjamin Savoisy - premier garçon-jardinier du Potager - mène l'enquête dans les coulisses de Versailles où officient cuisiniers et maîtres d'hôtel. Elle l'entraînera jusqu'en Hollande, grande puissance coloniale réputée pour son commerce. Saura-t-il faire face aux manœuvres de séduction et aux traîtrises qui vont émailler son chemin ? Quatrième tome des aventures de la famille Savoisy, Meurtres au Potager du Roy poursuit l'histoire de la gastronomie. Il dévoile la révolution culinaire française en marche : les mélanges sucrés-salés sont abandonnés et les herbes potagères remplacent les épices ; le beurre et la crème apparaissent dans les sauces ; les fruits et les légumes jusqu'alors décriés font fureur. Ce roman historique fourmille d'informations sur la vie quotidienne, les fêtes et soupers de la Cour, l'art de manger au XVIIe siècle en Europe. Il met en scène de grands cuisiniers, des jardiniers de génie comme La Quintinie et Bonnefons, des botanistes ou des hommes de science : Tournefort, John Evelyn, Denis Papin...
Meurtres à la pomme d'or de Michèle Barrière
An de grâce 1556: François, étudiant en médecine à Montpellier, n'a qu'une idée en tête: devenir cuisinier. Aux dissections, il préfère l'étude du safran, de la cardamome, du gingembre, du macis et autre maniguette sous la houlette de l'apothicaire Laurent Catalan. Mais une série de morts suspectes sème le trouble dans la ville. Un mystérieux breuvage distribué par un apothicaire ambulant en est la cause. Laurent Catalan, en raison de ses origines juives et de ses sympathies pour les protestants est accusé de complicité et jeté en prison François mène l'enquête jusqu'à Bolog Parviendra-t-il à sauver Catalan?
Souper mortel aux étuves : Roman noir et gastronomique à Paris au Moyen-Age de Michèle Barrière
Paris, 6 janvier 1393. Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans des étuves mal famées de la rue Tirechappe. Constance n'a alors qu'une seule idée : venger son mari. Elle se fait embaucher comme cuisinière par Isabelle la Maquerelle - la patronne des étuves. Elle doit affronter l'irascible Guillaume, - cuisinier à la cour du roi -, qui arrondit ses fins de mois aux étuves. Leurs joutes culinaires deviennent vite l'attraction majeure du quartier de la Grande Boucherie. Dans les rues bruyantes de la capitale, Constance découvre les étals des bouchers, des maraîchers ou des rôtisseurs, apprend à distinguer les poissonniers de mer et d'eau douce. Elle croise colporteurs et marchands d'oublies, goûte une tourte d'épinoches, achète les petits pâtés à la moelle d'Enguerrand le Gros, se régale d'une gaufre ou d'une dariole. A la cour de Charles VI, après le tragique épisode du Bal des Ardents, elle rencontre le célèbre cuisinier Taillevent, auteur du Viandier, - le premier best-seller gastronomique. Malgré les embûches, Constance mène l'enquête et utilise ses talents culinaires pour obtenir des informations. C'est à Bruges, sur la piste des assassins de son mari, qu'elle rencontrera l'amour ! Mais pourra-t-elle échapper au piège mortel qui lui est tendu et confondre ses ennemis ? Souper mortel aux étuves plonge le lecteur au cœur du Paris du Moyen Age. Après Meurtres à la pomme d'or (Agnès Viénot Editions, février 2006), Souper mortel aux étuves est le deuxième roman historique et gastronomique de Michèle Barrière. RECUEIL DE RECETTES D'ÉPOQUE À LA FIN DU LIVRE.
Une gourmandise de Muriel Barbery
C'est un vieil homme qui s'éteint, péniblement alité. Pas n'importe quel homme, mais le plus grand critique gastronomique du monde, qui est parvenu à hausser un art mineur au rang des plus prestigieux, a fait et défait des réputations. Après quelques décennies de boustifailles, d'agapes, "des flots de vin, d'alcools en tout genre, après une vie dans le beurre, la crème, la sauce, la friture, l'excès à toute heure", le vieil homme tire sa révérence, rend son tablier, sa plume. Ce n'est rien, sinon qu'in extremis "une seule chose importe" : le souvenir d'une saveur, "vérité première et ultime de toute une vie". Quelque chose qui lui échappe. Quelque chose d'originel et de merveilleux. Une saveur oubliée, nichée au fond de la mémoire. Il cherche et il ne trouve pas.
La quête de cette saveur, qui pourrait bien être une gourmandise, tout au bout de la vie, est l'occasion de retracer pour le vieil homme l'itinéraire d'une existence vouée à la gastronomie. Un itinéraire tantôt dessiné dans la complaisance ou l'humilité tardive, tantôt redessiné sans concession par les proches de ce pape de la cuisine, les uns après les autres, et toujours à la première personne. Roman à plusieurs voix donc, en une langue parfumée et savoureuse, brossant le portrait d'un homme et le bilan complexe d'une vie à la fois faite de générosité et d'égoïsme. Pour un premier roman, Muriel Barbery réussit là un coup de maître
Cuisine sanglante de Minette Walters
Meurtrière obèse de 120 kg, Olive Martin a été condamnée à perpétuité pour avoir massacré sa mère et sa soeur, débitées en morceaux à la hache sur le sol de la cuisine familiale. Rosalind Leigh, qui a décidé de relater son histoire, réussit à surmonter le dégoût qu'inspire cette créature grotesque et prend le risque de plonger dans les abîmes d'une âme manipulatrice, habituée à être méprisée par son entourage.
La personnalité d'Olive Martin, qui a plaidé coupable et n'est jamais revenue sur ses aveux, ne cessera pas de hanter le lecteur, une fois l'énigme dénouée et le livre refermé. En effet, même si Olive est réhabilitée à l'issue d'une enquête qui devra lever le voile des apparences, le lecteur ne sera pas assuré d'avoir percé la part d'ombre du personnage. L'erreur judiciaire n'est pas toujours là où l'on croit.
Les cuisines du diable de Alain Germain
Que se passe-t-il au Faisan Bleu, grand restaurant parisien, où les clients ont la fâcheuse habitude de s'écrouler brutalement à la fin du menu " dégustation " ? Intrigués par ces morts suspectes, le commissaire Legrand et son ami le docteur Hauterive conjuguent une fois de plus leurs talents pour enrayer l'hécatombe et tenter de résoudre une affaire qui les conduira jusqu'à un vieux grimoire de recettes de cuisine commandé par Catherine de Médicis à son aumônier, l'illustre botaniste André Thévet. Dans cette histoire qui puise ses sources dans les massacres de la Saint-Barthélemy, Alain Germain convie le lecteur à un fabuleux festin en mêlant les saveurs de la Renaissance à celles de nos trois étoiles d'aujourd'hui et l'invite à pénétrer dans l'antre de la haute gastronomie sur fond de guerres de Religion. L'auteur révèle aussi le surprenant secret que certaines plantes recèlent et dont l'usage n'est pas réservé à la seule médecine. Prenez-place et mettez-vous à table pour déguster les mots et les mets alléchants qui vous sont servis ici dans la plus pure tradition du roman noir.
La taverne aux oubliés de Paul Harding
Au coeur du quartier le plus mal famé de Londres où officie tant bien que mal frère Athelstan, La Nuit de Jérusalem est une taverne où escrocs, tire-laine, gueuses et fiers-à-bras aiment à se retrouver pour festoyer. Mais lorsque trois meurtres sont commis au beau milieu de la grande chasse aux rats annuelle, l'endroit devient soudain beaucoup moins attirant ! Les victimes : un pauvre hère pris pour un autre et deux prostituées. Or, les jeunes femmes étaient les filles de Guinevere la blonde, célèbre catin disparue vingt ans auparavant dans des conditions mystérieuses... S'il veut retrouver la quiétude de son église de St Erconwald, frère Athelstan, secrétaire du coroner de Londres, devra plonger dans le passé et faire face à des secrets bien gardés...
Le livre de cuisine de la Série noire de Arlette Lauterbach, Alain Raybaud
lectures sur le thème de la danse
pour le millefeuille
Pas de deux avec la mort de Alain Germain
Paris, 1969. Le rideau s'ouvre sur les Ballets de la Tour Eiffelqui triomphent au Théâtre des Champs Elysées dans une nouvelle production du Lac des cygnes. Sur le plateau règnent jalousie et envie, des sentiments que Madame Olga, ancienne élève du Bolchoï et professeur émérite exacerbe chaque matin lors de son célèbre cours de danse classique. La haine gagne du terrain à chaque représentation. Aux mutilations annoncées par d'étranges lettres anonymes succèdent agressions et disparitions. Menacées, les étoiles Tatiana et Boris sont les premières victimes d'une monstrueuse machination que le jeune docteur Douala et l'inspecteur Legrand vont tenter de déjouer. Le lecteur devient alors le spectateur d'une chorégraphie meurtrière où les interprètes, prisonniers de leur rôle, se perdent dans le destin tragique des personnages qu'ils incarnent. Un bel hommage au monde de la danse écrit par un véritable professionnel de la scène, mais surtout un surprenant roman noir au suspense haletant qui nous entraîne dans les coulisses de la création au fil d'un scénario inventif et machiavélique
Le pétomane au Moulin Rouge de J. Nohain, F. Caradec
En 1890, un monsieur en habit monte sur la scène du Moulin-Rouge à Paris et, sans micro, exécute un long numéro de pets devant un public médusé qui accueille ces roulades et ces imitations avec des hurlements de rire. Joseph Pujol, boulanger marseillais, gagne chaque soir avec du vent plus de deux fois ce que reçoit la grande Sarah Bernhardt dans le répertoire classique. En 1900, le Pétomane faisait rire. En l'an 2000, il ferait scandale. Une histoire souriante - et documentée - du spectacle au temps des années folles, sur lesquelles soufflait... un vent (de folie).
Danse macabre au Moulin-Rouge de Renée Bonneau
Hiver 1895. Les spectateurs qui affluent à l'entrée du Moulin-Rouge découvrent, horrifiés, une femme écartelée et attachée aux grandes ailes, en tenue de cancan. Le lendemain, une autre danseuse est retrouvée éventrée sur une tombe du vieux cimetière de Montmartre. Ces meurtres font penser à ceux de Jack l'Éventreur et l'Angleterre n'est pas très loin... Mais la police a d'autres pistes : les coulisses du Moulin et les maisons closes du quartier que fréquentent voyous, truands et souteneurs. Pourtant, un seul homme peut réellement aider l'inspecteur Berflaut, agent de la Sûreté : son ami et grand connaisseur du monde du spectacle et de la prostitution, le peintre Toulouse-Lautrec. Dans cette intrigue policière foisonnante, les amoureux de Montmartre y retrouveront la gouaille de Jeanne Avril et de la Goulue, la voix d'Aristide Bruant et l'étonnant Valentin le Désossé, mais aussi le monde obscur des grands boulevards, des truands et des prostituées
La valse inachevée de Catherine Clément
En 1874, au bal de la Redoute, à Vienne, un jeune et séduisant fonctionnaire des Affaires étrangères valse avec une femme masquée. Le coup de foudre est réciproque. Elle dit s'appeler Gabrielle.
Franz ne reverra jamais son inconnue. Il recevra d'elle des lettres, des poèmes. Soixante ans plus tard seulement il saura la vérité. Entre-temps, l'Autriche aura vécu une histoire étincelante et dramatique, l'apogée culturel de Vienne, l'épidémie de syphilis, les scandales et les suicides, l'écroulement de l'Empire dans la Première Guerre mondiale...
C'est à partir de faits réels - les poèmes et les lettres nous sont parvenus que Catherine Clément déploie cette bouleversante fresque historique et romanesque, nous dévoilant un des secrets les mieux gardés de l'inconnue du bal de la Redoute : l'impératrice d'Autriche, Elisabeth, Sissi
Le tango du disparu de Pierre Christin
Par un soir de grand vent, un inconnu franchit le seuil d'une esquina, l'un de ces pans coupés d'immeubles de Buenos Aires où se sont toujours accrochées les boîtes à tango. C'est là que débute la carrière d'Enrique Pracànico, mythique joueur de bandonéon dont les débuts sont placés sous le signe du péronisme triomphant, des "trains culturels" qui sillonnent la Pampa, et bientôt aussi des coups d'Etat qui se poursuivront jusqu'à l'effroyable dictature des généraux, à l'issue de laquelle le musicien ne sera plus qu'un disparu parmi tant d'autres. Que s'est-il passé dans cette affaire où se mêlent un bandonéon de marque Double-A (la meilleure) et une organisation d'extrême droite nommée Triple-A (la pire), une sublime représentante de la oligarquia et des justiciers pleins de morgue? Mêlant suspense et histoire d'amour, Le Tango du disparu se lit comme on écoute cette musique inquiète et romanesque, nerveuse et nonchalante. Ecrit au moment où Buenos Aires, martyrisée par la dictature à peine défaite et rongée par l'inflation galopante, peinait à renouer avec son éclat, ce livre témoigne pour une musique qui, après avoir failli disparaître elle-même, reste aujourd'hui plus vivante que jamais.
Tango de Elsa Osorio
A Paris, au Latina on danse le tango. Luis invite Ana à danser. Elle est française et elle aime le tango avec passion. Il est argentin, de passage à Paris pour une dernière tentative d'échapper à une crise économique et psychologique. Un projet de film sur le tango va les réunir. Tango recrée l'histoire d'une ville et d'une musique à travers la saga de deux familles, aux deux bouts de l'échelle sociale, une intrigue sans faille, des personnages attachants et hauts en couleur pour une œuvre littéraire forte où le fantastique revendique la force vitale de l'amour et de la danse. Un cocktail explosif d'amours, de luttes, de joies et de trahisons, et une danse dangereuse et sensuelle qui les réunit en une étreinte.
La Danse océane de Claude Pujade-Renaud
Inventer une danse qui serait habitée par le ressac de l'océan, telle est l'obsession de Doris Humphrey, la célèbre danseuse et chorégraphe américaine des années 1930. L'itinéraire exceptionnel de Doris croise tôt celui de Pauline Lawrence, musicienne et décoratrice. Ensemble, avec leurs compagnons de vie et partenaires de scène, Charles Weidman et José Limon, elles vont créer, s'aimer, se haïr, se lier, se délier, s'opposer à la grande rivale, Martha Graham, protéger les débuts d'une danseuse nommée Louise Brooks...Dans ce texte vibrant et sensuel, Claude PujadeRenaud retrace l'épopée des pionniers de la danse moderne américaine, mais elle se livre aussi, à travers le portrait de la fière, de la volontaire, de l'inflexible Doris Humphrey, vouant son corps et sa vie à la consécration de son entreprise, à une subtile réflexion sur la création et ses exigences.
le Roi danse de Andrée Corbiau, Ève de Castro
Le roi danse. Un film, un livre. En simultané avec sa sortie sur les écrans, les éditions Gallimard sortent en poche le scénario, l'adaptation et les dialogues du film Le roi danse, réalisé par Gérard Corbiau. Le scénario retrace la vie de Lully, musicien attitré de Louis XIV. Le compositeur italien y est présenté dès sa jeunesse comme un être ambitieux entièrement dévoué à son roi. Ce n'est même pas de la dévotion, c'est en réalité une passion secrète et dévorante qui pousse Lully à se dénaturer complètement par amour pour le roi. Pour Sa Majesté, Lully est prêt à tout. Y compris ignorer les souffrances de sa femme ou trahir quand il le faudra son ami Molière. Dans Le roi danse, on assiste à la métamorphose du jeune roi. De jeune homme immature, Louis se transforme au contact de l'enseignement artistique de Lully en Roi-Soleil. Affranchi de la férule de sa mère Anne d'Autriche et du joug du cardinal Mazarin, Louis XIV prend à 22 ans pleinement possession de son corps et de son rang. Il décide de gouverner seul, sans partage possible du pouvoir. Son premier acte de gouvernement est de créer une Académie de la danse. La gloire de Lully, naturalisé français, est à son comble. Plus dure sera la chute... Hommage au Grand Siècle et au Grand Roi, Le roi danse raconte l'influence peu commune d'un artiste sur un roi, mais encore la lourde déception d'un artiste trop amoureux de son roi
Danse ! de Anne Delbée
A trente ans, Nathanaël, énarque parisien, riche et séduisant, rêve d'écrire. Une femme atteinte d'un cancer lui confie sa fille Clara, onze ans, dont le père, violoniste, est introuvable. Cette rencontre va bouleverser la vie de Nathanaël. Clara étudie la danse classique. Il va concevoir pour elle une véritable fascination. La danse sera pour eux deux un monde intemporel et supérieur, permettant de transcender douleurs et frustrations. Mais tôt ou tard, Clara devra prendre son vol et échapper à celui pour qui elle est tout...
La Danse des esprits de John Case
Mike Burke, ex-reporter photographe, mène une vie paisible en Irlande, où il travaille dans une petite société de courtage. Sa tranquillité vole en éclats le jour où le FBI le soupçonne de blanchiment d'argent pour le compte d'un réseau terroriste et fait fermer son cabinet. Pour prouver son innocence, l'ancien reporter n'a alors d'autre choix que de mener lui-même l'enquête. De Belgrade aux Etats-Unis, sa piste le conduit sur les traces de Nikola Tesla, savant excentrique, père du courant alternatif mais aussi, murmure-t-on, d'une découverte potentiellement dévastatrice que les autorités américaines auraient escamotée. Sur les traces également de Jack Wilson, Indien révolté et messianique de la fin du XIXe siècle. Deux hommes, deux chemins singuliers dont Burke se demande comment ils ont fini par se croiser...
Le diable danse avec moi de Patricia Melo
"Le diable danse avec moi" : tels sont les cris de douleur qui griffent la partition de la Dixième Symphonie de Mahler, anéanti par la trahison de celle qu'il a soumise à son despotisme de compositeur. Ils offrent à cette polyphonie contemporaine de Patricia Melo une ardente résonance. L'auteur sonde ici les ténèbres de la jalousie, mettant en scène l'amour pathogène d'un chef tyrannique pour une violoniste de son orchestre, de trente ans sa cadette. Dans un cycle névrotique, le doute s'installe, à la faveur de quelque vétille ou méprise, qui vient rompre une à une les écluses de la raison. L'art et la paranoïa scellent alors un pacte démoniaque. Conflit israélo-palestinien, psychanalyse, judaïsme, misère existentielle, solitude du pouvoir, vicissitudes du quotidien d'un orchestre sont autant d'harmonies dissonantes qui, sous la baguette enlevée de Patricia Melo, finissent par trouver le même diapason. Musique, maestro !
Une danse aux abattoirs de L. Block
Un soir, le producteur Thurman et son épouse surprennent deux cambrioleurs qui, sous la menace d'une arme, ligotent le mari, avant de violer et de tuer la femme. À la suite de ce décès, Thurman hérite d'une importante fortune. Convaincu qu'il a commandité le meurtre, un policier demande au détective privé Matt Scudder de surveiller le producteur. Lors d'un gala de boxe, le privé repère un autre homme qui caresse de façon particulière la tête d'un enfant ; ce geste lui rappelle une cassette vidéo très spéciale que lui avait confié un habitué des Alcooliques anonymes six mois plus tôt. On pouvait y voir un film pornographique dont le clou était l'assassinat non simulé d'un enfant enchaîné par un couple masqué. Après avoir fait réaliser des portraits robots des enfants, Matt entame ses recherches dans les bars louches.
Riche en sordides anecdotes, ce neuvième roman ayant pour héros Matt Scudder est l'un des meilleurs de la série. Une descente aux enfers dans les entrailles sanglantes de New York, où les victimes peuvent passer sans transition du trottoir à l'abattoir
La danse des neuf de Kate Sedley
En cette fin d'hiver brumeuse de 1478, Roger le colporteur reprend la route de Bristol où l'attend sa petite famille. Mais une erreur de parcours l'entraîne jusque dans le village reculé de Lower Brockhurst, à la rencontre d'un nouveau mystère. Une jeune femme à la réputation sulfureuse, Eris Lilywhite, a brutalement disparu quelques mois auparavant, après avoir quitté son fiancé d'une façon pour le moins spectaculaire. Celui-ci est le premier à être suspecté. Mais pour l'intrépide Roger, chargé d'enquêter à la demande de la famille, les réponses trop évidentes ne sont pas forcément les bonnes. Ses recherches vont le mener dans les eaux troubles des haines séculaires et des secrets les mieux gardés du village, au cœur d'obscures superstitions...
Danse macabre au Moulin-Rouge de Renée Bonneau
Hiver 1895. Les spectateurs qui affluent à l'entrée du Moulin-Rouge découvrent, horrifiés, une femme écartelée et attachée aux grandes ailes, en tenue de cancan. Le lendemain, une autre danseuse est retrouvée éventrée sur une tombe du vieux cimetière de Montmartre. Ces meurtres font penser à ceux de Jack l'Éventreur et l'Angleterre n'est pas très loin... Mais la police a d'autres pistes : les coulisses du Moulin et les maisons closes du quartier que fréquentent voyous, truands et souteneurs. Pourtant, un seul homme peut réellement aider l'inspecteur Berflaut, agent de la Sûreté : son ami et grand connaisseur du monde du spectacle et de la prostitution, le peintre Toulouse-Lautrec. Dans cette intrigue policière foisonnante, les amoureux de Montmartre y retrouveront la gouaille de Jeanne Avril et de la Goulue, la voix d'Aristide Bruant et l'étonnant Valentin le Désossé, mais aussi le monde obscur des grands boulevards, des truands et des prostituées.
La danse de l'ours de J. Crumley
Détective privé, Milo Milodragovitch exerce dans le Montana, et ce qu'il aime avant tout, c'est la coke et le peppermint. Normal pour quelqu'un qui s'apitoie sur sa vie passée avec ses cinq ex-épouses et vit reclus dans une région où l'hiver ne pardonne pas. Une certaine Sarah Weddington lui écrit qu'elle souhaiterait le voir. Notre homme part la trouver et il apprend que Sarah est une ancienne maîtresse de son père. Elle lui demande d'enquêter sur les agissements d'un couple qui a l'étrange manie de se rencontrer chaque jeudi après-midi non loin de chez elle, pour s'échanger la modique somme de 5 000 dollars...
Si, au départ, l'enquête semble répondre au caprice d'une vieille dame, elle part sur les chapeaux de roues dès que Milo s'en charge. Crumley excelle dans les dialogues et entraîne le lecteur et son narrateur, l'un des privés les plus déjantés de la littérature, dans une suite de rencontres avec des personnages pittoresques et d'événements des plus rocambolesques
La danse des illusions de Brigitte Aubert
Lors de l'extraordinaire vague de froid qui s'abat sur Paris pendant l'hiver 1895, le jeune reporter Louis Denfert découvre le corps sans vie d'un petit ramoneur en bord de Seine. L'enfant n'a pas succombé à une mort naturelle et Louis apprend bientôt qu'une rumeur enfle dans les bas-fonds de la capitale : un homme en frac et en haut-de-forme, surnommé le Vicomte, rôderait dans Paris, attirant les enfants des rues à bord de son fiacre sous prétexte de leur montrer un fabuleux jouet optique... Tandis que les inventeurs de tout poil se livrent une bataille acharnée pour mettre au point le cinématographe, l'intrépide reporter se lance dans une traque sans merci, du Moulin-Rouge aux ors délabrés du carnaval de Venise, à la recherche d'une mystérieuse caméra et d'un pervers assoiffé de sang. Mais dans les brouillards métiphiques de la lagune, il s'avère plus insaisissable qu'un démon...
La dernière danse des Maoris de Caryl Férey
Sujet : Alice, accompagnée de son père, quitte Paris pour rejoindre sa mère, une géographe partie étudier les fonds marins en Nouvelle-Zélande. Celle-ci vient d'être victime d'un accident d'ULM alors qu'elle survolait la barrière de corail. Mais était-ce vraiment un accident?
Commentaire : Dans ce court roman bien écrit dans un style alerte et vivant, l'auteur nous entraine au coeur du pays Maori. Il nous fait découvrir un peuple aux traditions encore très vivantes qui tente de préserver sa culture et ses rites. Le titre aurait pu être "menaces sur la barrière de corail" puisque c'est le thème du livre. En effet, la mère de l'héroïne, géographe, mène des recherches sur les origines de la destruction de la grande barrière de corail située en Nouvelle-Zélande. Ayant découvert les pratiques illicites de certaines grosses entreprises minières et décidé de les rendre publiques, elle met sa vie en danger. L'auteur veut nous faire prendre conscience que l'activité humaine est à l'origine de la destruction des récifs et de tout un écosystème. Il nous fait ainsi découvrir une Nouvelle-Zélande inconnue et mystérieuse : celle des Maoris. ÂGE: Dès 11 ans
La Danse des paons de Sharon Maas
" Elle ne parvenait pas à détacher ses yeux de cet être humain miniature qui dormait paisiblement la tête posée sur l'oreiller (..). Ce fut un coup de foudre. Dès l'instant où elle posa les yeux sur elle, Rita aima sa sœur d'un amour total où se mêlaient de la vénération et un désir de protection ; un amour trop grand pour une enfant de dix ans. " Rita, petite sauvageonne guyanaise, est le fruit d'un amour interdit entre un Indien et une métisse. Sa mère meurt alors qu'elle n'a que quelques mois et son père est un doux rêveur qui la laisse très souvent libre. Avec l'arrivée de Marilyne, sa belle-mère, la vie de Rita change radicalement. Celle-ci lui impose une règle de conduite très stricte et, par manque de savoir-faire, lui donne la responsabilité d'Isabelle, sa fille qui vient de naître. Une étrange relation va alors se dessiner entre les deux sueurs, faite de haine, de jalousie, d'admiration et d'envie... Voici une fable légère et réaliste sur la recherche du bonheur, un véritable voyage de l'enfance vers l'âge adulte.
Danse, danse, danse de Haruki Murakami
Ce roman est la suite de La Course au mouton sauvage. Le narrateur retourne à Sapporo (Hokkaïdo), à l'Hôtel du Dauphin, à la recherche de Kiki, la call-girl de luxe aux merveilleuses oreilles dont il a entendu en rêve l'appel au secours. L'Hôtel du Dauphin est devenu un immense palace, financé par la spéculation immobiliaire et la corruption. L'un des leitmotive du roman est une scène d'un film de série B, Amour sans espoir, dans lequel tourne l'un de ses anciens condisciples, Gotanda, avec l'énigmatique Kiki. Le narrateur, à Sapporo puis à Tokyo, visionne ce navet de façon obsessionnelle, renoue avec Gotanda et découvre l'existence d'un réseau international de call-girls de luxe. A la fin du livre Gotanda avoue qu'il a tué Kiki, et met fin à ses jours. Entretemps le narrateur aura aimé May, collègue de Kiki, peu après retrouvée étranglée.
Dans une réalité parallèle, l'Homme mouton, déjà messager de l'autre-monde dans La Course au mouton sauvage, rencontré dans les ténèbres paranormales du 15e étage de l'Hôtel du Dauphin, lui aura délivré son injonction: «Danse, continue à danser», qui donne le titre du livre. C'est dans cet hôtel que le narrateur noue une idylle d'abord platonique avec Yumioshi, la jeune fille de la réception, avec laquelle il aura finalement une relation amoureuse, revenant en sa compagnie du monde des ténébres.
L'auteur a intercalé une histoire dans le roman: sa pérégrination avec une jeune fille de quinze ans, Yuki («neige») de Sapporo à Hawaï puis à nouveau à Tokyo.
Le style d'Haruki Murakami reste d'une extrême simplicité, une limpidité en parfaite communion avec l'impression de transparence que dégage le roman. L'oeuvre de Murakami est absolument moderne, sans référence aucune aux classiques japonais. En enquêtant, en «dansant», le héros déchiffre les arcanes singulières de son accès au réel, sur fond d'esthétique du vide et de lucidité zen.
Le narrateur est celui de La course au mouton sauvage, un publicitaire de trente-quatre ans, branché filles, bouffe et scotch, musique pop et vieilles bagnoles. Seul ou en compagnie de filles médiums, le narrateur traverse des états de réalité non ordinaire en certains lieux emblématiques.
Danse avec les loups de Michael Blake
Fort Sedgewick. Un avant-poste au fin fond de l'Ouest sauvage. Trois ou quatre baraques délabrées, une poignée d'hommes épuisés. C'est là qu'est affecté le lieutenant Dunbar. Il rêvait de grands espaces, de batailles glorieuses. A son arrivée, une surprise l'attend : le fort est abandonné, il se retrouve seul. Seul... jusqu'au jour où il découvre une femme blessée qu'il ramène chez les Comanches. Au fil des jours, il gagne leur amitié, apprend leur langue... et tombe amoureux de cette étrange squaw aux yeux couleur de feu, cette Blanche que les Indiens ont enlevée quand elle était enfant. Comme elle, il deviendra un Comanche. Désormais, le lieutenant Dunbar n'existe plus. Il est celui qui " danse avec les loups ". Mais la guerre n'est pas finie. Pour l'armée des Etats-Unis d'Amérique, John Dunbar est un déserteur
Danse macabre de Stephen King
Ce recueil de nouvelles regorge d'inventions et de violence. Le fantastique et l'horreur surgissent au détour des réalités les plus familières. Ainsi... Quand un tueur à gages rentre de voyage, mission accomplie, et qu'il découvre dans un colis arrivé en son absence des soldats de plomb, il a envie de sourire, non ? Il aurait tort... Quand des camions mènent un train d'enfer sur le parking de votre motel et vous assiègent, n'y a-t-il pas de quoi devenir fou ? Surtout quand on s'aperçoit qu'il s'agit de camions sans chauffeur...
La Danse de Gengis Cohn de Romain Gary
" Mon nom est Cohn, Gengis Cohn. Naturellement, Gengis est un pseudonyme : mon vrai prénom était Moïché, mais Gengis allait mieux avec mon genre de drôlerie. Je suis un comique juif et j'étais très connu jadis, dans les cabarets yiddish : d'abord au Schwarze Schickse de Berlin, ensuite au Motke Ganeff de Varsovie, et enfin à Auschiwtz. [...] Personnellement, je ne suis pas resté dans ce camp illustre. Je m'en suis miraculeusement évadé, en décembre 1943, Dieu soit loué. Mais je fus repris quelque mois plus tard, par un détachement de SS sous les ordres du Hauptjudenfresser Schatz, que j'appelle Schatzchen dans l'intimité : un terme câlin qui veut dire " petit trésor ", en allemand. Mon ami est maintenant commissaire de police de première classe, ici, à Licht. [...] Nous ne nous sommes plus quittés, Schatzchen et moi, depuis cette belle journée d'avril 1944. Schatz m'a hébergé : voilà bientôt vingt©deux ans qu'il cache un Juif chez lui. "
Danse de mort de Douglas Preston
Imaginez Sherlock Holmes... engagé dans un combat à mort... contre un frère plus malin que lui. " Mon cher Vincent, si vous lisez ces lignes, cela signifie que je n'ai pas survécu... ". L'inspecteur Pendergast du FBI est donc mort ! Et c'est d'outre-tombe qu'il confie à son ami, le lieutenant D'Agosta, la mission d'empêcher un être démoniaque de commettre le forfait suprême, l'apothéose de sa carrière criminelle. Mais comment D'Agosta pourra-t-il seul, et en sept jours, déjouer un crime dont il ignore tout ? Et comment lutter contre un adversaire supérieurement intelligent : Diogène, le propre frère de l'inspecteur ? Par chance, Aloysius Pendergast se propose de revenir du royaume des défunts pour contrecarrer les desseins de son cadet - qui lui voue une haine sans égale - et se lancer dans une danse de la mort... qui le premier quittera le bal ?
Le Retour du professeur de danse de Henning Mankell
Le jeune policier Stefan Lindman est sous le choc : il vient d'apprendre qu'il a un cancer, et que son ancien collègue Herbert Molin a été torturé mort. Pour tromper son angoisse, il part à l' autre bout de la Suède enquêter sur le meurtre de Molin. Que signifient les traces sanglantes sur le parquet, comme si le tueur avait dansé un tango avec le corps de sa victime ? Les ombres d'un passé très noir se réveillent. Elles ont frappé, et vont frappé encore. Mais Stefan n'a plus rien à perdre...
La Danse des Obeses de Audouin-Mamikonian Sophie
Un serial killer qui cuisine (et tue) avec la virtuosité d un toqué trois étoiles, un suspense macabre aussi raffiné que cruel : tel est le « festin » concocté par une romancière à l imagination... insatiable.Dans la même journée, le capitaine Philippe Heart tombe amoureux alors qu il n y croyait plus et se trouve chargé de l affaire la plus tordue de sa carrière : une série de meurtres atroces qui ne touchent que... des obèses. Apparemment, aucun rapport entre son histoire d amour naissante et la disparition de ces cinq hommes. En réalité, lui comme la belle Elena sont partie prenante de la vengeance mise en uvre par l « obèse killer ». Particulièrement manipulateur et pervers, celui-ci choisit des victimes tout sauf innocentes et sa cruauté n a d égale que l inventivité de ses crimes et la minutie de psychopathe avec lesquelles il les met en scène. Pour remonter sa piste, Heart devra accepter d entrer dans un jeu macabre dont il ignore toutes les règles...
Le mystérieux Docteur Cornélius, Tomes 3 et 4 : Le sculpteur de chair humaine ; Les Lords de la de Gustave Le Rouge
"Tout d'abord, [...] le docteur prit un moulage des deux sujets, et les deux moulages dressés sur deux socles furent revêtus, grâce à la photographie, des couleurs, des teintes exactes de la vie. A l'aide d'injections de paraffine chaude, faites sous l'épiderme, il pourvut le faciès un peu maigre de Baruch des rondeurs que possédait le visage de Joë; [...]. La ressemblance des deux physionomies commença à s'accuser de façon frappante. Ses bras squelettiques retroussés jusqu'aux coudes, Cornélius travaillait avec une ardeur fébrile. Taillant en pleine matière vivante, ajoutant et retranchant suivant le besoin, c'était vraiment alors qu'il méritait son surnom de sculpteur de chair humaine. "
lectures sur la musique
Pour le millefeuille
Icare et la flûte enchantéede Julien Burgonde
Victime d'un accident ferroviaire alors qu'il se rendait à Vienne, le Dr Jean Hicquart se trouve soudain transporté dans la ville à l'époque où Mozart met la dernière main à La Flûte enchantée. Reçu par le musicien, le voyageur vit quelque temps dans son entourage. Mais peu à peu, tout occupé par le Requiem et la Cantate maçonnique, Mozart glisse vers la mort, sous les yeux consternés d'un médecin du XXe siècle voué à l'impuissance par le dénuement thérapeutique de l'époque et l'irréversibilité de l'Histoire. Lumineux et inspiré, ce roman fait entendre la voix de l'admiration, de l'émotion et du plaisir
Le chanteur de sérénades de Jean-Michel Thibaux
Au cœur de la Castagniccia, dans la Corse du début du XXe siècle, les habitants de Piano sont encore très attachés aux pratiques et coutumes ancestrales : ils respectent les sorciers, redoutent les fantômes et, surtout, méprisent les " étrangers ".Jean Menghi, lui, n'en a cure. Il sait jouer merveilleusement de la guitare, ne craint pas les esprits et passe pour le meilleur chanteur de la région. C'est donc à lui que Pierre Guidicelli, de Vescovato, fait appel, selon l'usage, pour donner la sérénade à celle qu'il veut séduire. Jean accepte, ignorant que la belle se nomme Marie Testi, la bergère dont il rêvait lui-même. Ceux qui savent ont raison de prévoir un grand malheur. Entre le maquis et les châtaigneraies, une guerre de clan, une vendetta d'amour et de mort se prépare...
Le chanteur de Tango de Tomàs Eloy Martínez
On dit qu'il ne chante plus que dans quelques cabarets malfamés du port. On dit aussi qu'il est très malade mais qu'il chante parfois dans un vieux bar du centre-ville. Certains affirment qu'ils l'ont entendu chanter dans un square de Palerme, l'ancien quartier italien, et d'autres vont jusqu'à dire qu'il se produit inopinément sur les marchés populaires des faubourgs. Bruno Cadogan regarde perplexe la carte de Buenos Aires et essaie de déceler la logique qui commande les dernières apparitions de Julia Martel. Car ce légendaire chanteur de tango à la voix obscure et envoûtante, l'homme qui n'a jamais voulu enregistrer de disques, est bien plus qu'un mythe urbain. Martel est un artiste accompli qui ne laisse rien au hasard et qui dessine par sa présence (et son absence) une autre carte de la ville, les traits d'une énigme. Volontaire, résolu, le jeune Américain est prêt à tout pour le rencontrer et pour l'entendre chanter ces étranges morceaux dont il est le seul à connaître les paroles et le sens. Mais sa quête va le conduire là où il ne l'attend pas : au cour même de l'insurrection populaire de 2001 qui fait chuter les présidents les uns après les autres. Bruno Cadogan se trouve ainsi emporté par le tourbillon de l'histoire dans un Buenos Aires rebelle et assoiffé de justice où la voix de Julio Martel est devenue l'un des symboles de l'espoir.
La Baronne et le Musicien de Henri Troyat
Au XIXe siècle, en Russie, une richissime veuve, mère de onze enfants, la baronne von Meck, tombe amoureuse de Tchaïkovski, mais seulement à travers sa musique. Il est pour elle une symphonie vivante. Pour lui permettre de se consacrer entièrement à son art, elle propose au compositeur de lui verser une rente mensuelle, en posant une seule condition : ils ne se verront jamais. Pacte conclu. Pendant quatorze ans, la baronne rémunéra Tchaïkovski, sans le rencontrer, tout en échangeant avec lui une volumineuse correspondance où le compositeur exposait ses vues sur la musique, la littérature, la religion, l'histoire, la politique... Henri Troyat raconte ici cette " liaison " hors du commun. D'un côté, l'univers intérieur et la personnalité de génie. De l'autre, une créature fascinante qui tenait du mécène, de l'amateur éclairé, du bas-bleu, de la folle hystérique. La baronne cessa de " subventionner " Tchaïkovski et de correspondre avec lui le jour où elle s'aperçut qu'il ne lui rendait son amour que par pur intérêt et même qu'il était attiré par d'autres " expériences "..
Le départ des musiciens de Per-Olov Enquist
Au début du XXe siècle, dans le Nord de la Suède, une famille de paysans-ouvriers employés dans les scieries vit dans une misère noire aggravée par le froid, la neige, la forêt... et l'obscurantisme d'une religion qui considère comme un péché tout ce qui relève de l'art ou du plaisir. Les malheureux tentent de constituer une association ouvrière, et même de faire grève. Ils vont de déceptions en échecs. Certains seront poussés au suicide, envisageront l'exil vers l'Amérique, tandis que d'autres se tourneront peu à peu vers une forme de foi paraissant plus clémente que le protestantisme : le socialisme. Vies, morts, espoirs collectifs ou personnels, Per Olov Enquist raconte avec une profonde empathie l'histoire du pays de son enfance, dont certains membres de sa famille sont les acteurs. Et l'on retrouve dans ce qui est l'un des premiers romans de l'auteur des thèmes qu'il développera tout au long de son oeuvre : l'homme magnétiseur des foules, la peur de la douleur, la trahison par honnêteté...
Les Musiciens de Sempé
La Musique du hasard de Paul Auster
Auster nous convie à une randonnée existentielle : celle d'un homme qui, après avoir confié sa fille à sa sœur, se retrouve sans attache, pris dans le tourbillon d'une errance désespérée qu'il ne comprend pas lui-même. Cette dynamique incontrôlable le pousse à sillonner les Etats-Unis en voiture. Il rencontre, au son de La Musique du hasard, des personnages surgis de nulle part qui vont donner un tour extraordinaire à cette fuite en avant. Il serait criminel d'en révéler plus, tant le suspense est efficace. Disons juste que l'on se retrouve dans une sorte de quatrième dimension où les manipulateurs demeurent invisibles, où les maquettes figurent des maquettes de maquettes, où la fin n'est qu'un recommencement... Le ton se veut neutre et lisse ; il a l'objectivité d'un observateur extérieur. Le caractère imperturbable de la narration n'en sert que mieux la montée de l'angoisse qui, si elle s'accélère par moments, est toujours latente dans cette démonstration du pouvoir catalyseur et versatile de l'argent
Le professeur de musique de Yaël Hassan Serge Bloch (Illustrations)
Sujet : Comme chaque année, Simon Klein, vieux professeur de musique, affronte la rentrée scolaire avec appréhension. Il manque d'autorité, de fermeté. Mais sa dernière année avant la retraite lui réserve plus d'une surprise. La passion d'un petit garçon pour le violon va l'aider à se délivrer d'un trop lourd fardeau.
Commentaire : De la première à la dernière page, ce magnifique roman nous fait vibrer d'émotion. Pas à pas, nous participons à la résurrection de Simon, qui jusqu'à présent s'était contenté d'errer en courbant l'échine; le moment est venu pour lui de changer le cours de sa vie. Il a souffert, mais il avait préféré s'apitoyer sur lui-même. Malik va lui apprendre qu'il n'est jamais trop tard, ce qui est une belle leçon de vie. Avec une grande sensibilité, l'auteur nous fait partager son amour de la musique, les horreurs de la déportation, les souffrances des peuples persécutés. On ne peut rester insensible à tant de richesses. Un livre d'exception, à lire absolument
La cantatrice avariée de Pierre Jourde
Cela commence dans un château délabré, hanté par des voix et des courants d'air, à la sortie d'un bourg noir, près de Clermont-Ferrand. La secte qui l'occupe y périclite depuis la disparition de son gourou. La fuite des effectifs devient problématique. On parvient encore à recruter, de temps en temps, un ex-communiste ou un chercheur au CNRS. mais les autres disparaissent, avalés par les couloirs brumeux ou récupérés par leurs familles. Deux ex-petits voyous, qui assurent le service d'ordre de la secte, entreprennent de reprendre les choses en main. Leur méthode de récupération des adeptes, quoique originale, pâtit d'une violence regrettable et d'une efficacité douteuse. Pour ne rien arranger. l'un est handicapé par des voix intérieures qui le harcèlent, l'autre par une mère envahissante que même la mort ne parvient pas à décramponner. C'est au cours d'une improbable expédition que certaine trouvaille va bouleverser leur destin et celui de la secte. La Cantatrice avariée est un objet littéraire non identifié : narration picaresque des aventures de deux petits truands, pleine de rebondissements, de fantaisie, de cruauté, d'événements étranges et de personnages loufoques, c'est aussi un roman gothique à faire peur, avec nécromanciens et ressuscités, un récit burlesque pour faire rire, et surtout, peut-être, une histoire de rédemption.
La Cantatrice chauve de Eugène Ionesco
Qu'importe que la cantatrice soit chauve puisqu'elle n'existe pas ! Dans cette petite "anti-pièce", première oeuvre dramatique de Ionesco, il n'est fait référence que deux fois à la cantatrice chauve, personnage dont on ne sait rien et qui n'apparaît jamais. Il s'agit bien là d'un Nouveau Théâtre, celui qui donne naissance à des pièces sans héros, sans sacro-sainte division en actes, sans action, sans intrigue, avec en guise de dénouement la quasi-répétition du début, et dont les traditionnelles retrouvailles sont remplacées par une parodie de reconnaissance d'une invraisemblance ahurissante. Les personnages, tout droit sortis d'un manuel de langue, ne s'expriment que par clichés, disent une chose pour aussitôt affirmer son contraire, trouvent une jubilation idiote à employer proverbes et maximes tout en les pervertissant sans même s'en apercevoir... Cependant, très vite, le langage s'"autonomise", se libère de toute contrainte, et l'on assiste avec plaisir au divorce du sens et du verbe. Il en résulte un petit chef-d'oeuvre comique, traité sur l'absurde, variation sur la bêtise et paradoxalement éloge du pouvoir du langage
La Contrebasse de Patrick Süskind
La contrebasse est l'instrument le plus gros, le plus puissant et le plus indispensable de l'orchestre, le plus beau aussi, dit d'abord le contrebassiste. Mais bientôt l'éloge pompeux laisse affleurer les frustrations et les rancoeurs du musicien et de l'homme. Et peu à peu la haine d'abord refoulée de cette encombrante compagne s'exprime, se déchaîne et explose jusqu'à la folie... Ce monologue tragique et drôle, par l'auteur du best-seller Le Parfum, tient l'affiche en Allemagne depuis des années. Interprété à Paris par Jacques Villeret, il a reçu un accueil triomphal.
Le secret du maître luthier de Patrice Favaro
Vide ! L'armoire est vide ! Aurait-on volé la formule du fabuleux vernis de Maître Antoni ? Pourtant, la veille au soir, le vieux luthier s'est éteint en ne révélant la cachette qu'à Andrea, son meilleur apprenti. Au cœur du XVIIIe siècle, sur les routes de Venise à Paris, une traque sans merci commence...
Le Luthier de Mirecourt de J. Cressanges
lire sur le thème du violon
Petite recherche pour le millefeuille.
C'est fou ce que le violon inspire les auteurs de fantastique... et encore, juste un survol.
Jupons et violons de Tristan Egolf
Charlie Evans est un brillant violoniste qui, plein d'amertume après avoir été envoyé au casse-pipe dans un concert cauchemardesque, a abandonné le violon et toute idée de vie régulière.
Rêvant de quitter la ville, il habite dans un hôtel miteux au milieu de divers désaxés, dont une vieille connaissance, Tinsel Greetz, anarchiste de pacotille et charlatan avéré. Ne cessant de se houspiller et de s'affronter, Tinsel et Charlie forment pourtant une équipe formidable et, quand ils obtiennent un boulot parfaitement illégal mais hautement lucratif, consistant à massacrer les rats dans les égouts, ils deviennent une véritable terreur.
Après avoir claqué leur paie durement gagnée, tous deux se réveillent dans un étrange hôtel (cinq étoiles !) avec la pire gueule de bois de leur vie. Et quand Charlie fait la connaissance de l'ensorcelante Louise qui les y a accueillis, eh bien, le voilà embringué dans une nouvelle série d'aventures
Violon de Anna Moï
" C'était le jour de la Baleine, et aussi le dernier jour de son enfance, mais cela, Adèle ne le savait pas encore. "
Luthière et poète, rêveuse et fantaisiste, Garance part à la recherche des secrets de son enfance. Ils la ramènent à Roquefleur, en Normandie, dans la maison familiale où elle passait les vacances... jusqu'au drame.
Garance se souvient de ces étés. Sa complicité avec sa sœur Adèle, la lumière intense de ces journées entre prés et falaises, le joyeux capharnaüm familial. Sous-douée pour l'orthographe, Garance fait du langage l'instrument d'inventions verbales cocasses et irrésistibles.
Mais elle a un don extraordinaire l'oreille absolue. Elle pratique le violon puis la lutherie... sans jamais cesser de s'amuser avec les sons, ceux d'un japonais italophone, d'un Brésilien professeur de violon ou encore d'une Russo-polonaise amie d'Adèle.
Par bribes et sauts de mémoire, Garance recompose les syllabes manquantes de son histoire familiale, et réalise ses rêves, " hermétiques à qui n'a pas fréquenté de sorciers, de crapauds, de vaches, de cochons fous, de chiens morts, de caches à trésors et à calamités, de sœur dévorée par les monstres ".
Les sanglots longs des violons...
: Avoir dix-huit ans à Auschwitz
de Violette Jacquet-Silberstein , Yves Pinguilly,
Marcelino Truong (Illustrations)
Ce récit est un témoignage de Violette Jacquet-Silberstein. En 1939, Violette est une lycéenne de 14 ans, au Havre.
La Seconde Guerre mondiale éclate.
Persécutée avec sa famille en tant que Juive, elle est arrêtée sur dénonciation, puis déportée avec ses parents à Auschwitz-Birkenau. Violoniste, elle est affectée à l'orchestre des femmes du camp.
Un violon dans la nuit : La Mémoire des camps (Album) de Didier Daeninckx
Après ses grands-parents, c'est sa vieille tante Esther qu'Alexandra réussit à faire enfin parler
Son premier violon brisé dans un wagon, un numéro tatoue, l'horreur des camps... et la force vitale de la musique.
Alexandra comprend peu à peu le silence lourd qui pesait sur l'histoire de sa famille, l'histoire de son pays
Le violon de Rice Anne
Très différente des histoires de vampires, Anne Rice nous fait vivre ici non pas seulement une histoire de "fantôme" mais aussi une histoire très "humaine" dans laquelle nous suivons l'histoire de l'héroïne de très près.
Anne Rice, par sa façon d'écrire, nous décris parfaitement un état d'esprit particulier, celui de la perte d'un être cher. Cet état d'esprit est très bien calqué par le fait que rien n'a vraiment de sens. Les pensées viennent sans qu'on ne les invites, les souvenirs ressurgissent par un mot, un objet... et rien n'est ordonné.
Et pourtant rien d'autre n'a d'importance. Le présent est accessoire. Très bon style d'écriture, très réaliste.
A côté de cela, on retrouve aussi le désormais traditionnel "bel homme mystérieux" qu'Anne Rice intègre dans chacun de ses romans. Mais cette fois, pas de vampire!
Mais un fantôme au violon ensorcellant. Et nul n'est besoin de connaitre les mélodies des grands musiciens cités pour ressentir l'émotion, la description et faite de sorte que l'on a l'impression d'entendre le violon en fond sonore, la musique venant de loin pendant que nous lisons...
Le violon du fou de Selma Lagerlöf
Gunnar Hede, étudiant à Uppsala, est un jour durement ramené aux réalités de la vie par un ami qui vient lui annoncer que son domaine est en train de tomber en est en décrépitude, que sa mère est ruinée, il décide de rentrer, d'oublier sa musique et d'être enfin raisonnable.
Confiant, le jeune héritier se met donc au travail en investissant leurs derniers sous dans l'élevage. Mais le troupeau est décimé par l'hiver.
Impuissant, désespéré et honteux, Gunnar perd la raison.
Devenu colporteur, il sillonne la région avec sonéternel violon tel un mendiant halluciné, jusqu'au jour où, effrayé par d'obscures visions, il se réfugiedans un cimetière... Menant subtilement le lecteur entre naturalisme et fantastique, Selma Lagerlöf, une fois encore, surprend par la puissance de son écriture.
La hache et le violon de Alain Fleischer
Vers 1933, dans une petite ville d'Europe centrale, un professeur de piano assiste de sa fenêtre aux premiers événements de ce qui pourrait bien être la fin du monde...
La situation de crise et de drame collectif révèle au narrateur certaines aberrations de sa vie privée, que hante une jeune femme, Esther, présence à la fois obsédante et insaisissable.
Toujours vus de sa fenêtre, d'autres événements, comparables, se produisent sous les yeux du même narrateur, dans d'autres lieux, d'abord en 1944, puis dans les premières années du XXIe siècle, alors que la fiction est rattrapée par l'Histoire, avant de prendre à nouveau les devants, vers 2042, en direction de l'utopie, lorsque le pire n'a d'autre issue que dans le rire.
Après, notamment, Les Trapézistes et le Rat, Les Ambitions désavouées et Les Angles morts, Alain Fleischer nous livre un roman riche et foisonnant, une fable captivante menée de main de maître.
La Voix du violon de Andrea Camilleri
"Quand c'est pas le jour c'est pas le jour". Voilà les termes du truculent commissaire Salvo Montalbano de Vigata, Sicile, quand Gallo, son chauffeur qui se prend pour Fangio, entre en collision avec une Twingo mal garée.
L'accident va entraîner indirectement une macabre découverte : le corps nu de Michela Licalzi, une jeune femme assassinée dans une villa à la limite de la zone officielle du commissaire.
Montalbano va devoir mener une enquête complexe, affronter l'hostilité des institutions et les théories d'un collègue plutôt concurrent, tout en devant répondre à la question du mariage à sa compagne Livia, et en étant fort ému par une belle amie de la victime... Comme d'habitude, il prendra quelques libertés avec la légalité pour faire apparaître la vérité.
Foisonnant, drôle, génial. L'immense succès d'Andrea Camilleri, véritable phénomène éditorial, est amplement mérité. On voudrait ne plus quitter la Sicile et cette petite ville imaginaire qui sert de décor tantôt contemporain (comme ici), tantôt historique comme dans La Saison de la chasse ou La Concession du téléphone.
Le flegme, l'humanité et l'humour de Montalbano fonctionnent à merveille. Le commissaire est devenu un véritable ami pour les lecteurs depuis La Forme de l'eau. Rendons encore hommage aux traducteurs (ici Serge Quadruppani et Maruzza Loria) qui savent si bien rendre la chaleur et la musique de cette langue parfumée, mélange d'Italien, de Sicilien et de dialectes régionaux
Les violons du diable - Prix Quai des Orfèvres 2005 de Jules Grasset
Les voûtes de Saint-Louis-en-l'Ile vibrent d'un son ensorcelant... Seule fausse note à cet enchantement, un concert de crimes avec, en ouverture, la dépouille du curé.
De drôles de paroissiens fréquentent le quartier. Entre artistes et grand banditisme, le commissaire Mercier, lui, connaît la musique.
Sur cette île chargée d'histoire, l'enquête décryptera-t-elle le code intime signé " Cremonensis faciebat... " ?
A deux pas du quai des Orfèvres, l'auteur, médecin éminent, subit l'influence d'un autre jules dont le souvenir romanesque hante encore les locaux et les nuits passées au " violon "...
Le violon du diable de Douglas Preston
Qui, sinon le Malin, a tué Jeremy Grove, le critique d'art dont le corps calciné a été retrouvé dans le grenier de sa demeure... fermé de l'intérieur ?
Une chaleur suffocante, une insoutenable odeur de soufre et, surtout, reconnaissable entre toutes, cette empreinte de pied fourchu...
Lorsqu'un deuxième cas tout aussi mystérieux de combustion spontanée est signalé, le doute n'est plus permis. Sauf pour l'inspecteur Aloysius Pendergast, du FBI, qui ne peut accepter cette hypothèse effrayante.
Le violon d'Hitler de Igal Shamir
France 1940. Pourquoi Hitler a-t-il ordonné un soir, à l'issue d'un concert, l'exécution de Gustav Schultz ? Violoniste enrôlé dans l'armée allemande, celui-ci aurait été détenteur d'un prodigieux secret qui aurait provoqué la rage du Führer...
Paris, de nos jours. Ancien agent israélien spécialisé dans la traque des criminels nazis, le violoniste Gal Knobel voit son passé le rattraper lorsqu'un mystérieux cardinal lui propose de découvrir ce qui a déclenché la colère d'Hitler.
Un secret vieux de quatre siècles qui plongerait ses racines dans la Venise de la Renaissance. Effrayant et indicible, il pourrait faire vaciller l'histoire artistique et religieuse européenne. Pour découvrir la vérité, Gal Knobel devra parcourir l'Europe au péril de sa vie : au Vatican, à Venise, Paris et Genève, les nostalgiques du IIIe Reich sont légion à vouloir que le secret d'Hitler reste caché à jamais...
Le Violon de Crémone ; Les Mines de Falun de Ernst Hoffmann
Un soir, dans la petite ville de H., tout le monde s'assemble sous les fenêtres du conseiller Krespel : une sublime voix de femme s'élève dans la nuit.
C'est la belle Antonie qui chante - pour la dernière fois !
Car depuis ce jour, pour une raison mystérieuse, l'excentrique Krespel empêche la jeune fille de chanter et la garde jalousement enfermée dans sa maison...
Un jeune marin suédois se laisse séduire par les discours envoûtants d'un vieux mineur et abandonne la mer pour aller travailler dans les mines de Falun. Mais là, il tombe sous le pouvoir de la géante et tyrannique Reine des métaux, dans son royaume de cristal. Et le piège se referme sur lui...
Voici deux récits fantastiques fascinants écrits par l'un des maîtres du genre. Le dossier de l'édition prolonge la lecture des deux nouvelles par un groupement de textes permettant d'approfondir les caractéristiques du récit fantastique (Mérimée, La Vénus d'Ille, Gautier, Le Pied de momie, et Maupassant, La Chevelure).
Les Violons du roi de Jean Diwo
Jean Diwo nous raconte avec maestria la formation et la vie de celui qui deviendra le plus grand Luthier de tous les temps: Antonio Stradivari.
Mais rassurez vous ça n'est ni ennuyeux, ni long, ni rébarbatif à lire...Bien au contraire c'est un pur moment de bonheur qui nous permet de revivre, ne serait ce qu'un temps, en plein milieux du 17ème siècle au son du violon et de la musique Baroque...
Un roman qui se lit comme une véritable aventure, pleine de rebondissements, d'anecdote et d'histoires dans l'histoire...avec un petit arrière goût d'un film comme "Amadeus" ou "Farinelli"...
Le Violon noir de Maxence Fermine
A Venise, alors envahie par les troupes napoléoniennes, Johannes Karelsky, violoniste au talent reconnu dès l'enfance, enrôlé dans l'armée française et blessé au combat, trouve domicile chez un mystérieux luthier, passionné d'échecs et amateur d'eau-de-vie.
Très vite, entre ces deux hommes du secret, se noue une complicité faite de respect, de silence et de musique, qui se changera en une amitié que la simple évocation d'une voix de femme, dont on ne sait au juste où elle les entraînera, scellera jusque dans la mort.
Le violon noir, douleur et chef-d'œuvre du luthier, est-il en fin de compte l'instrument de leur perte ou de leur rédemption ?
Après Neige, Maxence Fermine nous donne à lire un roman envoûtant, écrit dans une langue concise et poétique.
Un violon sur le toit de Cholem Aleichem
lectures sur le thème du piano
Pour le millefeuille
Les mains du pianiste de Eugenio Fuentes
L'action se déroule à Breda, ville moyenne en pleine croissance, où une modeste- entreprise de construction souhaite se lancer dans une vaste opération d'urbanisation de luxe à la périphérie de la cité. Tel est du moins le projet de l'ambitieuse Miranda, fille du fondateur de la société. Mais les choses se compliquent quand apparaît, jeté au bas d'un immeuble en construction, le cadavre de Martin Ordiales, son associé et homme fort de l'entreprise, qui s'était opposé à ses plans de développement. Les soupçons du lecteur se portent immédiatement sur un pianiste raté qui améliore ses moyens d'existence en éliminant, sur commande, des animaux de compagnie devenus indésirables pour leurs maîtres. En réalité, c'est lui-même qui, craignant d'être accusé, a requis l'assistance du détective Ricardo Cupido pour éclaircir l'affaire. La narration, qui alterne le point de vue du pianiste et ceux des autres personnages, nous introduit dans le réseau serré de leurs vies et de leurs relations. Si la découverte finale n'est pas une totale surprise, l'attention et le mystère à rebondissements nous y amènent sans faiblir.
Pianistes de Anthony Burgess
Petite fille élevée par un père pianiste pour cinémas muets, Ellen va vivre avec lui une incroyable bohème. Une enfance pauvre en shillings mais riche en notes déglinguées, de mémorables leçons de piano paternelles, quelques sordides expériences... Et puis l'entrée dans un pensionnat avant un séjour à Bruxelles dans un couvent de religieuses très ambiguës. Ellen en sortira pute de luxe et femme d'affaires montant des " écoles d'amour " à Bangkok et Hambourg. Quant à son père, il finira, tout à fait désaccordé, dans un marathon pianistique délirant. Une comédie très musicale, poignante, agressive et folle qui est aussi une transposition autobiographique écrite au féminin de l'enfance chahutée d'Anthony Burgess.
Tirez sur le pianiste ! de David Goodis
Jadis concertiste réputé à Carnegie Hall, Eddie a tout perdu à la suite de la trahison et du suicide de son épouse Teresa. Depuis sept ans, il gagne sa vie en jouant du piano dans une boîte de Philadelphie. C'est là que vient le rejoindre Turley, un de ses malfrats de frères qui a escroqué l'Organisation et se trouve, depuis, pourchassé par deux tueurs. Pour l'avoir aidé à s'échapper, Eddie est kidnappé par les truands qui enlèvent également Lena, une serveuse qui travaille dans le même établissement. Mais le couple réussit à fausser compagnie aux kidnappeurs. Eddie, revenu dans sa boîte, se dispute avec son employeur Wallie à qui il reproche d'avoir donné son adresse aux tueurs. Une bagarre s'ensuit au cours de laquelle Wallie meurt. Eddie doit fuir la police…
La Pianiste de Elfriede Jelinek
Elle ne boit pas, ne fume pas, couche encore à 36 ans dans le lit maternel et aime bien rester chez elle. Chaque fois que ses horaires de professeur de piano au conservatoire de Vienne le lui permettent, elle se plaît à fréquenter les cinémas pornos, les peepshows et les fourrés du Prater. Et quand un de ses étudiants tombe amoureux d'elle, Erika Kohut ne sait lui offrir en échange qu'un scénario éculé, propre à redorer la vieille relation du maître et de l'esclave. Cru, féroce et en même temps d'un comique irrésistible, ce livre n'épargne ni l'amour maternel et ses vaines ambitions, ni la vénérable institution qu'est à Vienne la grande musique, ni le sexe et ses névroses.
La Société des Jeunes Pianistes de Ketil Björnstad
La Société des Jeunes Pianistes, c'est le nom que s'est donné un groupe d'adolescents passionnés, à Oslo, à la fin des années 1960. A la fois amis et rivaux, ils ont en commun l'amour de la musique ; pourtant, un seul remportera le concours du " Jeune Maestro ". Tous vont subir une terrible pression de leur entourage, mais surtout d'eux-mêmes. La Société des Jeunes Pianistes est un roman initiatique, grave et subtil, qui évoque le désir, la vie, la mort.
Le Pianiste de W. Szpilman
Ce livre est un document exceptionnel. Par son histoire d'abord publié en 1946 en Pologne, au lendemain de la défaite nazie, il fut presque aussitôt proscrit par le régime communiste d'alors. Il faudra plus de cinquante ans pour que les Polonais et le monde entier découvrent enfin ce témoignage hors du commun, poignant et sobre, récit d'un survivant du ghetto de Varsovie.
Lorsque l'armée hitlérienne envahit la Pologne, Wladyslaw Szpilman est un jeune pianiste. Il vit avec ses parents et ses frères et soeurs à Varsovie et travaille pour Radio Pologne. La chute de la ville entre les mains allemandes fait basculer leur destin. Les portes du ghetto vont bientôt se refermer sur eux, et sur un demi-million de Juifs polonais, condamnés à l'esclavage, aux privations et à la mort.
Szpilman raconte la vie quotidienne, qui continue jusqu'en 1942, les trahisons et les inégalités au sein de la communauté juive enfermée, puis les déportations méthodiques, la perte de sa famille, et la révolte du ghetto, sursaut d'une poignée de désespérés face à une armée allemande suréquipée. Il livre ici le récit halluciné d'une lutte pour la survie.
Le cimetière de pianos de José Luís Peixoto
Dans un quartier populaire de Lisbonne, au début du XXe siècle, une famille d'artisans ébénistes est habitée par le deuil. La seule lumière vient des enfants et peut-être d'anciens pianos inutilisables,qui, entassés dans un local attenant à l'atelier, semblent attendre de revivre. Au cœur de ce roman énigmatique et puissant, un récit à deux voix. Celle du fils, Francisco, mort d'épuisement pendant le marathon des Jeux Olympiques de Stockholm, en 1912, dont il raconte, kilomètre après kilomètre, le déroulement funeste tout en remontant le cours de sa vie. Et celle plus lointaine du père, mort depuis longtemps mais qui semble tout savoir sur le devenir des siens. Une prouesse littéraire servie par une écriture à fleur de nerfs, de larmes et de sensibilité.
Le piano désaccordé de Christine Devars
A vingt ans, Elodie est insouciante comme sa mère, pianiste réputée pour son talent et sa fantaisie. La maladie d'Alzheimer va faire une entrée grimaçante dans leur existence. Une grimace parfois odieuse, souvent comique, toujours attachante. Mais Elodie n'a pas dit son dernier mot. A grand renfort de torpilles d'imagination et de rafales d'amour, avec " cette bonne vieille rage qui vous rend invincible et vous défend de craquer ", la jeune fille nargue le mal qui atteint sa mère. Bientôt déboule Rosita, Cap-Verdienne ahurissante, dame de compagnie bourrée de malice et d'humanité. Avec Boris, le brillant chef d'orchestre, qui n'arrive à dire " je t'aime " qu'à sa baguette mais sera toujours là pour " sa " pianiste, ils forment un étrange quatuor où les interprètes réinventent à leur façon la partition du bonheur. Un livre généreux, bouleversant et tendre.
Aimez-vous Brahms... de Françoise Sagan
Quarante ans. L'âge de la plénitude ? Françoise Sagan s'interroge, à travers le personnage de Paule. Paule est décoratrice, divorcée et vit seule. Elle est séduisante et pourtant son visage a perdu sa fraîcheur. Il a quelquechose de résigné. Elle aime Roger depuis six ans et résiste patiemment à ses infidélités. Elle est son point d'ancrage, elle le sait. Mais l'attente et la solitude l'éprouvent chaque jour davantage. Elle rencontre un jeune homme, Simon, le fils d'une cliente, qui s'éprend d'elle passionnément.
L'auteur évoque cette relation triangulaire du point de vue de chaque personnage. Mais dans le fond, il s'agit surtout de Paule, de ses doutes, de ses renoncements, de ses désirs. Françoise Sagan scrute avec tendresse les réactions de cette femme qui se laisse aimer éperdument, comme si c'était la dernière fois.
L'analyse psychologique est subtile. Mais le ton est résolument léger. La lecture de ce roman invite au sourire ; Un sens de la dérision sous-tend l'écriture constamment et livre un regard bienveillant sur l'existence
Un piano dans l'herbe de Sagan Françoise
Le piano rouge (Album) de André Leblanc
La leçon de piano de Jane Campion
Au piano de Jean Echenoz
Si vous en étiez restés à la classique formule existentielle sur l'enfer, il faut absolument que vous lisiez le dernier roman de Jean Echenoz où les fonds infernaux font peau neuve. L'enfer n'est plus les autres. L'enfer, c'est ne jamais retrouver une personne que l'on devait absolument retrouver. En apparence, l'histoire est on ne peut plus simple : Max, un pianiste alcoolique qui pourrait être la métaphore de l'écrivain lui-même, est amoureux d'une femme à qui il n'a jamais avoué son amour et qu'il a perdu de vue depuis ses années d'étude. Il meurt sans la retrouver, un soir où il est attaqué par des voyous. Mort, il se retrouve au Centre, une version moderne du purgatoire, où il attend son verdict. Ira-t-il au Parc (le paradis) ou bien en Section urbaine (l'Enfer) ? On tranche pour la Section urbaine et Max revient sur terre, mais avec l'interdiction formelle de retrouver quiconque a fait partie de son passé.
En profondeur, l'histoire est plus complexe : dans les bas-fonds de cette terre, qui nous manipule ? Qui organise nos solitudes et nos amours blessées ? Au piano est donc un livre souterrain qui tourne sur lui-même autant que Max et ses quelques amis le font. C'est en tout cas un magnifique livre sur la peur de vivre
L'Accordeur de piano de Daniel Mason
Londres, dans les brumes d’un après-midi d’octobre 1886. Edgar Drake reçoit une étrange requête du ministère de la Guerre. Il doit quitter sa femme et sa paisible vie londonienne pour partir dans la jungle de Birmanie, afin d’accorder un piano Erard très rare. L’instrument appartient au médecin-général Anthony Carroll, un énigmatique officier anglais dont les succès à ramener la paix dans les états Shan sont devenus légendaires, mais dont les méthodes peu orthodoxes ont soulevé la méfiance de ses supérieurs. Ainsi commence le voyage d’Edgar à travers l’Europe, la mer Rouge, l’Inde , pour atteindre enfin la Birmanie, et les terres les plus reculées des Etats Shan. Sur le chemin, des soldats, des mystiques, des bandits et des conteurs croisent sa route...
L'accordeur de pianos de Pascal Mercier
Le célèbre ténor Antonio di Malfitano est abattu d’un coup de pistolet sur la scène de la Scala de Milan, au beau milieu d’une représentation de Tosca de Puccini. L’assassin est dans la salle. Ses enfants, des jumeaux, Patrice et Patricia, regagnent le foyer familial berlinois afin de comprendre ce qui a pu pousser leur père, accordeur de pianos réputé et piètre compositeur d’opéras, à commettre cet acte pathétique. Fut-il assisté de sa femme, qui n’a pu réaliser son rêve d’être danseuse à cause d’un accident ? En sondant les profondeurs du passé, ils vont découvrir la cause de son désespoir et de celui de toute la famille. Et si le crime avait finalement été orchestré par la musique ? L’histoire est racontée par les jumeaux, qui, pour vaincre leur désir de s’unir, ont fui à des endroits opposés de la planète. Ils s’écrivent l’un à l’autre les sept cahiers qui constituent ce livre. Faisant le constat de l’éternel retour d’une même malédiction, ils trouveront peut-être les clefs pour se libérer de leur dépendance maladive.
Avec sa profonde connaissance de l’âme humaine associée à la précision d’une analyse au scalpel, Pascal Mercier raconte le destin tragique d’une famille, vouée à des passions dangereuses et détruite par une succession d’échecs.
La fille de l'homme au piano de Timothy Findley
22 octobre 2008
histoire de l'art dans la littérature...
Prochain "millefeuille" :
Il me faut trouver des romans historiques mettant en scène des peintres ou des sculpteurs... ou tout autre métier de l'art...
Le peintre des vanités de Deborah Moggach
"Le peintre des vanités" nous transporte à Amsterdam en 1636. Cornélis Sandvoot, riche mais vieux, est marié à la belle Sophia, histoire d'éponger un peu les dettes familiales. Cornélis décide de se faire immortaliser en compagnie de son épouse et fait appel à Jan Van Loos, un jeune portraitiste de talent. C'est sans se douter qu'entre l'artiste et la jeune femme, l'étincelle va briller et conduire à une folle passion. Les deux amants préparent en secret un plan d'évasion, vers l'Orient. Ils espèrent profiter du marché juteux des tulipes pour se remplir les poches, mais ... Un drame qu'on escalade en courts et incisifs chapitres, dans lesquels on suit les protagonistes de l'histoire : depuis le mari trompé, la jeune épousée, l'amant qui roule des mécaniques, la servante éplorée, le fiancé débouté, l'apprenti qui boit et sur les épaules duquel le destin de tous semble être posé ! Deborah Moggach retrace avec soin l'Amsterdam du 17ème siècle, l'ambiance feutré du tableau qui s'esquisse, l'émergence de la "tulipomanie" (d'où le titre original : "Tulip fever"). Evidemment, semble s'être dit l'auteur, ce roman n'en aurait pas été un s'il n'y avait pas ces sacro saints élans du coeur, ces troubles amoureux et ces rebondissements (à deux balles). Après le roman de Tracy Chevalier, je continue d'être désenchantée par ce genre de lecture. De plus j'ai vraiment le sentiment que "Le peintre des vanités" sort les violons et joue un peu trop la carte mélodramatique.
Le peintre au couteau de Ollivier Pourriol
« Qui sait que ces couleurs sont celles du visage de ma femme disparue et aimée tendrement et regrettée éternellement ? Là où l’œil exercé voit un vert Véronèse, moi je sais qu’il s’agit du bleu des yeux de ma femme, mais d’un bleu en mouvement, ce n’est pas encore un vert, mais ce n’est plus vraiment un bleu, c’est un bleu en fuite, c’est le bleu des yeux de ma femme qui me trahit. Quel marchand de couleurs osera vendre un jour un tube de “Bleu des yeux de ma femme qui me trahit” ? »
Un peintre de 85 ans, cloué par une appendicite, ouvre à son chirurgien un monde sur le point de disparaître, où l’on croise Dubuffet, Camus, Simone de Beauvoir, Nicolas de Staël, René Char, Braque, Music, Gischia. Le temps de quelques conversations, l’homme du pinceau et du couteau transmet à l’homme de l’art et du scalpel ce qu’il a de plus précieux : son œil. Que peut-on contre la mort ? Pas grand-chose, répond le chirurgien. Apprécier les couleurs de la vieillesse, répond le peintre. Et, si possible, finir en beauté
La conspiration Bosch de Yves Jégo
Un nouveau thriller historique éblouissant, par les auteurs de 1661. De Florence à Venise, d'Italie en Allemagne et en France, en compagnie de Léonard de Vinci, Jérôme Bosch, mais aussi Bayard, Luther ou Henri VIII... Un grand roman de passion et de suspense au coeur de la magie de la renaissance
La passion Lippi (Broché) de Sophie Chauveau
Florence 1414. Un enfant hirsute, aux pieds couverts de corne, griffonne furieusement une fresque remarquable à même le sol d'une ruelle des bas-fonds de la ville. Miraculeusement repéré par Cosme de Médicis et placé au couvent des carmes, il va faire souffler un vent de passion sur la peinture de laRenaissance. Moine et libertin, artiste intransigeant et manipulateur sans scrupules, futur maître de Botticelli, ses sublimes madones bouleversent son époque. Elles lui sont pourtant très intimement inspirées par les filles des maisons de plaisir de Florence qui en ont fait leur petit prince caché. Bravant tous les interdits et jusqu'à l'autorité suprême du Pape, il commet par amour l'ultime provocation. Le scandale le pousse à l'exil et le renvoie au secret sanglant enfoui au cœur de son enfance. Peintre voyou, ange ivre, fra Filippo Lippi invente un rapport nouveau entre l'art et le monde de l'argent et, le premier, fait passer les peintres du statut d'artisans estimés à celui d'artistes reconnus.
L'obsession Vinci de Sophie Chauveau
Florence 1476. Leonardo di ser Piero da Vinci, 24 ans, sort littéralement brisé d'un affrontement sanglant avec son père. En quelques semaines, il se reconstruit et se choisit un destin inouï, unique qui marquera la Renaissance et l'histoire de l'humanisme. Mais qui est véritablement Léonard de Vinci ? On connaît l'inventeur virtuose, le scientifique précurseur, fasciné par les mécanismes du corps humain ou les tourbillons de l'eau, le peintre et le sculpteur de génie... mais l'homme, son intimité, les ressorts de son inépuisable créativité ? Des bas-fonds de Florence à la forteresse de Ludovic Le More à Milan, des campagnes guerrières de César Borgia à la cour de François Ier, jeune roi passionné qui le choisit pour père d'adoption, Léonard dissimule. Quelle obsession profonde le pousse à séduire tous ceux qui l'approchent ? Pourquoi cette frénésie de tout connaître, tout explorer, tout essayer, pour toujours tout abandonner, sauf ceux qu'il aime ? Sa ville, Florence, le boude. Rome le rejette, mais fait un triomphe à Raphaël. Venise se méfie de lui... Pourquoi ? Quelles sont ses relations avec ses pairs et surtout son alter ego Botticelli, le maître de la mélancolie ?
Le rêve Botticelli de Sophie Chauveau
Florence, quinzième siècle. Sous le règne de Laurent le Magnifique, jamais le sang, la beauté, la mort et la passion ne se sont autant mêlés dans la capitale toscane. Le plus doué des élèves de Fra Filippo Lippi, un certain Sandro Filipepi surnommé depuis l'enfance " botticello - le petit tonneau " va mener à son apogée la peinture de la Renaissance. Maître d'œuvre de la chapelle Sixtine, créateur bouleversant d'un Printemps inouï, il ressent intimement et annonce les soubresauts de son époque. Pendant que Savonarole enflamme la ville par ses prophéties apocalyptiques, il continue à peindre avec fougue. Il entretient alors avec Léonard de Vinci une relation faite de rivalité farouche et d'amitié profonde. Adulé puis oublié de tous, aussi secret que Florence est flamboyante, Botticelli habite un rêve connu de lui seul.
La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. À mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville...
Un roman envoûtant sur la corruption de l'innocence, l'histoire d'un cœur simple sacrifié au bûcher du génie.
La Dame à la Licorne de Tracy Chevalier
Jean Le Viste, noble du Moyen Age, effectue la commande des tapisseries de La dame à la Licorne pour décorer sa riche demeure parisienne. Entre le peintre qu'il choisit pour dessiner les cartons, le marchand qui négocie, les artisans qui la réalisent, leurs épouses filles et servantes, se déchaînent des sentiments de haine, de passion, de désir et de trahison
Iain Pears - Le secret de la Vierge à l'enfant
et autres romans
Je suppose que je dois inclure également
Da Vinci Code de Dan Brown
Un éminent spécialiste de symbologie de Harvard est convoqué au Louvre pour examiner une série de pictogrammes en rapport avec l'œuvre de Vinci. En déchiffrant le code, il met au jour l'un des plus grands mystè
res de notre temps... et devient un homme traqué.
Note :
Je pense que "le parfum" et "la contrebasse" de Sunskind peuvent entrer dans cette catégorie, ainsi que les histoires de violons lues il y a peu...
Je manque d'idées pour le moment... je verrais plus tard... mais si quelqu'un a des titres a me proposer... j'en serais ravie.














